eVous
La ville dans la poche
Accueil Paris Arrondissements de Paris Ile-de-France Le Marais Lyon Marseille Nice Bordeaux Nantes Toulouse Lille Agenda France Guides France Shopping Visiter la France Musique TV Cinéma Expositions Ailleurs Terres et saveurs Astuces, idées et inspirations

Accueil > Arrondissements de Paris > Paris 8e > Les incontournables du 8e arrondissement de Paris > Gare Saint-Lazare > La nouvelle gare Saint-Lazare vue par ses architectes : "Assistance à (...)

La nouvelle gare Saint-Lazare vue par ses architectes : "Assistance à personne en tristesse"

Dernière mise à jour : vendredi 21 septembre 2018, par Gaspar, Pauline

Vendredi 23 mars 2012, les architectes de la nouvelle gare Saint-Lazare ont présenté le résultat de leur projet à la presse. Ce fut l’occasion pour Evous de découvrir ce nouvel espace à travers le regard de ses concepteurs.

Dès le début de son allocution, Jean-Marie Duthilleul, président d’AREP, le cabinet d’architecture des Gares et Connexions rattaché à la SNCF, a voulu souligner les carences de l’ancienne gare Saint-Lazare. C’est ce constat initial qui a provoqué l’ambition d’un nouveau projet. Arguments à l’appui, Jean-Marie Duthilleul a mis en lumière les insuffisances de l’ancienne gare ferroviaire : la connexion entre le niveau du métro et celui où se trouvaient les voies se faisait mal. Ce sont donc surtout les voies pour accéder au quai qui devaient être transformées.

En aérant l’espace global de la gare, les architectes du projet ont adapté ce service de la SNCF à l’urbanisme contemporain. Avant, chaque étage avait sa fonction. L’heure était à la compartimentation : en bas le métro, plus haut les commerces, avant d’atteindre l’air libre, où se trouvaient les voies. Une véritable révolution a été pratiquée dans l’architecture du projet puisque chaque étage cumule désormais toutes les fonctions dévolues à la gare. Comme cela se pratique aujourd’hui à l’échelle de la ville, on a voulu mettre un terme à la spécialisation fonctionnelle de l’espace. En vogue au XXe siècle, ce principe était l’héritier des idées du Corbusier et de la charte d’Athènes de 1933.

En disciples de la charte d’Aalborg de 1994 – qui établit les principes de la ville durable – les architectes d’AREP et DGLA ont rejeté ce zonage des activités. Ainsi, sur trois étages, éclairés par la lumière naturelle, les activités de commerce et celles relatives à la SNCF et RATP s’entremêlent. « En attendant son train, l’usager pourra flâner dans les boutiques en demeurant à deux pas du quai », souligne Étienne Tricaud.

Autre satisfaction des concepteurs, cette réorganisation de l’espace rend aussi la gare plus confortable. Ouvrir les espaces, c’est aussi les élargir, les éclaircir. Disposé tout en longueur (sur 200 mètres !), c’est le cœur de la gare qui a été retravaillé. Dans ce vaisseau qui mène au quai, on a voulu créer des « espaces de respiration ». La cadence peut s’y faire moins rapide. De plus, matériaux et coloris doux ont été employés. On a privilégié pour la construction bois, pierre, verre, métal léger et couleurs crème. "On offre aux gens des possibilités de se voir, de se rencontrer, de s’aimer. Nous voulons trouver des points de rencontre réelle dans ce monde qu’on dit virtuel", a déclaré avec élan Jean-Marie Duthilleul.

Monument classé, la gare Saint-Lazare ne pouvait être défigurée. Les architectes ont souligné que les travaux ont même valorisé la grande verrière, désormais en verre clair feuilleté. Nettoyée et restaurée, elle apporte la lumière naturelle sur trois étages – y compris le plus bas. Il a aussi été fait remarquer que les demi-médaillons peints, se trouvant sous la charpente, ont été conservés. Chacun représente une cité desservie par les trains quittant la gare.

Enfin, les trois étages du cœur de la gare sont emplis de petits panneaux affichant les horaires des trains. Finis les énormes panneaux disponibles seulement au bord des quais, chacun pourra désormais vérifier les heures de départ ou d’arrivée tout en flânant dans les nombreuses boutiques. Dans le vaste hall, on remarquera l’absence de grande horloge, si caractéristique des vieilles gares. Les architectes ont évoqué la possibilité d’en ajouter une dans les mois à venir...

Préservation du patrimoine, modernisation du service : tel était le cahier des charges des architectes de la nouvelle gare Saint-Lazare. Les concepteurs espèrent que les gens "y viendront désormais pour profiter de l’espace, et pas seulement pour prendre le train". L’avenir nous dira s’ils ont atteint leur but !

En images

Un message, un commentaire ?

Qui êtes-vous ?
Votre message

Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.