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Le gouvernement Ayrault vu de Paris : Bertinotti et Duflot au top, Delanoë et Le Guen les flops

Dernière mise à jour : lundi 12 juin 2017, par Benoît

Le verdict est tombé. Le président de la République François Hollande et le Premier ministre Jean-Marc Ayrault ont levé le voile sur leur équipe gouvernementale. De nombreux élus parisiens et franciliens étaient pressentis. Les heureux élus... et les déçus.

Manuel Valls le 1er maiLES HEUREUX ÉLUS

Manuel Valls. Le maire d’Evry (Essonne) était selon un sondage BVA pour Le Parisien le favori (26%) des Français pour devenir Premier ministre. Raté. C’est le désormais ex-maire de Nantes Jean-Marc Ayrault qui a remporté la timballe. Peu importe. Celui qui a été un omniprésent directeur de la communication de François Hollande pendant la campagne hérite d’un poste (très) en vue : le ministère de l’Intérieur.

Cécile Duflot. Elle n’est pas du PS mais la très médiatique secrétaire nationale d’Europe écologie-Les Verts était en très bonne position pour entrer au gouvernement. Le grand ministère que dirigeait jadis Nathalie Kosciusko-Morizet (ministre de l’Ecologie, du Développement durable, des Transports et du Logement) lui allait à merveille ? Non. Ce sera les Territoires et le Logement. La nouvelle ministre reste tout de même candidate aux législatives dans la 6e circonscription de Paris. Mais ce sera sa dernière bataille à la tête d’EELV. Elle quittera la tête du parti à la fin des élections...

Dominique Bertinotti - photo DRDominique Bertinotti. La maire du 4e arrondissement est proche de Ségolène Royal, dont elle fut la directrice de campagne lors des primaires citoyennes. Membre du groupe chargé du projet présidentiel de François Hollande ces derniers mois, elle était pressentie pour entrer au gouvernement. Elle devient ministre déléguée chargée de la famille.

Georges Pau-Langevin à Bercy le 29 avril - CCGeorge Pau-Langevin. La surprise ! La députée du 20e arrondissement de Paris devient ministre déléguée chargée de la réussite éducative. Elle s’est notamment distinguée à l’Assemblée nationale en tant que responsable socialiste des questions de justice depuis juin 2009.

Yasmina Benguigui. Avant tout connu en tant que cinéaste, Yasmina Benguigui est aussi une élue de gauche : elle est conseillère du 20ème arrondissement et adjointe au maire de Paris en charge des droits de l’Homme et de la lutte contre les discriminations. Cette femme de 55 ans devient ministre déléguée des Français de l’étranger et de la Francophonie.

Nicole Bricq. Peu connue, l’élue de Seine-et-Marne n’en reste pas moins sénatrice du département 77 depuis 2004. Jusqu’ici rapporteure générale de la commission des finances, elle est spécialiste des questions de finances publiques. Son nom circulait parmi les potentielles femmes "ministrables". Elle devient ministre de l’Écologie, du développement durable et de l’énergie.

Benoît Hamon. Le nom du conseiller régional d’Ile-de-France, implanté à Trappes (Yvelines) était peu cité dans les différents castings supposés. Pourtant, celui qui est surtout connu en tant que porte-parole du PS figure assez logiquement dans ce gouvernement Ayrault. Il devient ministre délégué chargé de l’économie sociale et solidaire.

François Lamy. Le député-maire de Palaiseau (Essonne) et président de la communauté d’agglomération du plateau de Saclay est un proche de Martine Aubry. La logique des "courants" du PS a probablement joué en sa faveur. Il est désormais ministre délégué chargé de la Ville.

Bertrand Delanoë et Anne Hidalgo place de la Bastille, hier soir. CC - Flickr PSLES DÉÇUS

Bertrand Delanoë. Le maire de Paris n’était pas contre un ministère régalien selon Le Monde et Le Parisien. Un ministère régalien... c’est-à-dire ? La Justice, les Affaires étrangères, l’Intérieur, les Finances ou la Défense. Raté. Annoncé au ministère de la Justice, Bertrand Delanoë a vu Christiane Taubira lui griller la politesse. Il reste maire de Paris.

Anne Hidalgo. Le destin de la première adjointe au maire était lié à celui de Bertrand Delanoë. La mairie lui tendait les bras en cas de nomination de son mentor au gouvernement. Raté. Elle reste première adjointe.

Jean-Marie Le Guen. Celui qui était jadis décrit comme un proche de Dominique Strauss-Kahn est actuellement député de la 9e circonscription de la capitale (13e arrondissement), conseiller de Paris et adjoint chargé de la Santé Publique et des relations avec l’AP-HP. Autant dire que ce médecin avait le profil idéal pour le ministère de la Santé. Raté. A savoir : Jean-Marie Le Guen est aussi cité parmi les prétendants à la mairie de Paris... La bataille avec Anne Hidalgo (et Cécile Duflot ?) pour la succession de Bertrand Delanoë en 2014 pourrait être rude...

Claude Bartolone. Le président du conseil général de Seine-Saint-Denis et député PS du même département était cité au ministère des Affaires sociales. Raté.

Eva Joly. Celle qui était tête de liste d’EELV aux européennes en Ile-de-France en 2009 faisait partie, à l’image de Cécile Duflot, des écologistes "ministrables". La députée européenne avait même confié à deux reprises pendant la campagne qu’elle ne refuserait pas le ministère de la Justice... Raté.

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