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Pour Le Clézio, le Louvre est Un Musée monde

Dernière mise à jour : lundi 6 mai 2019, par Expositions

Jusqu’au 6 février 2012, Jean-Marie Gustave Le Clézio est le Grand Invité du Louvre, comme le furent avant lui Patrice Chéreau, Umberto Eco et Pierre Boulez.

Comme ses prédécesseurs, Le Clézio nous aide à regarder différemment les collections du musée, avec une programmation pluridisciplinaire dans les salles et à l’auditorium.

Refusant toute hiérarchie en art, il s’attache de façon subtile à effacer du mieux qu’il peut les frontières entre les époques, les civilisations, comme entre art et artefact.

En donnant à sa connivence muséale avec le Louvre, et plus spécialement avec Marie-Laure Bernadac, responsable de l’art contemporain, le titre « Un Musée monde », l’écrivain, prix Nobel 2008 de littérature, entendait souligner des sujets qui le touchent plus particulièrement au travers des collections du musée, grâce notamment à une programmation pluridisciplinaire dans les salles et à l’auditorium : conférences, musique, cinéma, théâtre, lectures…

Dans la salle de la Chapelle, de l’aile Sully, Le Clézio en réunissant un ensemble, qui est aussi un mélange, d’œuvres très différentes les unes des autres, comme peuvent l’être des peintures historiques ou des œuvres contemporaines, des gravures révolutionnaires, des peintures haïtiennes, des nattes du Vanuatu, des objets vaudou, renoue fortement avec la notion de cabinet de curiosités.

C’était d’ailleurs ce que le Louvre avait été un temps, quand il donnait encore à voir à ses visiteurs, en plus des œuvres d’art, des objets quotidiens et d’artisanat rapportés de la Terre entière, et cela jusqu’en 1879...

Le Clézio déroule sa cartographie et ses préférences, en privilégiant Haïti, l’Afrique, le Mexique et le Vanuatu. André Breton et André Malraux sont donc ici chez eux, au même titre que la peinture haïtienne, les pratiques et les objets vaudou, issues du Bénin ou du Dahomey.

Le grand tableau du Serment des ancêtres, de Guillaume Lethière, d’origine guadeloupéenne, raconte le ralliement des mulâtres à la cause noire. Il sert ici d’introduction à l’exposition.

Et ce cabinet de curiosités sentimentales et subjectives se visitera aussi au gré d’incitations, parfois musicales, comme avec Danyel Waro, chanteur réunionnais que Le Clézio voit volontiers entraîner les gens par sa voix mélodieuse à la découverte des lieux et merveilles offertes aux regards.

A l’occasion des rencontres « Faces à faces » à l’auditorium, le vendredi 18 novembre, Pascale Marthine Tayou parlera de son identité d’ « Africain international » et des contradictions identitaires créées par la mondialisation.

Camille Henrot présentera le vendredi 2 décembre son film expérimental « Coupé / décalé », réalisé après un long séjour au Vanuatu. Avec l’ethnologue Monique Jeudy-Ballini et l’écrivain et philosophe Federico Nicolao, elle partage ses réflexions sur la fascination de l’ailleurs, elle s’interroge sur la réception et l’appropriation de toute image culturelle et sur les ambiguïtés de la mise en scène d’une culture par elle-même.

Le 8 décembre, Charlotte de Pentecôte viendra tresser une natte dans une salle, Le Clézio dire des textes, et une chanteuse japonaise ne sera pas très éloignée... sinusoïdes artistiques d’autres horizons et possibilités de rencontres.

Plus modernes, dans le choix d’oeuvres et d’objets figurent encore un tableau de Jean-Michel Basquiat (Untitled, 1982), dont le père était haïtien, l’œuvre-scie Black et Decker (2008), de Bertrand Lavier, évoquant un masque africain, et de multiples épingles chinoises aux têtes multicolores, qui viennent souligner de leurs reflets que quelque chose passe.

Un autoportrait sur verre de Frida Khalo, des masques de dieux aztèques, des ex-voto et l’installation Le Serpent et ses peaux, de Betsabeé Roméro parleront enfin du Mexique et de Quetzalcoatl, le serpent à plumes.

Musée du Louvre. Un musée monde, jusqu’au 6 février 2012, salle de la Chapelle, aile Sully, salles 20 à 23.

André Balbo

sources : www.louvre.fr, Libération

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