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DERNIERS JOURS au Quai Branly : Pierre Loti, marin, écrivain et dandy ambigu

Dernière mise à jour : mercredi 3 juillet 2019, par Expositions

Du 25 juin au 29 septembre 2013, le musée du Quai Branly présentera "J’arrive, j’aime, je m’en vais", ou quelques-unes des facettes de cet étrange personnage que fut Pierre Loti, officier de marine, écrivain, voyageur, académicien... et mondain.

Anonyme, Loti chez le comte Ostroroq, 1913, contretype

De son vrai nom Julien Viaud, Loti deviendra le brillant emblème de l’exotisme en littérature, lui dont le regard d’Occidental était systématiquement attiré par les différences, qu’elles soient sociales, ethniques, culturelles, ou rendues évidentes dans les pratiques de la vie quotidienne. Dandy exotique ? Quel beau métier !

Pierre Loti montra très tôt une forte inclination au déguisement, au jeu et aux extravagances, dont il sut ne pas se départir en devenant officier de marine et académicien.

Sa jeunesse fut nimbée de récits de voyages, dont le pourvoyeur principal fut son frère Gustave, en poste à Tahiti puis en Cochinchine. Il lira Voyage dans les deux océans Atlantique et Pacifique 1844-1847, d’Eugène Delessert, et restera fasciné par le portrait de la reine Pomaré comme par l’illustration "Jeunes filles tahitiennes".

Jeune aspirant sur la Flore voguant dans le Pacifique (1871-1872), Pierre Loti assistera au cours de ce voyage quasiment initiatique à la destruction de la population de l’île de Pâques, à un monde en perdition aux Marquises, tentant par le dessin d’en conserver la mémoire, et le marquant de l’idée que la civilisation occidentale ne sait apporter que déchéance et mort.

Il recherchera à Tahiti les traces de Gustave, son frère disparu, peut-être d’une descendance, trame de son roman Le Mariage de Loti (1880), dont la valeur historique de témoignage est indéniable.

Pierre Loti fut très certainement un mondain dont les affections étaient souvent sincères et réciproques, notamment avec Sarah Bernhardt, Élisabeth de Roumanie, ou Alice de Monaco. Cela était-il aussi convainquant de celles avec les reines d’Espagne et de Grande-Bretagne ?

Comme il fréquentait les têtes couronnées, il était aussi proche des hommes d’équipage, et avait même créé dans ses écrit le matelot mythique, jeune, innocent, issu du peuple et fragile. Déguisé lui-même en marin, il aimait la compagnie des matelots plus jeunes (succédanés de son frère), simples amis et non amants comme le sifflait vilainement la rumeur au sujet de Léo Thémèze, Pierre Le Cor et Edmond Gueffier...

Ses séjours à Pékin lui permirent d’écrire le récit Les Derniers Jours de Pékin des destructions et des effets déplorables des puissances étrangères sur un pays de si ancienne civilisation, sans pour autant qu’il s’interdise de rendre compte de la barbarie des insurgés ni de son antipathie des Chinois. Ambivalence, fascination et répulsion.

Pierre Loti, Ariinoore Moetia (1848-1935) pour une édition illustrée du Mariage de Loti, en 1898 chez Calmann-Lévy. Détail

Pierre Loti utilise au cours de ses voyages le dessin comme un aide-mémoire, avant qu’il ne le remplace par la photographie puis la rédaction de ses écrits.

Sa maison de Rochefort, qu’il passera son temps à transformer, sera la plus fidèle description de la théâtralisation du personnage, décors exotiques compris : reconstitution d’escales, instants figés à jamais... en fait tombeau ultime d’une vie qui s’enfuit, et hantise de la mort, qui ne pourra venir que trop tôt !

"J’arrive, j’aime, je m’en vais". Pierre Loti, l’ambigu exotique, du 25 juin au 29 novembre 2013. Musée du Quai Branly, mezzanine centrale, ateliers Martine Aublet, 37 quai Branly 75007 Paris, les mardi, mercredi et dimanche de 11 à 19h, et les jeudi, vendredi et samedi de 11 à 21h. Tarif plein 8,50€ / réduit 6€ ; expositions temporaires de la galerie Jardin : tarif plein 7€ / réduit 5€, billet jumelé (collections permanentes et expositions temporaires) : 10 ou 7€.

Vous retrouverez dans les articles 2012 à Paris : les grandes expositions de A à Z et 2013 à Paris : LES GRANDES EXPOSITIONS de A à Z les différentes expositions 2012 et celles de 2013 déjà annoncées par leurs établissements et musées.

Frederic Leighton (1830–1896) Crenaia, the nymph of the dargle, ca. 1880 Huile sur toile 76.2x26.7 cm Colección Pérez Simón, Mexico © Arturo Piera, Musée Jacquemart-André 09/13-01/14

Dans les articles Calendrier 2012 des grandes expositions à Paris, et CALENDRIER 2013 des grandes expositions à Paris, ces mêmes expositions sont classées par dates.

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Enfin, contre l’actualité artistique qui chasse ce que l’on se croyait capable de retenir, les catalogues d’expositions peuvent avoir, quand ils sont faits avec exigence, un rôle certain à jouer. Nous avons établi notre sélection, pour Paris, des meilleurs catalogues des expositions 2012, en vous indiquant en plus les nominés, et les primés au Prix CatalPa 2012 pour les catalogues d’expositions de Paris.

Nous procédons de la même manière en 2013, avec Paris 2013 : LES MEILLEURS CATALOGUES des expositions de Paris.

Un catalogue de cette exposition, en préparation, sera publié... en juin, certaines des œuvres venant juste d’être terminées.

André Balbo

sources : Quai Branly

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