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Grand Lyon : cartographie des bruits

Dernière mise à jour : mardi 18 novembre 2008

Pour lutter contre ce fléau des temps modernes qu’est le bruit, le Grand Lyon élabore un Plan environnement sonore dans le cadre de son Agenda 21 avec les objectifs suivants :

Mieux connaître et suivre les questions liées au bruit et à l’environnement sonore en élaborant des cartes de bruit,

Définir un Plan de Protection du Bruit dans l’environnement pour réduire les nuisances sonores et protéger les zones calmes.

Consulter les cartes de bruit du Grand Lyon

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Le Bruit

En France, sept millions de personnes sont exposées à des niveaux de bruit supérieurs à 65 décibels (dB). A titre de comparaison, le niveau sonore d’une chambre calme est de 35 dB, d’un marteau piqueur, de 110 à 120 dB, d’un moteur d’avion de 140 dB. Le coût estimé des dommages (répercussions sur la santé et coûts des soins, absentéisme, dépréciation de la valeur des logements, coûts des protections...) s’élèverait à 33 M€/an. Il est grand temps de baisser le volume.

L’automobile est l’une des principales sources de nuisances. Mais les transports ne sont pas les seuls acteurs du jeu de l’environnement sonore. La ville est un espace acoustique particulier, qui présente par définition une multitude de sources sonores (voisinage, activités de loisirs, industries, établissement recevant du public, ventilation…).

Une enquête, réalisée en 2006, indique que 30 % des habitants du territoire de la communauté urbaine estiment que le niveau de bruit dans leur logement est plutôt important ou très important, tandis que 35 % estiment que les nuisances sonores ont empiré au cours des dix dernières années.

Qu’est-ce que le bruit ?

Le bruit est la traduction que fait notre cerveau des variations infimes de la pression atmosphérique perçues par l’oreille. Le bruit est donc à la fois un phénomène physique et psychologique. Le fait que la perception d’un bruit dépende de la personne qui l’écoute complique le travail sur l’environnement sonore urbain : il est pratiquement impossible d’établir un diagnostic "objectif" et pratique du bruit.

On peut qualifier le bruit grâce à trois critères :

- la quantité de son émis : c’est l’énergie libérée pour produire le bruit. On mesure cette quantité en décibels (dB) en intégrant une notion de durée (c’est l’indice LEQ)

- l’émergence du bruit : un bruit est d’autant plus audible qu’il émerge du fond sonore ambiant. Certains bruits de chantiers sont désagréables parce qu’ils émergent de façon importante à intervalle plus ou moins régulier (bruits de chocs)

- la qualité du bruit : à énergie libérée égale, un concert symphonique émet un son de bien meilleure qualité qu’une route nationale...

Ainsi un bruit de forte intensité peut pourtant être considéré comme agréable. Le bruit désagréable (appelé aussi nuisance sonore) est un son de mauvaise qualité qui envahit l’environnement sonore et qui n’est pas désiré.

A ce titre, la plupart des recherches menées ces trente dernières années de par le monde, montrent que la sensation de gêne est dépendante de 3 facteurs avec une répartition par tiers :

le niveau de bruit mesuré

le contexte

la sensibilité individuelle.

Pour un même bruit, à même niveau sonore, une personne peut se sentir très gênée alors qu’une autre considèrera ce son comme négligeable.