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Masculin/Masculin. L’homme nu dans l’art à Orsay : prolongation jusqu’au 12 janvier !

Dernière mise à jour : lundi 6 mai 2019, par Expositions

Le musée d’Orsay présente, du 24 septembre 2013 au 12 janvier 2014 (prolongation) son exposition "Masculin / Masculin. L’homme nu dans l’art de 1800 à nos jours", en collaboration avec le Leopold Museum de Vienne, qui avait ouvert le ban à l’automne 2012 avec Nackte Männer.

Exceptionnellement, cette exposition aura droit à des nocturnes du 26 au 29 décembre 2013, et sera ouverte le mardi 1er janvier 2014 (levée magique de 2 fermetures "Tue-la-mort" normalement indéboulonnables en France !).

Le contenu et l’organisation ont été modifiés, devenant plus français, avec notamment l’ajout d’œuvres de Georges de La Tour, de David, et de Girodet.

Peinture, sculpture, photographie et arts graphiques, quelque 230 œuvres représentant des hommes dénudés, dans des apprêts le plus généralement... d’orientation homosexuelle, même si l’on peut reprocher à l’événement de ne rester sur ce sujet qu’allusif. En effet, pourquoi ne faire ainsi que la moitié du chemin ?

Cela étant, ne sera-t-il pas agaçant pour une large partie du public, et malgré cet excès de précaution, sans ostracisme à rebours aucun, que cette exposition soit ainsi anglée ?

Aujourd’hui, notre regard devient d’autant plus aiguisé et tristement comparatif en la matière que le nu féminin est montré lui, par contraste, avec une telle générosité, exposé à tous vents, généreusement et naturellement, à tous les regards ! À tous et sans aucune restriction.

Pierre et Gilles (nés respectivement en 1950 et en 1953) Mercure 2001 (modèle Enzo Junior) Photographie peinte, pièce unique H. 117,3 ; L. 87 cm Collection particulière © Pierre et Gilles. Courtesy Galerie Jérôme de Noirmont, Paris. Photo Jean-Philippe Humbert

Faudra-t-il lire ou relire Masculin / Féminin. La Pensée de la différence, de Françoise Héritier ? Apparemment, si l’égalité est en route, c’est d’une part encore assez récent, et, partie de si loin, le chemin à parcourir est encore long, long, et semé d’embuches...

Le musée d’Orsay couvre ainsi, avec cet événement, deux siècles de création (ce qui lui est clairement inhabituel, rappelons-le, puisque sa mission est de traiter exclusivement de la 2e moitié du XIXe siècle), sur un sujet qui fut pourtant l’un des principaux piliers à la fois de l’académisme basique des arts plastiques au XVIIIe siècle, et plus largement de l’ensemble de la création artistique.

Il s’agira, avec cette exposition, "d’approfondir, dans une logique à la fois interprétative, ludique, sociologique et philosophique toutes les dimensions et significations de la nudité masculine en art".

L’École de Platon, de Jean Deville (1898), commandée pour la Sorbonne, achetée par l’État en 1900, ne fut jamais installée à son lieu de prédestination. Peut-être pour excès d’enlacements d’éphèbes.

Ángel Zárraga, Ex-voto, le Martyre de Saint Sébastien (1912)

Et si la photo d’Ajitto, de Robert Mapplethorpe, comme la photo peinte Vive la France, de Pierre et Gilles, de 2006, fêtant le pays black-blanc-beur, ou encore Ex-voto, le Martyre de Saint Sébastien, de Ángel Zárraga, font franchement pencher la balance d’un côté, d’autres œuvres comme les Baigneurs, de Cézanne (1890), des Picasso (Adolescents) de la période rose, ou Le Pêcheur à l’épervier de Bazille (1868) restent des références devenues aujourd’hui académiques et d’une totale "platonicité".

Il faut tout de même ici apporter de la nuance à tout ce qui a été énoncé au sujet de cet événement, très attaqué dans la presse, mais qui ne mérite pas, loin de là, d’être voué aux Géhennes.

Quelques critiques émises nous paraissent fondées. Il y a, dans cette exposition, de trop nombreuses œuvres de petits maîtres, c’est vrai. De même, la présence des 7 tableaux contemporains de Pierre et Gilles (même si l’investissement en cadres parait considérable) est franchement difficilement supportable à l’œil comme à une juste curiosité artistique. Comme le surnombre d’ailleurs d’œuvres de Gustave Moreau, ou de Jean Cocteau. Et enfin les photos des Nubas de Leni Riefenstahl, ou des représentations d’athlètes des Jeux olympiques auraient avantageusement remplacé la pauvre statue démesurée d’Arno Breker...

En revanche, d’autres œuvres (dont l’étonnant pastel Méditation (1899) de Kupka), et des salles entières, ont à mon sens fière allure, comme celle par exemple rassemblant les quelques tableaux d’Egon Schiele et de Francis Bacon !

Quelques bonnes surprises, comme Les Baigneurs (1915) d’Edvard Munch, les photos de George Platt Lynes du ballet Orphée de Balanchine (Kinsey Institute for Research in Sex, Gender and Reproduction), et celles de Richard Avedon d’Andy Warhol et des membres de la Factory, avec une erreur dans le paysage à trouver. Le formidable Père mort (1996-1997), de Ron Mueck, et L’Origine de la Guerre (1989-2012), d’Orlan.

Et bien sûr les Cézanne, Picasso, l’Arch of Hysteria (1993), de Louise Bourgeois, l’Autoportrait (1932) d’Herbert Bayer, du plus haut comique, et l’étonnante Visite aux bains mystérieux I, de Giorgio De Chirico, que nous n’attendions pas là.

Évidemment, on pourrait s’attrister que l’homosexualité, qu’elle soit masculine ou féminine, qui inspira tant d’artistes, ne soit toujours pas un sujet méritant un musée de l’importance d’Orsay en 2013 ! On y viendra bien sûr, mais l’on est en droit de se demander quand ?

Le commissariat général de cette exposition fait "pour regarder l’homme nu sous tous ses éclairages" est assuré par Guy Cogeval, président d’Orsay et de l’Orangerie.

Masculin / Masculin. L’homme nu dans l’art de 1800 à nos jours, du 24 septembre 2013 au 12 janvier 2014 (prolongation), au musée d’Orsay, 1 rue de la Légion d’Honneur 75007 Paris, 01 40 49 48 14, www.musee-orsay.fr. 4 nocturnes exceptionnelles du 26 au 29 décembre, et une ouverture incroyable le mardi 1er janvier 2014 de 9h30 à 18h !

Vous retrouverez dans l’article 2013 à Paris : les grandes expositions de A à Z les différentes expositions annoncées par leurs établissements et musées.

Frederic Leighton (1830–1896) Crenaia, the nymph of the dargle, ca. 1880 Huile sur toile 76.2x26.7 cm Colección Pérez Simón, Mexico © Arturo Piera, Musée Jacquemart-André 09/13-01/14

Dans Calendrier 2013 des grandes expositions à Paris, ces mêmes expositions sont classées par dates.

Nous nous efforçons de tenir ces articles à jour, et nous vous remercions des suggestions, précisions, ajouts et corrections que vous pourriez apporter à ces programmes.

Nous vous indiquons chaque semaine les nouveautés, les expositions qui fermeront bientôt leurs portes, et... nos préférences, car on ne se refait pas : LA SEMAINE des expositions, musées, et galeries : que faire à Paris du....

Enfin, contre l’actualité artistique qui chasse ce que l’on se croyait capable de retenir, les catalogues d’expositions peuvent avoir, quand ils sont faits avec exigence, un rôle certain à jouer. Nous avons établi notre sélection, avec PARIS 2013 : LES MEILLEURS CATALOGUES d’expositions de Paris.

Celui de cette exposition en fait partie.

Les Grandes Expositions et Calendrier 2014 peuvent déjà être consultés sur Évous.fr... et complétés, si vous disposez de plus d’informations que nous !

André Balbo

sources : musée d’Orsay, Connaissance des arts, Beaux-Arts

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