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Rencontre le 11 février 2012 autour du Journal de René Gimpel, à la Terrasse de Gutenberg (XIIe)

Dernière mise à jour : lundi 6 mai 2019, par Expositions

Cette rencontre, autour du « Journal d’un collectionneur, Marchand de tableaux », de René Gimpel, se tiendra à la librairie la Terrasse de Gutenberg (XIIe), 9 rue Émilio-Castelar 75012 Paris, Métro Ledru-Rollin, à partir de 17h, en présence de Daniel Marchesseau, conservateur du musée de la Vie romantique, et ami de la famille Gimpel.

René Gimpel a été un des plus grands marchands de tableaux de l’Entre-Deux-Guerres.

De 1918 à septembre 1939, il rapporte, dans son Journal, avec humour, distance, et même parfois une certaine férocité, les faits et gestes des personnalités, voire des indiscrétions, sur les artistes, marchands, grands collectionneurs, grands tout courts et gens de pouvoir, qu’il a rencontrées entre Paris, Cabourg, Biarritz, le Royaume-Uni, et les Etats-Unis.

En plus élégant que ne le fit la galeriste Berthe Weill dans son fameux "Pan !.. dans l’œil, ou trente ans dans les coulisses de la peinture contemporaine 1900-1930", chef-d’œuvre du genre, il est clair que René Gimpel "balance" à qui mieux-mieux avec une totale liberté.

Ses jugements rassemblés sont dans le jus de l’époque. Et sa puissance d’analyse, comme ses préférences, ont pu parfois faire que l’histoire le prendra en défaut. Comme au sujet de Picasso, par exemple. Mais ce fut rare.

En général, la lecture de cet énorme pavé, dont on peut regretter l’absence d’illustrations, qui auraient été d’autant mieux venues que le sujet les appelait, et les appelle encore, révèle des perles dont les amateurs et les historiens de l’art, comme les conservateurs de musées, et les marchands, bien sûr, feront leur meilleur miel.

Pourquoi le grand couturier Jacques Doucet vendit-il si brusquement sa collection XVIIIe avant d’en commencer, avec les Demoiselles d’Avignon, une nouvelle, résolument moderne ?

Pourquoi le musée d’Orsay organisera-t-il bientôt une exposition Degas et le nu, alors qu’il aurait pu avoir matière à l’intituler Degas et l’érotisme ?

Que peut-on penser de la vie et de l’œuvre de Marie Laurencin ?

Est-il fondé de taxer, pour cette époque, Jean-Louis Forain de général en chef des langues de vipères ?

Et c’est ainsi qu’en lisant cet ouvrage, vous découvrirez, sous la plume de celui qui fut aussi l’associé de Nathan Wildenstein, des détails ou de grands traits qui nous les rendent accessibles, proches, intimes et plus humains, des personnages tels que Monet, Renoir, Mary Cassatt, Bourdelle, Rodin, John D. Rockefeller, J.-P. Pierpont Morgan, Frick, Lord Duveen (qui fut son beau-frère), Berenson, sans oublier ses amis, Marie Laurencin, Marcel Proust, et tant d’autres...

Thierry Clermont écrivit, dans Le Figaro, qu’il y avait là « Une autre façon de lire l’histoire, à travers les toiles, les salons, les galeries et les actualités brûlantes ». Heureusement, le Journal de Gimpel est loin, lui, de ne charrier que de l’eau tiède.

C’est une imposante marmite qui frémit encore (35€), plus de 60 ans plus tard, mais une fine tartine, chaque jour, disons 3 à 4 pages quotidiennes, et cela devient à la fois thérapeutique, aérien et délicieux !

André Balbo

sources : lecture, www.editions-hermann.fr, Journal d’un collectionneur, Marchand de tableaux

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