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DERNIERS JOURS des promenades lumineuses et colorées proposées par Buren au Grand Palais

Dernière mise à jour : lundi 6 mai 2019, par Expositions

Daniel Buren a finalement révélé, dans un Grand Palais magnifié et multiple, son œuvre Excentrique(s), qu’il expose jusqu’au 21 juin 2012. Tel un bateau corsaire, le monument arbore maintenant le pavillon Buren, qui flotte et claque aux vents, dans toute la gloire de ses rayures...

« Excentrique(s) » a été créée in situ dans la Nef du Grand Palais. Cette œuvre se livre à vos sensations, qui varieront au gré de vos déambulations et de vos découvertes. Vous y serez des "Alice au Pays des Merveilles".

Daniel Buren a tenu à ce que le secret le plus absolu entoure la nature, les dimensions, les matériaux retenus, cachant même s’il s’agissait d’une ou de plusieurs œuvres. Dans un entretien accordé au Monde, il poussa même le camouflage jusqu’à menacer (simple info ou double intox ?) de poursuivre en justice quiconque aurait présenté son œuvre comme étant une installation...

Daniel Buren, « Excentrique(s), travail in situ », 2012, 380 000 m3. Détail. Monumenta 2012 – Daniel Buren, Paris. © Daniel Buren, ADAGP, Paris. Photo Didier Plowy.

Coup de théâtre, la nature de l’œuvre est à l’évidence à la fois unique et démultipliée à l’infini, de conception complexe, très mathématiques, et déployant de nombreux tiroirs…

Monumenta, cadre de cette création, n’a pas d’équivalent sur la planète. L’artiste invité, de réputation internationale, investit seul les 13 500m2 de la grande Nef avec une œuvre spécialement conçue pour l’occasion.

2012 en est la 5e édition, et Daniel Buren, l’un des créateurs français les plus reconnus et honorés dans le monde, son invité. Il a accepté de relever ce titanesque défi d’une exposition d’œuvre(s) hors normes !

A-t-il su une fois de plus nous surprendre, et séduire à nouveau le public parisien, si versatile, si souvent blasé ? Faire polémique par ses créations, comme il l’a souvent fait par le passé (la fureur des débats suscités par ses colonnes au Palais-Royal commence tout juste à s’éteindre ; c’était il y a 26 ans !) ?

Les 4 premières éditions de Monumenta avaient été confiées :
- au peintre allemand Anselm Kiefer, en 2007 ;
- au sculpteur américain Richard Serra, en 2008 ;
- à l’artiste français Christian Boltanski, en 2010 ;
- à l’artiste britannique Anish Kapoor, né en Inde, en 2011.

Chacune d’elles avait fait événement à Paris et attiré quelque 150 000 visiteurs en 5 semaines.

Pour Monumenta 2012, Daniel Buren plonge les visiteurs au cœur d’un Grand Palais métamorphosé.

Leurs parcours dans l’espace les feront participer activement au déploiement et à l’activation plastique et spatiale d’une œuvre inédite, fidèle à la démarche exigeante d’un grand artiste dont la discrétion des outils engendre un maximum d’effets, leur révélant des dimensions cachées, un potentiel jusque-là invisible, une histoire à la fois ancienne et d’aujourd’hui...

Alors ? Vous irez ?

Bien sûr, car c’est incontournable. Le bâtiment du Grand Palais est déjà par lui-même monumental et extraordinaire. Comment le révéler à lui-même et au public, montrer son âme et libérer de nouveaux plaisirs, de belles sensations ?

"Je veux qu’on ait la perception sculpturale de cet immense volume, 500 000m3 d’air. C’est quelque chose d’abstrait et de sensoriel à la fois, c’est atmosphérique,” en disait Buren.

En préalable, il impose que l’entrée se fasse par le long couloir neutre, côté Nord, le public impétueux et impatient arrivant tel un taureau dans l’éblouissante lumière d’une arène-Nef pleine de couleurs et de rumeurs. Alors s’impose tout à la fois ou progressivement la présence changeante de la lumière, le volume gigantesque de cet édifice, et le cercle, référence omniprésente de la conception.

Une forêt ouverte s’offre à vous, avec des ciels ronds transparents de couleurs, 94 rouge-oranger, 94 jaune, 94 bleu et 94 vert, chacun maintenu en sous-plafonds bas par 6 poteaux de faces alternées blanc et noir. 1 285 au total. Une signature ? Pas vraiment, car les reflets de ces toits les font varier d’un lieu à l’autre. Et le placement de ces couleurs. Il respecte une loi mathématique pour paraître aléatoire…

L’envie de vous promener, le sourire aux lèvres, vous saisit et ne vous quittera plus au cours de cette visite enchanteresse…

Le Grand Palais en est transfiguré jusqu’à son béton gris qui s’illumine des reflets colorés qui tombent des transparences.

Au cœur-même de ce vaisseau de verre inversé, plus de rondelles de couleurs, mais 9 miroirs ronds en estrades au sol, sur lesquels on peut se déplacer… Oui ! On peut mar-cher des-sus ! Le vertige vous y saisira et excitera au paroxysme les enfants, projetant sous les semelles les 45m de hauteur du faîte de la Grande Nef, qui se retrouvent et s’ajoutent quand on lève les yeux. Sensation.

Certaines des vitres zénithales de la coupole la plus élevée sont teintées de bleu, changeable en vert selon le filtre qui interfère…

Le son est également traité. Par flots ondulatoires, un texte alphabétique, récité en 37 langues, à l’intensité et la proximité variables, caresse ou surprend parfois l’oreille, par boucles de 2h chacune.

Une magie et une redécouverte par cet artiste qui tenait à faire voir cette lumière et ce volume d’air… en 8 jours de montage ! La renommée de cette nouvelle œuvre déambulatoire parisienne, limitée dans le temps, se répandra comme une traînée de poudre. Ne la ratez pas !

François Hollande, président élu, normal et déjà en surchauffe, fut à ce vernissage et déclara placer la Culture en priorité de ses préoccupations.

Excentrique(s), travail in situ, Daniel Buren, Monumenta 2012 : Nef du Grand Palais, porte Nord. Tous les jours sauf mardi : de 10 à 19h le lundi et le mercredi, de 10 à minuit du jeudi au dimanche. De 2,50 à 5€. Jusqu’au 21 juin 2012.

Vous retrouverez dans l’article « 2012 à Paris : les grandes expositions de A à Z » les différentes expositions 2012 déjà annoncées par leurs établissements et musées, et dans l’article « Calendrier 2012 des grandes expositions à Paris », ces mêmes expositions classées par dates.

David méditant devant la tête de Goliath, d’Orazio Gentileschi, huile sur lapis-lazuli, exposition Artemisia

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Contre l’actualité artistique qui chasse ce que l’on se croyait capable de retenir, les catalogues d’expositions peuvent avoir, quand ils sont faits avec exigence, un rôle certain à jouer. Nous établissons la sélection, pour Paris, des MEILLEURS CATALOGUES des expositions 2012. Celui de cette exposition en fait partie.

André Balbo

sources : Monumenta, Daniel Buren, Le Monde, visite

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