.evous
> > > > > >

Passer l’hiver au Grand Palais, avec Robert Indiana

Du 21 novembre 2012 au 13 février 2013, la Réunion des musées nationaux – Grand Palais présentera, dans la galerie Sud-Est du Grand Palais, l’artiste Robert Indiana (né en 1928 à New Castle dans l’Indiana).

The Confederacy : Alabama, 1965, huile sur toile, 177.8 x 152.4 cm, Miami University Art Museum, Oxford, Ohio, Don de Walter et Dawn Clark Netsch © Miami University Art Museum © Adagp, Paris 2012

Surtout connu pour ses représentations emblématiques du mot « LOVE », Robert Indiana, de son vrai nom Robert Clark, a joué un rôle prépondérant dans l’art américain d’après-guerre, ayant été une figure marquante de plusieurs courants artistiques majeurs, dont hard-edge, assemblage, et pop art.

Durant ces 50 dernières années, Indiana a créé une œuvre particulièrement originale, abordant les thèmes de l’abstraction et du langage, des mythes américains, et de sa propre histoire personnelle.

Timbre américain reprenant le motif de l’œuvre d’Indiana.

Aimant se présenter comme « un peintre américain des signes », Indiana s’est fait connaître à l’échelle internationale au début des Années 1960, grâce à son style distinctif, qui associe le langage verbal et visuel de façon novatrice.

Tirant son inspiration de l’abstraction hard-edge (un courant artistique froid et géométrique, caractérisé par des bords nets), mais aussi de panneaux de signalisation routière, d’enseignes de magasins, de flippers et de juke-boxes, il transforme le langage familier de la culture pop en compositions évocatrices à l’esthétique sophistiquée.

Indiana lègue un important héritage aux artistes contemporains qui utilisent le langage comme principal mode d’expression, mais aussi à ceux qui cherchent à étendre leur pratique au-delà des frontières traditionnelles des Beaux-Arts et de la culture populaire.

Cette exposition rassemblera un grand nombre de peintures et de sculptures parmi les plus emblématiques de sa carrière.

Elle comprendra plusieurs de ses sculptures de jeunesse, dont French Atomic Bomb (1959-60), Moon (1960) ou Marine Works (1960-62), des assemblages novateurs créés à partir de poutres en bois et de morceaux de métaux récupérés dans son quartier de Coenties Slip, à la pointe Sud de Manhattan.

Depuis les Années 1960, le travail d’Indiana a souvent abordé des thèmes politiques et sociaux, notamment ceux des droits civils et des mouvements pour la paix, comme dans ses œuvres des séries Confederacy, Yield Brother et Peace Paintings.

La mythologie américaine constitue l’un de ses thèmes récurrents, qu’il explore dans la série American Dream, débutée dans les Années 1960 et achevée 40 ans plus tard. Ses Decade Autoportraits des Années 1970 font partie de ses portraits abstraits les plus réussis, aux côtés de The Metamorphosis of Norma Jeane Mortensen (1967) et des Hartley Elegies (1989-1994).

Ses travaux de recherche sur les nombres (des formes à plusieurs facettes, ayant à la fois un sens personnel mais aussi un sens allégorique et culturel plus large) sont représentées dans des œuvres telles que ses tableaux de la série The Exploding Numbers (1964-1966) ou ses sculptures monumentales intitulées Numbers (1980/2001).

Organisée autour de thématiques allant de la fin des Années 1950 jusqu’aux Années 2000, l’exposition s’achèvera par une présentation de LOVE, l’un des thèmes de prédilection d’Indiana. Seront également présentées des œuvres que l’on peut considérer comme formatrices et annonciatrices du célèbre LOVE avec ses lettres empilées, comme Love is God (1964), ainsi que des exemples de motifs emblématiques avec différentes peintures mais aussi sculptures monumentales.

En proposant tout d’abord aux visiteurs d’explorer les thèmes plus complexes de la carrière d’Indiana, cette exposition cherchera à fournir un nouvel éclairage et une réflexion plus approfondie sur l’une des figures marquantes de l’art moderne.

Sculpture LOVE, du parc de Philadelphie. Photo de Katie Tegtmeyer

L’exposition vise principalement à offrir une nouvelle évaluation critique de la contribution de cet artiste à l’art moderne et contemporain. Elle est l’occasion pour le grand public, qui connaît déjà son célèbre LOVE, de découvrir d’autres aspects de sa carrière, mais aussi d’encourager une réflexion plus nuancée sur la totalité de son œuvre, aussi diverse que variée.

L’exposition proposera au public plus de 75 œuvres issues de différents musées et collections privées aux États-Unis et en Europe. Cet événement sera la plus grande exposition jamais consacrée aux peintures et aux sculptures de Robert Indiana.

Les commissaires en sont Allison Unruh, historienne de l’art, et Laurent Salomé, directeur scientifique de la Réunion des musées nationaux – Grand Palais. La scénographie sera de Bill Katz, assisté de Nicolas Adam.

Robert Indiana, au Grand Palais, galerie Sud-Est, du 21 novembre 2012 au 13 février 2013. Tous les jours sauf le mardi de 10 à 20h, et nocturne jusqu’à 22h le mercredi. 11 ou 8€ (16-25 ans). Gratuité pour les bénéficiaires du RSA et du minimum vieillesse, et gratuit jusqu’à 15 ans. Métro Champs-Elysées Clémenceau ou Franklin-Roosevelt (1, 9 et 13).

Vous retrouverez dans l’article « 2012 à Paris : les grandes expositions de A à Z » les différentes expositions 2012 déjà annoncées par leurs établissements et musées, et dans l’article « Calendrier 2012 des grandes expositions à Paris », ces mêmes expositions classées par dates.

David méditant devant la tête de Goliath, d’Orazio Gentileschi, huile sur lapis-lazuli, exposition Artemisia

Nous nous efforçons de tenir ces articles à jour, et nous vous remercions des suggestions, précisions et corrections que vous pourriez apporter à ces programmes.

Nous vous indiquons chaque semaine les nouveautés, les expositions qui fermeront bientôt leurs portes, et... nos préférences, car on ne se refait pas : "LA SEMAINE des expositions, musées, et galeries : que faire à Paris du...".

Nous tentons aussi de vous les présenter chaque mois : Février, Mars, Avril, Mai, Juin, Septembre...

Contre l’actualité artistique qui chasse ce que l’on se croyait capable de retenir, les catalogues d’expositions peuvent avoir, quand ils sont faits avec exigence, un rôle certain à jouer. Nous établissons la sélection, pour Paris, des MEILLEURS CATALOGUES des expositions 2012.

André Balbo

sources : Rmn-Grand Palais, Wikipedia

Avenue Winston Churchill 75008 Paris

Adresse

- Du 21 novembre 2012 au 13 février 2013
- Tous les jours sauf le mardi de 10 à 20h, et nocturne jusqu’à 22h le mercredi

Horaires

Mots-clés