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Lutte contre les violences faites aux femmes : le 6e s’engage

Dernière mise à jour : samedi 19 novembre 2011, par Morgan

Une femme meurt tous les deux jours et demi dans le monde sous les coups de son conjoint. Chaque années, environ 75 000 viols sont commis sur des femmes ou des mineures. Mais ces violences ne se réduisent pas aux viols et aux statistiques ; elles peuvent prendre la forme d’une souffrance quotidienne et bien plus sournoise parce que difficile à détecter et dénoncer.

Autour de la Journée Internationale de lutte contre les violences faites aux femmes le 25 novembre, la mairie du 6e arrondissement s’engage avec une exposition, un colloque et une lecture-spectacle.

Tous ces évènements auront lieu à la mairie du 6e arrondissement (78 rue Bonaparte 75006 Paris), et sont en entrée libre.

- Du mardi 22 au vendredi 25 novembre : Exposition "Sentinelle" de Dominique de Séguin
Les œuvres "Flash Art" offrent un supplément d’émotion grâce à leurs messages décodables par les smartphones.
De 11h30 à 17h30, jeudi 19h : Vernissage mardi 22 novembre à 19h
Plus d’information sur www.dominiquedeseguin.com


- Vendredi 25 novembre, de 14h30 à 17h30 : Colloque
En présence de Marie-Thérèse Lacombe, conseillère d’arrondissement, en charge de la santé et de la prévention ; Nathalie Tomasini et Janine Bonaggiunta, avocates à la Cour qui présenteront les protections légales et judiciaires ; et des docteurs Victor Simon et Roland Coutanceau, qui évoqueront les encadrements thérapeutiques qui aident les victimes à retrouver leur dignité.
Avec la participation de la libraire La Procure.


- Vendredi 25 novembre, de 17h30 à 18h30 : "Femina LIBERA".
Une lecture-spectacle de Céline Duhamel, Anne Gennatas, Natacha Gerritsen et Elsa Saladin
Une évocation du combat des femmes artistes au fil de l’histoire.

Adresse

78 rue Bonaparte 75006 Paris

Messages

  • Des conflits sanglants ont généré des millions de morts au Burundi, en République Centrafricaine, en République Démocratique du Congo (RDC), au Soudan et au Rwanda. Les femmes ont particulièrement été touchées par les conséquences de ces conflits et de l’insécurité. Elles sont nombreuses à avoir subi des violences sexuelles, des déplacements, des deuils. Ces situations ont des effets dévastateurs sur les familles et les communautés en général.

    La République Démocratique du Congo, indépendante depuis le 30 juin 1960, a une superficie de 2 345 000 km² pour environ 63 millions d’habitants. En 2008, on estime à 6 millions le nombre de victimes, mortes et déplacées des effets des guerres successives. Pour l’ensemble du pays, sur plus de 6.000 cas des violences sexuelles enregistrées au début de l’année 2009 et à la suite des conflits armés, près de 99,2 % des victimes sont de sexe féminin alors que 0,8% sont de sexe masculin. En outre, cet état des lieux des violences basées sur le Genre en RDC indique la persistance de plusieurs types des violences, à savoir :
    Les violences liées aux conflits armés (viols, esclavage sexuel, Maternités précoces, Maternités non désirées, Destruction des organes génitaux, Contamination massive au VIH et Sida, Déplacements massifs, Errance, Dislocation familiale et marginalisation, Traumatismes psycho sanitaires, Aggravation de la pauvreté féminine, Tueries sauvages…).
    Les violences sexuelles commises dans les zones hors conflit : viols, y compris de mineurs et d’enfants très jeunes dans les zones minières et dans le milieu scolaire, incestes, harcèlement sexuel, prostitution forcée, prostitution juvénile, mutilations sexuelles etc.
    Les violences socio-économique et culturelles : liées à la persistance des pratiques sociales rétrogrades et sexistes et à la dégradation des conditions de vie (Maltraitance des veuves, spoliation des orphelins, mariages précoces, mariages incestueux, mutilations sexuelles et physiques, croyances à la sorcellerie, infantilisation de la femme, prostitution juvénile ou forcée, etc.…) ;
    Les violences domestiques liées à la maltraitance et à la sous valorisation des contributions féminines dans le ménage et la famille (Femmes battues et humiliées, corvées ménagères, dépendance et soumission exigée des femmes, discriminations entre garçons et filles en famille…).

    A ces différents cas de violences s’ajoutent des inégalités liées aux dispositions discriminatoires de certains textes des lois encore en cours dont le Code civil et le Code de la Famille de la République Démocratique du Congo.

    Située au Nord de la RDC, la République Centrafricaine (R.C.A) est étendue sur une superficie de 623 000 Km2. Elle compte une population de 3.895.139 hbt (en 2003) dont 50,2% des femmes. Le Centrafrique est un pays post-conflit. En effet, le pays a traversé, entre 1996 et 2010, des séries de crises sociopolitiques récurrentes. Le contexte national actuel est caractérisé par des rebellions armées, les exactions et atrocités commises par des bandes rebelles étrangères (la rébellion ougandaise de Joseph KONI, les rebellions tchadienne et soudanaise), la pandémie du VIH/Sida, misère sociale, …etc.

    Pendant la guerre civile qui a suivi le putsh manqué de 2001, les rebelles congolais de Jean Pierre BEMBA, qui avaient été appelés a la rescousse du régime qui était au pouvoir, ont perpétré des violences sexuelles planifiées et autres crimes contre l`humanité. Aujourd`hui, la rébellion ougandaise de LRA de Joseph KONI, perpétue la pratique sur les populations du Centre-Est, de l`Est et de l`extrême Sud-Est de la RCA.

    La République Démocratique du Congo et la République Centrafricaine sont deux pays voisins qui partagent une longue frontière fluviale. Les deux peuples sont lies par l`histoire et les réalités socioculturelles. Ce sont donc deux peuples frères qui sont appelés à vivre et évoluer ensemble.

    Etant donné que les violences sexuelles en RDC est un phénomène massif, dure depuis plusieurs années, et qu`elles trouvent leurs racines notamment dans les pratiques coutumières, la tradition et des tabous socioculturels, étant donné que les violences sexuelles en RDC sont alimentées par des intérêts économiques et financiers, le défi prioritaire de cette Journée internationale de mobilisation et de sensibilisation contre les violences sexuelles et sexistes faite aux filles et aux femmes dans ce pays,selon la Centrale Syndicale CNTC (Confederation Nationale des Travailleurs de Centrafrique) vise : L’implication suffisante des pouvoirs publics ; La pression psychologique et l`atteinte de l`opinion ; La recherche de l’engagement effectif des acteurs étatiques ainsi que des leaders communautaires dans les mécanismes de la prévention, de la gestion et de la résolution des conflits ainsi que de la consolidation de la stabilité et de la paix durable ; La participation des femmes et les hommes sur un pied d’égalité à tous les efforts visant à maintenir et à promouvoir la paix et la sécurité. Fort de tout ce qui precede, la CNTC programme pour la celebration de cette Journees les activites suivantes :