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DERNIERS JOURS au Grand Palais des plans-reliefs militaires de villes et de places fortes

vendredi 6 octobre 2017, par André Balbo

Sous la nef du Grand Palais, du 18 janvier au 17 février 2012, à l’occasion de l’événement " La France en relief, chefs-d’œuvre de la collection des plans-reliefs de Louis XIV à Napoléon III ", sont exposées les 16 maquettes les plus spectaculaires d’une collection, unique au monde, - celle du musée des Plans-reliefs (Invalides) -, qui en rassemble plus de 100.

Ces maquettes historiques de villes fortifiées constituent un ensemble commencé dès 1668 sous Louis XIV (les premières furent commandées par Louvois, son ministre de la Guerre), qui fut enrichi jusqu’à la fin du Second Empire.

Certaines d’entre elles furent classées monuments historiques dès 1927 !

Fabriquées en général au 1/600e, elles servirent dans un premier temps à des besoins militaires. Elles permettaient, à travers la représentation des fortifications et de leurs environs, de préparer les opérations de guerre.

La réalisation de ces plans-reliefs a nécessité l’envoi d’équipes d’ingénieurs et de topographes à travers l’ensemble du territoire. Peints, faits de toile, de bois, de sable et de colle, ce sont là des modèles de précision avec, en plus des fortifications, qui sont des renseignements guerriers indispensables et évidents, les routes et les chemins, mais aussi la nature des terrains. Est-ce boisé, cultivé, marécageux ? Plus de détails encore ? Et bien les places et villes fortes, les villes et les villages sont représentés avec leurs églises, et même les maisons... avec leur cheminée !

À des fins de prestige, ces maquettes historiques furent également exposées jusqu’en 1777 dans la Galerie du Bord de l’Eau du Louvre, manifestant à leurs manières la puissance de la France, lourdes de menace et imposant le respect, notamment aux souverains en visite qui venaient constater by the way la richesse de la France.

De 1668 à 1873, 260 plans-reliefs ont été construits, représentant 150 sites fortifiés aux frontières de la France. Une centaine d’entre eux sont aujourd’hui conservés par les soins du Musée des plans-reliefs à Paris, ouvert depuis 1943 sous les combles de l’Hôtel national des Invalides, mais l’aménagement inachevé de ce musée empêche de présenter l’ensemble de la collection, et ne permet d’exposer de façon permanente que 28 plans des frontières Sud et Ouest de la France.

Parmi les plans-reliefs de la sélection montrée au Grand Palais figure celui de Cherbourg, qui s’étend sur plus de 160m2. Certaines villes exposées, comme Berg-op-Zoom ou Exilles furent françaises et sont aujourd’hui néerlandaise ou italienne, alors que d’autres, qui étaient par le passé étrangères, sont a contrario devenues françaises, comme Saint-Omer ou Besançon.

Des dispositifs interactifs et multimédias, alliés à une scénographie originale, permettront d’explorer en détail ces maquettes extraordinaires.

Un catalogue de l’exposition a été publié chez Mollat.

En plus de son évident intérêt historique, il est possible que l’exposition " La France en relief, chefs-d’œuvres de la collection des plans-reliefs de Louis XIV à Napoléon III " prenne également un "relief" peut-être un peu plus politique en étant présentée comme la première exposition réalisée par la Maison de l’Histoire de France, projet élyséen quelque peu contesté, notamment parmi les historiens, et pour lequel l’effervescence des polémiques ne serait pas encore retombée.

La sélection des plans-reliefs présentés comprendra :
- Montmélian (Savoie),
- Embrun (Hautes-Alpes),
- Briançon (Hautes-Alpes), le fort entouré de ses montagnes,
- Montdauphin (Hautes-Alpes),
- Grenoble (Isère),
- Fort Barraux (Isère),
- Exilles (Italie),
- Fenestrelles (Italie),
- Besançon (Doubs),
- Neuf-Brisach (Haut-Rhin),
- Strasbourg (Bas-Rhin), mise en valeur par de grands miroirs,
- Luxembourg,
- Berg-op-Zoom (Pays-Bas),
- Saint-Omer (Pas-de-Calais), mise en valeur par de grands miroirs,
- Cherbourg (Manche), 160m2, que l’on pourra voir dans son ensemble grâce à une passerelle surélevée, de même que celle de
- Brest (Finistère), et son gigantesque bocage ; achevé en 1811, montre le vieux Brest disparu au cours des bombardements de la Seconde Guerre mondiale.

De plus, chaque plan-relief est mis en valeur sous un angle particulier : histoire de la construction et de l’urbanisme, histoire des techniques de siège et de l’art de la guerre, histoire de la ville et de la province, histoire de l’environnement…

« La France en relief ». Exposition au Grand Palais du 18 janvier au 17 février, avenue Winston-Churchill (VIIIe). M° Franklin-D.-Roosevelt, de 10 à 20h, nocturne le vendredi jusqu’à 22h, fermé le mardi. 5€, gratuit pour les moins de 26 ans. www.lafranceenrelief.

Vous retrouverez dans l’article « 2012 à Paris : les grandes expositions de A à Z » les différentes expositions 2012 déjà annoncées par leurs établissements et musées, et dans l’article « Calendrier 2012 des grandes expositions à Paris », ces mêmes expositions classées par dates. Nous nous efforçons de tenir ces articles à jour, et vous remercions des suggestions et corrections que vous pourriez apporter à ces programmes.

André Balbo

sources : Rmn-Grand Palais, www.lafranceenrelief, Le Parisien

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