evous
repérez, proposez, partagez

Accueil > Paris > Sports à Paris > Tour de France > Tour de France 2018 : parcours, programme

Tour de France 2018 : parcours, programme

mardi 17 octobre 2017, par Morgan

Après le centenaire en 2013 et son parcours 100% hexagonal, les Tours de France 2014, 2015, 2016 et 2017 étaient l’occasion d’emmener les coureurs sur des sentiers moins fréquentés, en Angleterre, en Belgique, aux Pays-Bas, en Espagne, en Suisse et en Allemagne. En 2018, à part un rapide détour en Espagne, le parcours laissera les coureurs dans l’hexagone.

Créé en 1903 à l’initiative d’Henri Desgrange pour la promotion du journal L’Auto, le Tour de France est depuis devenu l’un des plus grands évènements sportifs annuels au monde, suivi par les télévisions de 170 pays, et un marqueur de l’identité française à l’étranger.

Voir le classement général du Tour de France

Le Départ - Le Parcours - Les Étapes - En 2017 - En 2016 - En 2015 - En 2014

Après Cadel Evans en 2011, c’est le britannique Bradley Wiggins qui avait fini l’épreuve avec le Maillot Jaune en 2012, suivi par son ancien coéquipier Christopher Froome en 2013.
En 2014, l’Italien Vicenzo Nibali a fait montre de sa supériorité en montagne pour arriver sur les Champs avec le Maillot Jaune, alors que les favoris comme Contador avaient dû renoncer les uns après les autres. Côté tricolore, cocorico !, Jean-Christophe Péraud de l’AG2R et Thibaut Pinot de la FDJ ont fini respectivement 2e et 3e.
En 2015, Christopher Froome a démontré à tous qu’il était simplement le meilleur coureur actuel en remportant son deuxième Tour de la tête et des épaules, loin devant Nairo Quintana et Alejandro Valverde. Le premier français, Romain Bardet, se classait 9e.
En 2016, Froome récidive et fait la leçon à tout le peloton, mais le français Romain Bardet termine second et laisse planer l’espoir d’un Tour 2017 cocorico !
En 2017, Romain Bardet confirme son statut de numéro 1 français, mais Rigoberto Uran se dévoile dans le même temps aux yeux du monde et Christopher Froome ne lâche pas le moindre mètre. Résultat, encore un podium pour le français, en attendant mieux ?

Le Départ

En 2018, le Tour de France partira de Vendée, plus précisément de l’île de Noirmoutier pour une première étape de 195km allant jusqu’à Fontenay-le-Comte et son fameux château. Entre temps, les coureurs auront eu le loisir d’apprécier le littoral vendéen, Saint-Jean-de-Monts, les Sables d’Olonne et le marais poitevin.

Le Parcours

Le parcours du Tour de France 2017 est maintenant connu ! Le 17 octobre 2017, Christian Prudhomme a dévoilé la carte officielle de la Grande Boucle 2018, et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’elle est alléchante !
Au programme : Une première partie de parcours sur les routes du nord-ouest, entre les Pays de la Loire (Noirmoutier, marais poitevin, Fontenay-le-Comte, La Baule) et la Bretagne (Sarzeau, Quimper, Brest, Mûr-de-Bretagne), une deuxième partie qui emprunte un peu au Paris-Roubaix avec deux étapes entre Dreux et Roubaix pour faire vibrer les mécaniques.
Après une première journée de repos à Annecy, place à la haute montagne avec au menu notamment le plateau des Glières, les cols de Romme et de la Colombière, la montée de Bisanne, les cols du Pré, de la Madeleine, de la Croix de Fer, bref, du déjà vu mais qui donne toujours envie.
Pas trop le temps de souffler pour les coureurs, puisque après avoir fait le tour des remparts de Carcassonne, ils enchaîneront sur les routes pentues des Pyrénées, avec des stops à Bagnères de Luchons, Lourdes et Espelette notamment. Attention au coup de chaud pour les coureurs "survivants".
Enfin, le Tour se confluera comme d’habitude sur les Champs-Elysées juste après un contre-la-montre vallonné qui sera sans doute déterminant.


Toutes les étapes :

1re étape,le 7 juillet : Noirmoutier-en-l’Île – Fontenay-le-Comte (195km)
2e étape, le 8 juillet : Mouilleron-Saint-Germain – La Roche-sur-Yon (185km)
3e étape, le 9 juillet : Cholet – Cholet (35km)
4e étape, le 10 juillet : La Baule-Escoublac – Sarzeau (192km)
5e étape, le 11 juillet : Lorient – Quimper (203km)
6e étape, le 12 juillet : Brest – Mûr-de-Bretagne (181km)
7e étape, le 13 juillet : Fougères – Chartres (231km)
8e étape, le 14 juillet : Dreux – Amiens (181km)
9e étape, le 15 juillet : Arras – Roubaix (154km)
16 juillet : Repos
10e étape, le 17 juillet : Annecy – Le Grand-Bornand (159km)
11e étape, le 18 juillet : Albertville – La Rosière (108km)
12e étape, le 19 juillet : Bourg-Saint-Maurice – Alpe d’Huez (175km)
13e étape, le 20 juillet : Le Bourg-d’Oisans – Valence (169km)
14e étape, le 21 juillet : Saint-Paul-Trois-Châteaux – Mende (187km)
15e étape, le 22 juillet : Millau – Carcassonne (181km)
23 juil : Repos
16e étape, le 24 juillet : Carcassonne – Bagnères-de-Luchon (218km)
17e étape, le 25 juillet : Bagnères-de-Luchon – Saint-Lary-Soulan (65km)
18e étape, le 26 juillet : Trie-sur-Baïse – Pau (172km)
19e étape, le 27 juillet : Lourdes – Laruns (200km)
20e étape, le 28 juillet : Saint-Pée-sur-Nivelle – Espelette (31km)
21e étape, le 29 juillet : Houilles – Avenue des Champs-Élysées (115km)



Le Journal du Tour 2017

1ère étape samedi 1er juillet : Düsseldorf – Düsseldorf (14km)
Le départ de l’étape sera donné aux alentours de 13h45.
Le parcours fait 14km
Le trace de la course ne comprend pas de côtes.
L’étape ne comporte pas de sprint intermédiaire.
Düsseldorf est une ville étape du Tour pour la 1ere fois.
Première étape du Tour 2017, grande première à Düsseldorf, premier contre-la-montre de l’épreuve... et déjà derniers tours de roue pour Alejandro Valverde et Ion Izagirre, tous deux victimes d’une chute sur la chaussée détrempée... Le Britannique Geraint Thomas remporte l’étape devant le Suisse Stefan Küng et le Biélorusse Vasil Kiryienka. Christopher Froome termine à la sixième place.

2e étape, dimanche 2 juillet : Düsseldorf – Liège (203,5km)
Le départ de l’étape sera donné aux alentours de 12h.
Le parcours fait 203,5km
Le trace de la course comprend deux côtes de catégorie 4.
L’étape comporte un sprint intermédiaire au km 82,5.
Düsseldorf est une ville étape du Tour pour la 1ere fois, Liège pour la 11e fois.
Encore une journée mouvementée sur le Tour, avec une nouvelle chute impressionnante due notamment à la pluie, et s’il n’y a eu qu’un seul abandon à déplorer, quelques leaders ont eu très chaud comme Christopher Froome et Romain Bardet. L’étape aura été animée par l’Américain Taylor Phinney et les français Laurent Pichon, Thomas Boudat et Yoann Offredo, auteurs d’une longue échappée qui aura permis à lAméricain d’enfiler le maillot à pois, même si le petit groupe combatif aura été rejoint près de l’arrivée par le peloton. Résultat : une arrivée au sprint, et un podium de grosses cuisses : Kittel - Démare - Greipel.

3e étape, lundi 3 juillet : Verviers – Longwy (212,5km)
Le départ de l’étape sera donné aux alentours de 12h15.
Le parcours fait 212,5km
Le trace de la course comprend trois côtes de catégorie 4 et deux côtes de catégorie 3.
L’étape ne comporte un sprint intermédiaire au km 89.
Verviers est une ville étape du Tour pour la 2e fois, Longwy pour la 6e fois.
L’histoire de la troisième étape du Tour 2017 est celle d’une longue échappée avortée. Dès le 3ème kilomètre, un petit groupe de courageux prend une poignée de secondes sur le peloton. Adam Hansen, Nils Politt, Romain Hardy et Romain Sicard sont bientôt rejoints par Nathan Brown et Frederik Backaert et les six échappés prennent deux minutes d’avance sur le reste des coureurs. A soixante kilomètres de l’arrivée, le groupe est rejoint par trois nouveaux coureurs dont le prometteur Lilian Calmejane, mais le peloton se rapproche sensiblement, fond sur le groupe qui se disloque et annihile la tentative de Calmejane à quelques kilomètres de l’arrivée qui se fait donc au sprint et à l’avantage du trublion préféré du Tour, Peter Sagan, qui remporte là sa huitième étape de la grande boucle dans sa carrière devant Michael Matthews et Daniel Martin.

4e étape, mardi 4 juillet : Mondorf-les-Bains – Vittel (207,5km)
Le départ de l’étape sera donné aux alentours de 12h10.
Le parcours fait 207,5km
Le trace de la course comprend une côte de catégorie 4.
L’étape ne comporte un sprint intermédiaire au km 157,5.
Mondorf-les-Bains est une ville étape du Tour pour la 1ere fois, Vittel pour la 4ème fois.
Première victoire française sur ce Tour de France ! Malgré la très longue échappée de Guillaume van Keirsbulck (190 kilomètres), le peloton savait que cette étape était destinée à un final au sprint, mais ce qu’il n’avait pas anticipé, c’était cette double chute dans le dernier kilomètre qui aura envoyé Kittel et Cavendish dans le décor. Résultat, l’arrivée est perturbée, mais pas le sprinteur français du moment, Arnaud Démare, qui place une accélération fatale à ses poursuivants, Kristoff et Greipel. Démare aura l’honneur de courir la 5ème étape avec le maillot vert. Sagan, accusé d’avoir poussé Cavendish dans les derniers mètres, a été exclu du Tour.

5e étape, mercredi 5 juillet : Vittel – La Planche des Belles Filles (160,5km)
Le départ de l’étape sera donné aux alentours de 13h10.
Le parcours fait 160,5km
Le trace de la course comprend une côte de catégorie 3 et un col de catégorie 1 (La Planche des Belles Filles, 5,9km de montée à 8,5%).
L’étape ne comporte un sprint intermédiaire au km 102,5.
Vittel est une ville étape du Tour pour la 4e fois, La Planche des Belles Filles pour la 3e fois.
Première étape destinée aux grimpeurs sur ce Tour 2017, et première victoire pour l’un des favoris du général, ou au moins du classement des grimpeurs, Fabio Aru. L’italien s’est imposé sur la Planche des Belles filles là où son compatriote Vincenzo Nibali l’avait emporté en 2015, il profite du travail de sape de l’équipe Sky qui, à la tête du peloton avec les BMC, aura tout fait pour rattraper les échappés du jour. En contrepartie, Aru doit voir le Maillot Jaune lui échapper pour une poignée de secondes... et atterrir sur les épaules de Froome.

6e étape, jeudi 6 juillet : Vesoul – Troyes (216km)
Le départ de l’étape sera donné aux alentours de 12h05.
Le parcours fait 216km
Le trace de la course comprend deux côtes de catégorie 4.
L’étape comporte un sprint intermédiaire au km 135.
Vesoul est une ville étape du Tour pour la 2e fois, Troyes pour la 9e fois.
C’est sous une très forte chaleur que le peloton devait affronter l’une des étapes les plus longues du Tour 2017 avec 2016km entre Vesoul et Troyes. Si les trois combatifs du jour, Perrig Quémeneur, Vegard Stake Laengen et Frederik Backaert, n’ont pas démérité en prenant leurs distances dès les premiers mètres, l’étape semblait tout de même destinée à se régler au sprint, et c’est à quelques kilomètres de l’arrivée que les échappés se sont fait rejoindre pour favoriser les costauds du circuit. Si Démare a soigné son score au maillot vert sur le sprint intermédiaire, le français n’a pas réussi à gérer son duel avec Greipel à l’approche de l’arrivée et a dû regarder l’Allemand Marcel Kittel s’imposer pour la seconde fois et se contenter de la deuxième place devant Greipel.

7e étape, vendredi 7 juillet : Troyes – Nuits-Saint-Georges (213,5km)
Le départ de l’étape sera donné aux alentours de 12h05.
Le parcours fait 213,5km
Le trace de la course comprend une côte de catégorie 4.
L’étape comporte un sprint intermédiaire au km 108.
Troyes est une ville étape du Tour pour la 9e fois, Nuits-Saint-Georges pour la 1ere fois.
Quel arrivée ! L’Allemand Marcel Kittel a remporté ce vendredi sa troisième étape du Tour 2017 au terme d’un superbe sprint massif qui n’aura pas donné immédiatement son verdict. En effet, Marcel Kittel et Edvald Boasson Hagen ont franchi la ligne d’arrivée quasiment au même instant, et il aura fallu étudier de très près la photo finish pour déterminer le vainqueur du jour. Arrivé onzième, Arnaud Démare perd son maillot vert tandis que le jaune reste au chaud sur les épaules de Christopher Froome.

8e étape, samedi 8 juillet : Dôle – Station des Rousses (187,5km)
Le départ de l’étape sera donné aux alentours de 12h10.
Le parcours fait 187,5km
Le trace de la course comprend une côte de catégorie 3, une de catégorie 2 et une de catégorie 1 (11.7 km de montée à 6.4%).
L’étape comporte un sprint intermédiaire au km 45,5.
Dôle est une ville étape du Tour pour la 3e fois, Les Rousses pour la 2e fois.
Calmejane... Ce nom était déjà revenu souvent depuis le début du Tour 2017, mais ce samedi 8 juillet, la rengaine a pris une toute autre ampleur. Vainqueur pour la première fois sur la grande boucle, le jeune grimpeur de Direct Energie a marqué les esprits sur la montée de la Combe (col de catégorie 1), à une quinzaine de kilomètres de l’arrivée sur la Station des Rousses, en déposant avec autorité ses compagnons d’une échappée formée aux alentours du kilomètre 80, et en allant terminer en solitaire avec une trentaine de secondes d’avance sur son premier poursuivant, Robert Gesink. Lilian Calmejane enfile du même coup le maillot à pois.

9e étape, dimanche 9 juillet : Nantua – Chambéry (181,5km)
Le départ de l’étape sera donné aux alentours de 11h45.
Le parcours fait 181,5km
Le trace de la course comprend une côte de catégorie 4, deux de catégorie 3, une de catégorie 2 et trois cols hors catégorie (Col de la Biche à 10.5 km de montée à 9% ; le Grand Colombier à 8.5 km de montée à 9.9% ; le Mont du Chat à 8.7 km de montée à 10.3%).
L’étape comporte un sprint intermédiaire au km 126,5.
Nantua est une ville étape du Tour pour la 1ere fois, Chambéry pour la 3e fois.
Avec trois cols hors catégorie, cette étape devait être l’une des plus exigeantes du Tour 2017, et en effet, elle a donné lieu à des duels et des oppositions épiques, un final haletant et deux abandons majeurs suite à des chutes spectaculaires, celles de Ritchie Porte et Geraint Thomas. La bataille pour le maillot à pois aura été menée tambour battant par Thibaut Pinot en début de course, puis Warren Barguil sur le Grand Colombier et le Mont du Chat, surgissant depuis le gros de l’échappée tel un félin, au bon endroit, au bon moment, tandis que le peloton - et Froome en tête - se décide à rattraper son retard. La messe est dite à une poignée de kilomètres de l’arrivée, et les courageux échappés, au premier rang desquels Warren Barguil, sont repris par la patrouille qui se lance dans un sprint en petit comité qui profite à Rigoberto Uran, vainqueur à la photo finish devant Romain Bardet, et à Christopher Froome qui conserve son maillot jaune et met les Contador et autres Quintana à distance.

Lundi 10 juillet : Repos

10e étape, mardi 11 juillet : Périgueux – Bergerac (178km)
Le départ de l’étape sera donné aux alentours de 13h10.
Le parcours fait 178km
Le trace de la course comprend deux côtes de catégorie 4.
L’étape comporte un sprint intermédiaire au km 121.
Périgueux est une ville étape du Tour pour la 4e fois, Bergerac aussi.
Et de quatre, et de trois fois quatre (plus une), et de treize ! L’étape du jour, sur les magnifiques routes de la Dordogne, a été marquée par le nouveau succès au sprint du grand maître de l’exercice en ce moment, l’Allemand Marcel Kittel. Le coureur de la formation Quickstep a dominé de la tête et des jambes le sprint massif dessiné dès les premiers tours de roue de l’étape, et remporté ainsi sa quatrième victoire sur cette édition, égalé son record de victoires sur la grande boucle (déjà 4 en 2013 et encore 4 en 2014) et dépassé le légendaire Erik Zabel en nombre d’étapes remportées sur le Tour par un Allemand.

11e étape, mercredi 12 juillet : Eymet – Pau (203,5km)
Le départ de l’étape sera donné aux alentours de 13h.
Le parcours fait 203,5km
Le trace de la course comprend une côte de catégorie 4.
L’étape comporte un sprint intermédiaire au km 124.
Eymet est une ville étape du Tour pour la 1ere fois, Pau pour la 69e fois.
Si Froome semble être le roi du général et Bardet le prince de la montagne, Kittel est sans conteste le seigneur du sprint. Après avoir battu quelques records mardi, il enfonce le clou mercredi et s’impose au terme d’une étape taillée pour lui, une étape animée par une échappée de trois coureurs et un peloton qui ne laisse décidément pas une miette aux solistes... sauf sur les derniers mètres.

12e étape, jeudi 13 juillet : Pau – Peyragudes (214,5km)
Le départ de l’étape sera donné aux alentours de 10h55.
Le parcours fait 214,5km
Le trace de la course comprend un côte de catégorie 4, deux de catégorie 2, deux de catégorie 1 et un col hors catégorie (Port de Balès à 11.7 km de montée à 7.7%).
L’étape comporte un sprint intermédiaire au km 94.
Pau est une ville étape du Tour pour la 69e fois, Peyragudes pour la 2e fois.
Quelle étape, et quelle victoire de Romain Bardet ! Après les multiples coups de semonces de Marcel Kittel sur le (quasi) plat, ça fait du bien de voir les montagnards s’exprimer et les favoris au général faire le show : entre l’énorme Landa, le courageux Barguil, le redoutable Froome et les énigmatiques Contador et Quintana notamment, c’est bien le leader de la team AG2R Romain Bardet qui a remporté avec brio l’une des étapes les plus spectaculaires du Tour, une étape marquée par le coup de mou de Froome, l’impitoyable altiport de Peyragudes et sa montée qui n’en finit pas, le final entre Bardet, Froome, Aru, Landa et Uran notamment et la perte du maillot jaune par Froome aux dépends de Fabio Aru.

13e étape, vendredi 14 juillet : Saint-Girons – Foix (101km)
Le départ de l’étape sera donné aux alentours de 14h35.
Le parcours fait 101km
Le trace de la course comprend trois côtes de catégorie 1 (Col de Latrape à 5.6 km de montée à 7.3% ; Col d’Agnes à 10 km de montée à 8.2% ; Mur de Péguère à 9.3 km de montée à 7.9%).
L’étape comporte un sprint intermédiaire au km 13,5.
Saint-Girons est une ville étape du Tour pour la 7e fois, Foix pour la 5e fois.
Enfin Barguil ! Après avoir laissé filer de peu l’étape de Chambéry, le grimpeur français Warren Barguil a déjoué les pronostiques et fait la nique à son destin en s’imposant avec panache le jour de la fête nationale devant des ténors de la montagne que sont Quintana, Contador et autres Landa. L’étape du jour, la plus courte du Tour 2017, emmenait les coureurs sur les routes sinueuses des Pyrénées. Profitant du profil plus qu’escarpé de l’étape, Alberto Contador a voulu prouver à tous qu’il en avait encore dans les jambes en se lançant à l’assaut des sommets dès le km 35, avec Landa à ses trousses. Très vite, le duo est pris en chasse par Quintana, Vuillermoz et Kwiatkowski, mais c’est Barguil qui finit par s’associer à Quintana pour les rejoindre et former un groupe de tête en avance sur un petit groupe maillot jaune comprenant, outre Aru, Bardet et Froome notamment. La poursuite est passionnante, mais le quatuor de tête résiste et finit en beauté sur un sprint au bout de l’effort à l’avantage du français qui répond à l’attaque de Contador par une belle accélération dans le dernier virage. Aru reste Maillot Jaune, Froome second et Bardet troisième.

14e étape, samedi 15 juillet : Blagnac – Rodez (181,5km)
Le départ de l’étape sera donné aux alentours de 13h.
Le parcours fait 181,5km
Le trace de la course comprend deux côtes de catégorie 3.
L’étape comporte un sprint intermédiaire au km 55,5.
Blagnac est une ville étape du Tour pour la 8e fois, Rodez pour la 4e fois.
Froome reprend son Maillot Jaune ! Profitant d’une scission du peloton au moment d’affronter la dernière bosse, le Britannique a repris son maillot fétiche à l’Italien Aru sans pour autant le distancer de façon irrévocable. L’étape du jour, dédiée aux punchers, aura été animée par le français Thomas Voeckler en début de course, mais le peloton aura très vite pris les choses en main à l’initiative de Sunweb et BMC dont les têtes d’affiche Greg van Avermaet et Michael Matthews avaient prévu de s’affronter pour le bouquet. Au final, malgré l’insertion de coureurs de la Quicktstep, c’est bien le Sunweb Michael Matthews qui s’impose sur les derniers tours de roue devant les belges Greg van Avermaet, Oliver Naesen et Philippe Gilbert.

15e étape, dimanche 16 juillet : Laissac - Sévérac l’Église – Le Puy-en-Velay (189,5km)
Le départ de l’étape sera donné aux alentours de 13h.
Le parcours fait 189,5km
Le trace de la course comprend une côte de catégorie 4, une de catégorie 3 et deux de catégorie 1 (Montée de Naves à 8.9 km de montée à 6.4% ; Col de Peyra Taillade à 8.3 km de montée à 7.4%).
L’étape comporte un sprint intermédiaire au km 96.
Laissac est une ville étape du Tour pour la 1ere fois, Le Puy-en-Velay pour la 5e fois.
Première pour Mollema ! Alors que la deuxième moitié de cette étape plutôt favorable aux grimpeurs aura été marquée par une attaque en solo surprise de Tony Martin. Malheureusement pour lui, l’issue de ce raid lui aura été moins favorable qu’en 2014 à Mulhouse, la faute à la montée du col de Peyra Taillade et à ses dénivelés qui ne pardonnent pas. Auparavant, près d’une trentaine de coureurs avaient tenté de s’échapper, en vain, mais Warren Barguil, présent parmi les mutins, en aura tout de même profité pour glaner quelques points pour son maillot à pois. A 25 kilomètres de l’arrivée, Bauke Mollema prend ses distances avec le groupe des favoris et s’échappe en solo. Malgré une contre-attaque menée par Gallopin et Barguil notamment, le Néerlandais n’est jamais rejoint et il s’impose donc pour la première fois sur ce Tour en solitaire et sous un beau soleil. Froome reste en jaune malgré un souci mécanique, et Quintana est le seul du top 10 à s’être fait distancer.

Repos

16e étape, mardi 18 juillet : Le Puy-en-Velay – Romans-sur-Isère (165km)
Le départ de l’étape sera donné aux alentours de 13h30.
Le parcours fait 165km
Le tracé de la course comprend une côte de catégorie 3 et une autre de catégorie 4.
L’étape comporte un sprint intermédiaire au km 121,5.
Le Puy-en-Velay est une ville étape du Tour pour la 5e fois, Romans-sur-Isère pour la 1ere fois.
Cette étape intermédiaire avant le retour de la grosse montagne a vu, de façon surprenante, quelques membres éminents du peloton perdre des points. Le roi du sprint, Kittel, en premier lieu, qui a été décroché assez vite, ce qui a profité à Michael Mattews qui glané des points pour le maillot vert (encore sur le dos de l’Allemand). Dan Martin et Louis Meintjes, ensuite, pris au piège dans les derniers kilomètres de la course par une accélération de l’équipe Sky et mis à l’écart de façon autoritaire. Après avoir mené le tempo de la course, l’équipe Sunweb empoche la mise à l’approche de la ligne d’arrivée avec la victoire de Michael Matthews au sprint final devant Boasson Hagen.

17e étape, mercredi 19 juillet : La Mure – Serre-Chevalier (183km)
Le départ de l’étape sera donné aux alentours de 12h10.
Le parcours fait 183km
Le trace de la course comprend une côte de catégorie 2, une autre de catégorie 1 et deux cols hors catégories (Col de la Croix de Fer à 24 km de montée à 5.2% ; Col du Galibier à 17.7 km de montée à 6.9%).
L’étape comporte un sprint intermédiaire au km 47,5.
La Mure est une ville étape du Tour pour la 1ere fois, Serre-Chevalier pour la 7e fois.
C’était une véritable étape de haute montagne qui attendait les coureurs ce mercredi, et comme attendu, elle a réservé bien des surprises. La première concernait Marcel Kittel. Le sprinter Allemand a été contraint à l’abandon suite à une mauvaise chute dès les km 20. Même s’il ne visait pas le général, c’est un coup dur pour celui qui aura illuminé bien des étapes du Tour. Autre surprise, le retour en grâce progressif de Contador. Déjà en jambe sur des étapes précédentes, l’espagnol a animé la course en effectuant une belle contre-attaque entre le col d’Ornon et le Galibier. A une poignée de kilomètres du sommet, c’est la dernière surprise du jour, Primoz Roglic, qui prend tous les favoris à contre-pied et parvient à s’échapper, remporter le souvenir Henri Desgrange et entamer la descente finale avec une avance suffisante pour l’emporter de très belle manière. Première victoire sur le tour en solitaire pour un Slovène. Uran, Froome, Bardet et Barguil ont franchi ensemble la ligne d’arrivée et resserré un peu plus le classement au général.

18e étape, jeudi 20 juillet : Briançon – Izoard (179,5km)
Le départ de l’étape sera donné aux alentours de 12h45.
Le parcours fait 179,5km
Le trace de la course comprend une côte de catégorie 3, une autre de catégorie 1 et un col hors catégorie (Col d’Izoard à 14.1 km de montée à 7.3%).
L’étape comporte un sprint intermédiaire au km 91,5.
Briançon est une ville étape du Tour pour la 34e fois, Izoard pour la 1ere fois.
Il nous avait impressionné plus d’une fois dans ce tour, et à Izoard, il nous a ébloui. Le Breton Warren Barguil, vêtu de ce maillot à pois qui lui sied si bien, a remporté sur le col d’Izoard sa deuxième victoire sur la Grande Boucle au terme d’une échappé du groupe des favoris à cinq petits kilomètres de l’arrivée et au nez et à la barbe du colombien Atapuma déposé cruellement à quelques tours de roue de l’arrivée.

19e étape, vendredi 21 juillet : Embrun – Salon-de-Provence (222,5km)
Le départ de l’étape sera donné aux alentours de 12h15.
Le parcours fait 222,5km
Le trace de la course comprend trois côtes de catégorie 3.
L’étape comporte un sprint intermédiaire au km 136,5.
Embrun est une ville étape du Tour pour la 5e fois, salon de Provence pour la 1ere fois.
Kittel et Greipel hors jeu, le dernier grand sprinter rescapé du Tour avec Matthews s’appelait Boasson Hagen, et c’est effectivement le norvégien qui a remporté cette étape taillée pour un sprint massif. Alors que l’on se dirigeait vers un scénario de ce genre avec une large échappée comprenant les meilleurs baroudeurs et gros cuisseaux du peloton en tête et avec une belle avance au sortir de la dernière difficulté, le col du pointu, neuf coureurs se détachent et se préparent à l’affrontement dans les derniers mètres, mais Boasson Hagen prend tout le monde par surprise à deux kilomètres de la fin et décide de terminer en solitaire en plaçant une accélération juste après un rond point anodin. Bien joué et efficace !

20e étape, samedi 22 juillet : Marseille – Marseille (22,5km)
Le départ de l’étape sera donné aux alentours de 13h45.
Le parcours fait 22,5km
Le trace de la course ne comprend pas de côtes.
L’étape ne comporte pas de sprint intermédiaire.
Marseille est une ville étape du Tour pour la 36e fois.
Ce contre-la-montre dans les rues de Marseille a quasiment rendu le verdict final du Tour 2017. Chris Froome a obtenu le troisième chrono de l’épreuve et ainsi assuré sa quatrième victoire finale sur le Tour de France, une superbe performance, Rigoberto Uran, placé huitième sur l’étape, a chipé la deuxième place au général à Romain Bardet qui a limité la casse et devrait conserver sa place sur le podium s’il parvien lors de la dernière étape à laisser Landa à distance. Le Polonais Maciej Bodnar, spécialiste du chrono, a remporté sa première étape du Tour devant un autre polonais, Michal Kwiatkowski.

21e étape, dimanche 23 juillet : Montgeron – Paris - Champs-Élysées (103km)
Le départ de l’étape sera donné aux alentours de 16h40.
Le parcours fait 103km
Le trace de la course ne comprend pas de côtes.
L’étape comporte un sprint intermédiaire au km 63,5.
Düsseldorf est une ville étape du Tour pour la 1ere fois.
Dylan Groenewegen a remporté la 21e étape du Tour de France 2017 sur les Champs-Elysées mais c’est bien Christopher Froome qui est rentré dans l’histoire ce dimanche 23 juillet, lui qui remporte ce jour son 4e Tour de France et n’est donc plus qu’à un succès d’égaliser le record absolu co-détenu par les grands Jacques Anquetil, Eddy Merckx, Bernard Hinault et Miguel Indurain. Côté français, Romain Bardet signe une belle troisième place, seulement devancé par le très régulier Rigoberto Uran, et il gardera en souvenir sa magnifique victoire sur la montée de Peyragudes où il aura fait vaciller Froome (qui ne signe aucune victoire d’étape cette année). Michael Matthews termine maillot vert du meilleur sprinteur, Simon Yates meilleur jeune, et Warren Barguil est le meilleur grimpeur et le super-combatif de cette édition, une double distinction très méritée pour lui qui aura laissé une vraie emprunte sur la course.



Le Journal du Tour 2016

1re étape, samedi 2 juillet : Abbaye du Mont-Saint-Michel – Utah Beach (188km)
Une échappée avortée, une chute qui pourrait déjà coûter cher et une victoire historique : la première étape du Tour de France 2016 a apporté son lot de belles et moins belles images dans le cadre magnifique et hautement symbolique des côtes normandes. Alberto Contador ne gardera sans doute par le meilleur des souvenirs du fait de sa chute au sein d’un peloton nerveux et qui a entraîné une gêne peut-être durable à l’épaule. Mark Cavendish, lui est un homme heureux. On croyait que la chance du Britannique était passée, mais il a montré sur une explosion finale au sprint que le boss, c’est encore et toujours lui (27e victoire sur le Tour) et surtout, il a enfilé pour la première fois le Maillot Jaune. Dommage pour Anthony Delaplace et Alex Howes, deux courageux échappés qui auront résisté de longs kilomètres à un peloton tantôt placide, tantôt glouton.

2e étape, dimanche 3 juillet : Saint-Lô – Cherbourg-Octeville (182km)
Quand l’un rompt le signe Indien, l’autre semble vouloir lui donner vie. Peter Sagan, Monsieur numéro 2 sur le Tour de France, très grand animateur trop rarement récompensé, a enfin repris goût à la victoire ce dimanche sur une étape qui était dessinée pour lui. Alberto Contador, lui, a chuté une deuxième fois en deux jours et déjà accumulé un petit déficit sur ses principaux concurrent. Julian Alaphilippe, très en vue, a pris la deuxième place au classement provisoire.

3e étape, lundi 4 juillet : Granville – Angers (223km)
Cette troisième étape du Tour, l’une des plus longues, était destinée à se conclure au sprint. On attendait Sagan, Greipel ou encore Kittel, mais c’est une nouvelle fois Mark Cavendish, décidément dans la forme de sa vie, qui l’a emporté d’un cheveux. L’étape avait été animée par une longue et belle échappée en solitaire d’Armindo Fonseca, rejoint par le toujours combatif Thomas Voeckler, mais les deux hommes se sont fait happer par le peloton à huit kilomètres de l’arrivée.

4e étape, mardi 5 juillet : Saumur – Limoges (237km)
Sur l’étape la plus longue du Tour 2016, les sprinteurs ont laissé s’installer un faux suspens, le temps pour les spectateurs d’apprécier l’ardeur des échappés du jour menés par Andreas Schillinger (Bora-Argon18) et Markel Irizar (Trek-Segafredo). Mais à une dizaine de kilomètres de l’arrivée, les grosses cuisses ont fait parler la poudre et la course s’est réglée au sprint, comme prévu. Comme prévu, Peter Sagan (Tinkoff) s’est montré, mais c’est à un superbe duel entre Bryan Coqard (Direct Energie) et Marcel Kittel (Etixx-Quick Step) que nous avons assisté, avec une victoire finale pour l’Allemand qui avait été privé de Tour l’an passé. Sagan reste en jaune.

5e étape, mercredi 6 juillet : Limoges – Le Lioran (216km)
Pour la première étape du montagne du Tour 2016, les coureurs nous ont offert un scénario classique ce mercredi ensoleillé : une échappée en début de course avec près d’une dizaine de coureurs décidés à avaler la montagne devant eux, puis une échappée dans l’échappée, façon poupées Russes, avec trois grimpeurs plus frais que les autres, Van Avermaet, De Gendt et Grivko, puis un mano à mano entre Van Avermaet, De Gendt et enfin une arrivée en solitaire de Van Avermaet qui remporte ainsi sa deuxième victoire d’étape sur un Tour de France et enfile du même coup de Maillot Jaune.

6e étape, jeudi 7 juillet : Arpajon-sur-Cère – Montauban (190km)
Énorme Cavendish ! Alors le sprint semblait être devenu le terrain de jeu des Kittel et autres Greipel, l’anglais de 31 ans est rayonnant depuis ce début de Tour de France et il l’a encore prouvé ce jeudi avec une belle victoire remportée devant Kittel et McLay. Annihilant très vite une timide tentative d’échappée, le peloton a fait comprendre dès le début de la course qu’elle se terminerait au sprint et c’est donc Cavendish qui remporte sa troisième victoire en 2016 sur le Tour, la 29e en tout, ce qui le classe second au rang des collecteurs d’étapes derrière le grand Eddy Merckx !

7e étape, vendredi 8 juillet : L’Isle-Jourdain – Lac de Payolle (162km)
Comme espéré, la première étape pyrénéenne a été mouvementée et passionnante. Dès les premiers kilomètres, les coureurs ont fait preuve de volontarisme pour secouer le peloton, et les échappées se sont multipliées. C’est l’une d’entre elle qui se révèlera gagnante. Initiée par Fabian Cancellara, l’échappée de sept coureurs va peu à peu grossir ses rangs jusqu’à compter près d’une trentaine de membres, avant que le britannique Stephen Cummings ne parte en solitaire à vingt-sept kilomètres de l’arrivée. Pourchassé par un petit groupe, dont Nibali et Van Avermaet, Cummings résiste et l’emporte, mais c’est surtout Van Avermaet qui fait la belle affaire en conservant son maillot jaune et en se payant même le luxe d’augmenter l’écart avec ses poursuivants (+ 05’ 50’’).

8e étape, samedi 9 juillet : Pau – Bagnères-de-Luchon (184km)
Froome est décidément redoutable. Discret, comme en embuscade depuis le début du Tour, le leader de la Sky a profité d’une "simple" descente pour prendre quelques secondes sur ses poursuivants et enfiler le maillot jaune. Cette seconde étape pyrénéenne a été parfaitement maîtrisée par l’équipe Sky, l’un des atouts majeurs de Froome au delà de ses seules caractéristiques techniques et physiques. Soucieuse de contrôler les diverses échappées, et notamment celle de Thibaut Pinot et Rafal Majka sur le Tourmalet, la Sky s’est mise en formation et a rattrapé les solitaires du jour sur l’avant-dernier col avant ce qui semblait être une arrivée groupée. Mais Froome, malin, a pris la tête à la bascule et a fait montre de son sang-froid et de sa technique sur la longue descente du col de Peyresourde pour une arrivée en solo synonyme de Maillot Jaune. Impressionnant.

9e étape, dimanche 10 juillet : Vielha e Mijaran – Vallnord (184km)
Dernière étape avant une journée de repos, cette journée de course au cœur des cols Pyrénéens a réservé quelques rebondissements aux spectateurs du Tour de France. Il y a eu d’abord la grande échappée d’une quarantaine de coureurs dès l’ascension du premier col, puis la contre-attaque de deux leaders, Valverde et Contador, qui rejoignent les montagnards et poussent le peloton mené par l’équipe Sky à augmenter la cadence. Il y a eu ensuite le retour diplomatique de Valverde dans le peloton qui a permis à l’échapper de reprendre un peu d’avance, puis l’abandon d’Alberto Contador, malade et affaibli par les chutes. Il y a eu enfin cette échappée qui s’est dégraissée peu à peu qui qui semblait se diriger vers un final entre grimpeurs... jusqu’à ce que Tom Dumoulin surprenne tout le monde et décide de prendre la tangente à une dizaine de kilomètres de la ligne d’arrivée. Majka, Costa et autres Pinot n’ont rien pu ou su faire : le baroudeur néerlandais remporte ainsi sa première étape sur le Tour au nez et à la barbe des grimpeurs. Froome, Quintana et Yates ont gardé leurs distances.

Repos

10e étape, mardi 12 juillet : Escaldes-Engordany – Revel (198km)
Dans une étape dessinée pour les baroudeurs et animée par un Peter Sagan intenable, c’est un sprinteur qui a fini par l’emporter... L’australien Michael Matthews franchit la ligne d’arrivée en tête après avoir pris le meilleur sur les camarades d’échappée, une formation construite dès les premiers kilomètres de course, à l’initiative de Rui Costa, Nibali et Sagan notamment, puis enrichie de nombreux contre-attaquants. Le groupe d’une quinzaine de coureurs avait pris ses distances avec le peloton, puis Sagan, d’une nouvelle attaque foudroyante, en avait brisé l’unité à vingt-cinq kilomètres de l’arrivée, pour une arrivée au sprint remportée par Matthews devant Sagan qui enfile un nouveau maillot vert pour l’occasion.

11e étape, mercredi 13 juillet : Carcassonne – Montpellier (164km)
Sacrée étape et sacré finish à Montpellier en cette veille du 14 juillet. Si le parcours avait été dessiné pour une arrivée au sprint et pour apporter un peu d’air au peloton entre deux étapes de montagne, le vent très puissant, les chutes (Pinot, Kelderman, Majka pour ne citer qu’eux...), les coups de bordure et la force mentale et physique des deux grands coureurs de cette édition, Sagan et Froome, auront brouillé les cartes jusqu’au bout ! Après une succession d’échappées avortées et de tentatives de coups d’éclats des équipes Trek ou Tinkoff notamment, le peloton s’est regroupé passé le 100e kilomètre pour une arrivée au sprint. Mais c’était sans compter sur l’intenable Peter Sagan, qui, en compagnie de son coéquipier Maciej Bodnar, attaque à une dizaine de kilomètres de l’arrivée. Les deux coureurs sont suivis par deux requins de la Sky, Thomas et Froome, et le Maillot Vert se dispute au Maillot Jaune jusqu’à l’accélération finale qui profite au puncheur Peter Sagan. Loin de rentrer bredouille, Chris Froome prend la seconde place et accroît encore son avance sur ses concurrents.

12e étape, jeudi 14 juillet : Montpellier – Mont Ventoux (185km)
Avec un citoyen du Plat Pays sacré vainqueur d’une des étapes de montagne les plus difficiles, il fallait s’attendre à une journée spéciale. Et en effet, non seulement cette 12e étape a été réduite de 6km en raison de vents violents sur le Mont Ventoux, la foule amassée sur le parcours a provoqué la chute d’une moto et de plusieurs coureurs qui suivaient de près, dont le leader Christopher Froome, qui voit son vélo exploser sur l’asphalte. Résultat, une controverse, du temps de récupéré "sur tapis vert", mais heureusement, pas de blessure grave. La victoire s’est jouée au terme d’une belle échappée entre Thomas De Gendt, Serge Pauwells et Dani Navarro, pour une victoire de De Gendt, le coureur de la Lotto Soudal empochant du même coup le maillot à pois.

13e étape, vendredi 15 juillet : Bourg-Saint-Andéol – Vallon-Pont-d’Arc (37km)
Dans une ambiance endeuillée et triste, le contre-la-montre de la Caverne du Pont-d’Arc a rendu son verdict avec une victoire de Tom Dumoulin, impérial et qui surclasse même l’autre favori du jour, Christopher Froome, tenu en respect à plus d’une minute. Mais comme prévu, le Maillot Jaune en a tout de même profité pour distancer encore plus ses poursuivants au classement général. Le tour, sauf énorme surprise, est déjà bouclé pour Christopher Froome.

14e étape, samedi 16 juillet : Montélimar – Villars-les-Dombes (208km)
Mark Cavendish plane haut, très haut dans le ciel des sprinteurs du Tour 2016. Avec un final en ligne droite de plus de trois kilomètres et une arrivée dans le Parc des OIseaux de Villars-les-Dombes, l’étape était dédiée aux sprinteurs et le coureur britannique en a fait sa chose pour une quatrième victoire d’étape sur ce tour et une trentaine sur l’ensemble de sa carrière. Le record d’Eddie Merckx (34 victoires) n’est plus très loin !

15e étape, dimanche 17 juillet : Bourg-en-Bresse – Culoz (159km)
Dans une étape pourtant propice aux attaques multiples, les outsiders du Tour l’on jouée petit bras, se réservant pour la suite ou simplement effrayés par le monstre Froome... La course s’est jouée entre deux très bons grimpeurs, derniers survivants d’une longue échappée, Rafal Majka et Jarlinson Pantano, l’un prenant l’ascendant sur les montées et l’autre dans les descentes. Au final, le colombien Jarlinson Pantano (IAM Cycling) l’emporte au sprint à Culoz pour une première victoire sur la Grande Boucle. Romain Bardet a gangé une place au général, et c’est à peu près tout pour le Top 20 qui ressemble de plus en plus à une statue de sel, paralysée par la domination des Sky.

16e étape, lundi 18 juillet : Moirans-en-Montagne – Berne (206km)
Avant la deuxième et dernière journée de repos, les baroudeurs s’en sont donnés à coeur joie ce lundi. Tony Martin et Julian Alhaphilippe de l’Etixx-Quick Step ont produit une échappée précoce qui a eu jusqu’à six minutes d’avance sur le peloton, mais ce dernier tenait à obtenir sa finale au sprint, et les deux valeureux coureurs se sont fait rattraper à une vingtaine de kilomètres de l’arrivée. Si Christopher Froome domine sans partage le général, les étapes sont le jouet de deux grands hommes depuis le début de cette édition : Mark Cavendish et Peter Sagan. Le fantasque slovaque a cette fois encore proposé un effort remarquable pour franchir la ligne d’arrivée en premier devant des sprinteurs purs mais frustrés comme Kristoff ou encore Degenkolb.

Repos

17e étape, mercredi 20 juillet : Berne – Finhaut (184km)
Après une journée de repos, on espérait que les outsiders se réveilleraient enfin et se révolteraient contre la domination sans partage de Chris Froome, mais c’est bien le leader de la Sky qui a encore gagné de précieuses secondes. Après de multiples attaques avortées, une échappée se démarque qui gagnera petit à petit quelques coureurs supplémentaires, avant d’en perdre d’autres. Sagan, Majka, Pantano, Zakarin et autre Gallopin en font notamment partie. La Sky, peu inquiète, contrôle le peloton. Sur la descente du col de la Forclaz, Rafal Majka et Jarlinson Pantano prennent de l’avance, mais le russe Ilnur Zakarin leur passe devant sur la montée vers Finhaut Emosson. Le coureur de la team Katusha l’emporte finalement en solitaire devant Pantano et Majka et glane ainsi sa première étape sur le Tour de France, en Suisse, terre qu’il connaît bien et maîtrise depuis le Tour de Romandie. A noter l’abandon avant le départ du jour de l’un des héros de cette édition du Tour, Mark Cavendish, sans doute déjà rassasié par ses victoires au sprint.

18e étape, jeudi 21 juillet : Sallanches – Megève (17km)
Les favoris du contre-la-montre se sont montrés sous leur meilleur jour ce jeudi au cœur des Alpes. Tom Dumoulin, le grand spécialiste de l’épreuve, a longtemps cru tenir une belle victoire avec une vitesse moyenne de 32,83 km/h, soit plus que Ion Izaguirre et Thomas De Gendt, ses outsiders, mais Chris Froome, encore lui a su profiter du profil accidenté de l’étape pour mettre en avant ses extraordinaires qualités de grimpeur mêlées à celles de rouleur. Résultat, le chrono de Dumoulin est battu de 21’’ et le Maillot jaune plus jaune que jamais. Romain Bardet, en obtenant le cinquième temps de l’étape, se rapproche un peu du podium.

19e étape, vendredi 22 juillet : Albertville – Saint-Gervais-les-Bains (146km)
Ça a Bardet au pied du Mont Blanc ! Ce vendredi 22 juillet, Romain Bardet a fait preuve de malice et de courage pour remporter sa deuxième étape du Tour (après Saint-Jean-de-Maurienne en 2015) et prendre du même coup la deuxième place du classement général. L’échappée du jour s’est construite dès l’ascension du premier col, celui du Tamié, avec une attaque de De Gendt et Gallopin qui a aimanté une nuée d’une vingtaine de soiffards désireux de se montrer en altitude. Les attaques se succèdent au sein de l’échappée, tandis que le peloton accélère peu à peu par l’entremise de l’équipe Astana. Du côté de Bisanne, l’échappée perd la moitié de son effectif tandis que Kiserlovski s’assure le maillot à pois. Tom Dumoulin, blessé, abandonne, et les chutes se multiplient sur une route parfois trempée, Froome, Nibali ou encore Pierre Rolland en font les frais. Alors que Rui Costa est seul en tête, Romain Bardet contre-attaque et mène l’ascension finale en solitaire pour une victoire au pied du Mont-Blanc avec 30’’ d’avance sur ses poursuivants.

20e étape, samedi 23 juillet : Megève – Morzine (146km)
La dernière étape de montagne du Tour 2016 a vu l’échappée du jour se former et se déformer au gré des attaques de coureurs offensifs et spectaculaires. Tout a commencé sur le col des Aravis, la première ascension du jour, avec Pierre Rolland et Sylvain Chavanel, très vite rejoints par un groupe d’une quinzaine de coureurs, eux-même rejoints par une autre quinzaine de contre-attaquants chevronnés. Les coureurs passent la Colombière et avant d’attaquer le col de la Ramaz, huit coureurs se détachent : Sagan, Kreuziger, Nibali, I.Izaguirrre, Gougeard, Costa, Alaphilippe et Pantano, puis deux, Pantano et Alhaphilippe. Nibali et Izaguirre se mêlent à la bagarre et Alhaphilippe craque avant la descente de Joux-Plane vers Morzine. C’est dans cette même descente que Izaguirre surprend Nibali et Pantano pour aller s’adjuger une victoire en solitaire à 19’’ devant Pantano. Bardet reste second grâce au travail de son équipe et Quintana ferme la marche du podium.

21e étape, dimanche 24 juillet : Chantilly – Avenue des Champs-Élysées (113km)
Dernière étape tranquille en Île-de-France, comme le veut la tradition, avec un peloton très sage qui a simplement contrôlé une échappée et préparé le sprint final sur les Champs-Elysées. L’arrivée s’est jouée entre les grosses cuisses du peloton, sans Kittel, qui a bataillé pour revenir d’une crevaison, de même que Bryan Coquard, mais avec Greipel et Kristoff qui se sont tirés la bourre dans la dernière ligne droite. L’allemand André Greipel est le vainqueur du jour, Froome remporte son troisième Tour de France, Sagan garde le Maillot Vert, Majka le Maillot à Pois, Yates est le Meilleur Jeune, et la Movistar finit Meilleure Equipe.



Le Journal du Tour 2015

1ere étape, samedi 4 juillet : Utrecht (NED) – Utrecht (NED)
On attendait Fabian Cancellara, Tony Martin et surtout Tom Dumoulin, mais c’est un jeune Australien, Rohan Dennis, qui a remporté la première étape du Tour de France 2015. Lors de ce contre-la-montre inaugural à Utrecht, le cycliste de la Team BMC a non seulement battu les favoris mais aussi battu la moyenne-record sur une étape du Tour, avec un score de 55,446 km/h contre les 54,545 km/h de Greg LeMond lors d’un contrte-la-montre en 1989. Une étoile est-elle née ? Côté français, Thibaut Pinault a rempli son contrat en signant la 18e perf de la journée. De bon augure.

2e étape, dimanche 5 juillet : Utrecht (NED) – Zélandenote 1 (NED)
Lundi 6 juillet 2015, troisième jour de course et le Maillot Jaune a déjà été porté par deux coureurs. Après la surprise australienne Rohan Dennis, ce sont les habitués des sprints qui ont franchi la ligne d’arrivée les premiers ce dimanche au terme d’une étape technique marqué par les bordures. André Greipel l’emporte d’un cheveu devant Peter Sagan. Fabian Cancellara complète le podium et empoche du même coup le Maillot Jaune. Sur la route, le vent aura creusé les premiers écarts : Vicenzo Nibali, Nairo Quintana, Jean-Christophe Péraud, Thibaut Pinot et Romain Bardet notamment ont déjà pris du retard sur les Alberto Contador et autres Christopher Froome.

3e étape, lundi 6 juillet : Anvers (BEL) – Huy (BEL)
Froome déjà en jaune ! Alors qu’on attendait le leader de la Team Sky au sommet du classement un peu plus tard dans la course, les Dieux du chrono en ont voulu autrement : A l’issue d’une belle étape et d’un superbe final sur le mur de Huy, le britannique a enfilé pour la première fois la mythique liquette du Tour. Vainqueur de l’étape du jour, Joaquim Rodriguez a bien résisté aux assauts de Tony Gallopin notamment, très combatif. Le podium est complété par Froome et le français Vuillermoz. Nibali, Quintana et Contador ne sont pas très loin. Thibaut Pinot, lui, est dans les choux.

4e étape, mardi 7 juillet : Seraing (BEL) – Cambrai
Mardi, les pavés du Nord n’ont pas été aussi dévastateurs que l’on pouvait craindre. Christopher Froome, bien aidé par son équipe, a géré du début à la fin, malgré quelques frayeurs, Nibali a fait parler son panache, tout comme Tony Gallopin, et Quintana et Contador restent en embuscade. Alors qu’une arrivée au sprint se profilait, l’allemand Tony Martin, rouleur roublard, a pris les devants et s’imposé en solo, profitant de l’apathie des poursuivants. Finalement, la mauvaise opération du jour revient encore une fois à Thibaut Pinot, cette fois handicapé par un souci technique et déjà hors course pour le podium.

5e étape, mercredi 8 juillet : Arras – Amiens
Greipel, le roi du sprint ! Déjà une deuxième victoire pour l’allemand (Lotto-Soudal) sur ce Tour de France 2015, une nouvelle démonstration de sa force sur les derniers hectomètres alors que de sérieux concurrents l’entouraient à Amiens, les Sagan, Cavendish, Kristoff et autres Bryan Coquard. L’étape du jour aura été marquée par plusieurs chutes dans le peloton, puis par une cassure de ce dernier à une centaine de kilomètres avant l’arrivée. Entre les bourrasques et les glissades, la vie du peloton n’aura pas été de tout repos, mais plus de peur que de mal au final, sauf pour les coureurs du deuxième peloton, victimes d’un coup de bordure et qui auront été distancés de onze minutes ! To y Martin en jaune.

6e étape, jeudi 9 juillet : Abbeville – Le Havre
Quel Tour ! A chaque nouvelle journée, sa chute, et si les favoris pour le classement ont été pour l’instant épargnés, quelques équipes ont vu leurs effectifs sérieusement diminués, un handicap certain avant le chrono par équipes à Vannes ! Jeudi, donc, c’est dans le dernier kilomètre que tout s’est joué. Alors que le sprint final était lancé, Tony Martin, maillot jaune sur les épaules, a touché la roue de Bryan Coquard et provoqué une chute collective impliquant notamment Vicenzo Nibali. Zdenek Stybar (Etixx-Quickstep) en profite pour s’imposer en solo, suivi par Peter Sagan (Tinkoff-Saxo) et Bryan Coquard (Europcar). Tony Martin reste pour une journée encore leader du classement, mais il ne prendra pas la route vendredi en raison d’une clavicule fracturée...

7e étape, vendredi 10 juillet : Livarot – Fougères
Enfin un peu de repos pour les nerfs des coureurs. Ce vendredi, l’étape du jour n’a pas réservé de mauvaise surprise ou de rebondissement à base de chute dans le sprint final ou de coup de bordure. L’arrivée en Bretagne s’est faite dans l’ordre et le calme... et sans maillot jaune, l’Allemand Tony Martin ayant dû renoncer la veille. Bien placé, intelligent dans sa tactique, Mark Cavendish (Etixx-Quick Step) a remporté sa première victoire sur le tour depuis deux ans, au sprint évidemment, devant André Greipel (Lotto-Soudal) et Peter Sagan (Tinkoff-Saxo). Au général, Froome, Sagan et Van Garderen mènent le bal.

8e étape, samedi 11 juillet : Rennes – Mûr-de-Bretagne
Cocorico ! Enfin une première victoire d’étape française sur ce Tour 2015 ! Déjà impressionnant sur le Mur du Huy en Belgique, où il avait obtenu une très belle troisième place, Alexis Vuillermoz (AG2R) a prouvé que son punch restait intact après huit journées de course à Mûr de Bretagne, une côte de deux kilomètres à près de 7% de moyenne. Après deux échappées avortées, le peloton s’était regroupé, emmené par un Christopher Froome implacable, mais Alexis Vuillermoz a su échapper à sa vigilance en deux temps pour finalement lever les bras sur la ligne d’arrivée. Peter Sagan, toujours bien placé, prend le maillot vert, Froome reste en jaune et Daniel Teklehaimanot en blanc et rouge.

9e étape, dimanche 12 juillet : Vannes – Plumelec
Pas de réelle surprise au menu de la journée : c’est la Team BMC, championne du monde en titre du contre-la-montre qui a remporté l’épreuve par équipe en Bretagne-Sud. Conséquence : Teejay Van Garderen et Greg Van Avermaet remontent au classement général et dégagent Peter Sagan et Alberto Contador (Saxo Tinkoff) du podium. Les Team Sky et Movistar de Christopher Froome et Nairo Quintana collent à la BMC et s’évitent un excès de pression avant d’aborder les Pyrénées, mardi, après une première journée de repos.

Lundi 13 juillet : Pau, journée de repos

10e étape, mardi 14 juillet : Tarbes – La Pierre Saint-Martin
On l’attendait sans doute un peu mois tôt dans le Tour de France, mais cette fameuse étape qui change tout, c’était peut-être celle-ci. En ce jour de Fête Nationale, Christopher Froome a proposé un joli feu d’artifice sur les hauteurs pyrénéennes, en remportant en solitaire la 10e étape du Tour 2015. Après des échappées avortées,le peloton s’était regroupé avant l’ascension finale, et à sept kilomètres de l’arrivée, le leader de la Sky s’est élancé pour ne plus jamais être rattrapé. La Sky fait même coup double puisque Ritchie Porte le suit à 59’. Troisième (à 1’04), Nairo Quintana a limité la casse, mais Alberto Contador est relégué à plus de quatre minutes ! Côté français, Pierre Rolland (Europcar) et Tony Gallopin (Lotto-Soudal) ont terminé l’étape respectivement 8e et 9e.

11e étape, mercredi 15 juillet : Pau – Cauterets
Le Tour de France est-il déjà terminé ? Après le coup de massue asséné par Chris Froome dès la première étape de haute montagne, le britannique a contrôlé tranquillement ses adversaires directs, les Contador et autres Quintana lors de cette seconde étape pyrénéenne. Son apparente facilité fait beaucoup jaser, mais force est de reconnaître que l’opposition semble simplement plus faible que le leader de la Sky. Mercredi, donc, la Sky a géré l’étape de façon à ce que Froome ne perde pas de son avance au général, et laissé une poignée de coureurs s’échapper au niveau de la côte de Mauvezin. Résultat, une première victoire pour la Team Saxo Tinkoff en la personne de Rafal Majka, dont l’accélération sur le Tourmalet a laissé sur place ses compagnons d’échappée. Côté tricolore, les tendances se confirment jour après jour : les héros de l’an passé, Pinot, Bardet et Péraud sont dans les choux, et les jeunes pousses que sont Tony Gallopin, Warren Barguil et Pierre Rolland continuent d’impressionner.

12e étape, jeudi 16 juillet : Lannemezan – Plateau de Beille
Sous la pluie et avec la grimace, l’Espagnol Joaquim Rodriguez a remporté sa deuxième étape du Tour de France ce jeudi au sommet du plateau de Beille, à l’issue d’une très longue échappée partie avant le trentième kilomètre. Se délestant peu à peu de ses compagnons d’échappée, il a grappillé quelques minutes au général sur un Christopher Froome superbement soutenu par ses généraux, Richie Porte et Gerraint Thomas. Romain Bardet chipe une belle troisième place. Nibali, Contador et Quintana ont essayé, provoqué et attaqué le Maillot Jaune, en vain. La mauvaise opération du jour est à mettre sur le compte des français Tony Gallopin et Warren Barguil, qui se sont accrochés mais n’ont pas réussi à rester au contact des meilleurs.

13e étape, vendredi 17 juillet : Muret – Rodez
Cette 13e étape aura été marquée du sceau de la malchance pour certains coureurs. Malchance pour Peter Sagan (Tinkoff-Saxo), second pour la quatrième fois sur ce tour alors qu’il est sans doute l’un des coureurs les plus talentueux du peloton. Malchance pour Jean-Christophe Péraud (AG2R La Mondiale), tombé lourdement suite à une accélération subite des coéquipiers d’Alberto Contador pour rattraper une échappée, et qui ne parviendra à retrouver le peloton qu’après une vingtaine de kilomètres de lutte contre la fatigue, la douleur et les os meurtris. Malchance enfin pour Cyril Gautier (Europcar), qui aura fait partie de la plus longue échappée du Tour 2015 pour n’être rejoint qu’à quelques dizaines de mètres de l’arrivée en compagnie de Wilco Kelderman (LottoNL-Jumbo). Pour Greg van Avermaet (BMC), en revanche, vainqueur pour la première fois dans la compétition, cette treizième étape restera sans doute comme un très bon souvenir. Pas de bouleversement dans le classement général.

14e étape, samedi 18 juillet : Rodez – Mende
Après la loose de Cyril Gauthier la veille, repris du justesse avant l’arrivée au terme d’une belle échappée, les français ont remis ça ce samedi : Alors que Romain Bardet et Thibaut Pinot n’étaient plus qu’à quelques encablures de la ligne blanche, les deux compatriotes se sont observés une seconde de trop, le temps pour l’anglais Cummings de faire son apparition dans leur dos, de leur passer devant et de filer vers sa première victoire sur le Tour. Un tour de passe-passe qui a fortement déplu aux deux français, honteux et chafouin devant les micros des journalistes... Sur le classement général, rien ne bouge, ou presque : Nairo Quintana prend la deuxième place, et Froome accentue peu à peu son avance.

15e étape, dimanche 19 juillet : Mende – Valence
Echappées, coups de bluff et travail d’équipe étaient au rendez-vous de cette 15e étape du Tour 2015 entre Mende et Valence, sur un parcours destiné à se conclure par un sprint. La Team Katusha notamment a beaucoup travaillé pour mettre en orbite son spécialiste des derniers mètres, Alexander Kristoff, et elle a cru y parvenir jusqu’à ce que le redoutable André Greipel (Lotto-Soudal) prenne les choses en main et s’impose pour la troisième fois sur ce Tour. Le classement général ne bouge pas. Jean-Christophe Péraud, une nouvelle fois en retard, attend la journée de repos avec une impatience grandissante.

16e étape, lundi 20 juillet : Bourg-de-Péage – Gap
Peter Sagan poursuit son Tour de France à lui, le Poupou Tour et son maillot pas tout à fait jaune... Cinquième seconde place pour le coureur de la Saxo-Tinkoff, qui en profite tout de même pour renforcer sa position de leader aux points. Le vainqueur d’étape du jour est l’italien Ruben Plaza, le vétéran de la Lampre qui a faussé compagnie au groupe d’échappés sur le col de Manse pour l’emporter en solitaire. L’étape aura été marquée par quelques chutes, dont la plus spectaculaire, celle de Gerraint Thomas, parti tout droit dans une descente pour se prendre un poteau de plein fouet et finir dans un fossé, n’aura, miraculeusement, pas de conséquence. Pas de changement notable au classement général, si ce n’est la sortie du Top 10 de Tony Gallopin, et l’entrée de Warren Barguil.

Mardi 21 juillet : Gap, journée de repos

17e étape, mercredi 22 juillet : Digne-les-Bains – Pra-Loup
La poisse pour Thibaut Pinot ! La journée s’annonçait belle pour les grimpeurs du Tour avec une première étape alpine proposant de belles ascensions, mais qui dit montée dit souvent descente, et pour le français, c’est là où le bât blesse... Parti comme une flèche sur la montée du col d’Allos, le coureur de la FDJ grignote sereinement les secondes sur l’allemand Simon Geschke (Giant Alpecin) seul en tête depuis son coup d’éclat opéré sur l’échappée à une cinquantaine de kilomètres de la ligne d’arrivée. On y croit et on voit enfin la roue tourner pour le français, d’autant que l’allemand montre quelques légers signes de faiblesse, mais dans la descente du col, les rôles changent et ce sont les jambes du français qui se mettent à trembler. Résultat, une chute légère mais suffisante pour entamer le moral du grimpeur qui, non content de laisser filer l’allemand, se fait rejoindre et dépasser par les autres membres de l’échappée. Simon Geschke obtient donc une victoire surprise, la première pour lui sur le Tour de France, devant Talanski et Uran Uran. Pinot, quatrième, sait ce qu’il doit travailler... L’autre fait marquant de la journée restera l’abandon de Teejay VanGarderen, le troisième au général, complètement lessivé.

18e étape, jeudi 23 juillet : Gap – Saint-Jean-de-Maurienne
Bardet l’a fait ! Alors que le Tour de France 2015 commençait à ressembler à une galère sans eau pour les coureurs français, Romain Bardet a surgi sur le Glandon et montré que la grimpe tricolore avait tout de même de beaux jours devant elle. Dans cette étape alpine, l’échappée victorieuse s’est formée très tôt avant de grossir en route et de se disloquer. Gauthier, Bardet, Pinot et Rolland notamment en faisaient partie, mais à l’approche du Glandon, les multiples accélérations des hommes en forme laissent sur place un certain nombre de coureurs et ce seront finalement Romain Bardet et Pierre Rolland qui se disputeront la victoire, en duo mais à distance (45’), à quelques kilomètres de l’arrivée. Le jeune coureur d’AG2R arrive en héros à Saint-Jean-de-Maurienne, sous les acclamations de la foule qui constate comme tout le monde que la chance a fini par tourner. Au général, pas de changement majeur ; Romain Bardet passe tout de même 10e.

19e étape, vendredi 24 juillet : Saint-Jean-de-Maurienne – La Toussuire-Les Sybelles
Après Romain Bardet la veille, on attendait une autre bonne surprise sur cette nouvelle étape alpine, peut-être Thibaut Pinot ou Pierre Rolland, malchanceux jusqu’ici, et pendant longtemps, on y a cru. Bien placés dans une échappée partie à mi-parcours, plusieurs coureurs tricolores semblaient candidats au titre de héros du jour, mais c’est Pierre Rolland (Europcar) qui s’élance à un peu plus de soixante kilomètres de l’arrivée. Auteur d’une bonne descente du col de la Croix de Fer, le français qui avait terminé deuxième sur la précédente étape se fait rejoindre sur le col du Glandon par le requin Nibali qui avait faussé compagnie au groupe Maillot Jaune peu de temps auparavant, et qui franchira premier et en guerrier la ligne d’arrivée. Repris par le peloton, Pierre Rolland devra se contenter du titre de Meilleur Combatif du jour, tandis que Nibali et Quintana, second, grappilleront quelques secondes sur un Christopher Froome arrivé troisième. Bardet glane le maillot à pois du Meilleur Grimpeur.

20e étape, samedi 25 juillet : Modane – L’Alpe d’Huez
Thibaut Pinot enfin ! Après une période pyrénéenne plutôt délicate, voire catastrophique, après les premières épreuves des Alpes frustrantes, le grand espoir français a enfin réussi à suivre la trace de Vuillermoz et Bardet en remportant sa première étape sur le Tour 2015, et quelle étape ! C’est sur les flancs de l’ascension finale du jour, la mythique Alpe d’Huez, que Thibaut Pinot a fait la différence. Profitant des embrouilles entre les plus hauts classés, le français a surgi et est parvenu à lancer une échappée victorieuse, d’abord accompagné de Hesjedal, puis tout seul. Poursuivi par Quintana, désireux de s’illustrer enfin, mais trop tard, le français a rendu fier tout un pays en franchissant la ligne d’arrivée le premier. Quintana a grappillé un peu plus d’une minute sur Froome, mais le Maillot Jaune en conserve près d’une autre et demie d’avance sur le colombien avant l’ultime étape.

21e étape, dimanche 26 juillet : Sèvres – Paris Champs-Élysées
Froome en jaune et en maillot à pois, Sagan en vert et Quintana en blanc... Il n’y avait pas vraiment de suspens au départ de cette dernière étape du Tour de France 2015 sur la question des récompenses individuelles. Restait à déterminer quel serait le vainqueur d’étape. Si Sylvain Chavanel, auteur d’une courte et courageuse échappée, a tenté de bousculer les habitudes, c’est bien à une finale au sprint que les spectateurs ont eu droit, et sans surprise, c’est une nouvelle fois l’Allemand Andre Greipel qui s’est imposé. Le Français Bryan Coquard termine second et le Novégien Alexander Kristoff troisième. Froome, qui n’aura véritablement impressionné que le temps d’une étape, celle de la Pierre-Saint-Martin, avant de gérer toute a suite de l’épreuve avec l’aide de ses coéquipiers modèles de la Sky, remporte donc son deuxième Tour de France après celui de la centième édition. Un triplé l’an prochain ?



Le Journal du Tour 2014

Samedi 5 juillet : 1e étape, Leeds – Harrogate (191 km)
Comme l’an passé, l’Allemand Marcel Kittel a remporté la première étape du Tour de France, au sprint, au nez et à la barbe des favoris. Au rang de ces derniers, on comptait évidemment l’anglais Mark Cavendish, mais le sprinteur britannique, à la lutte avec Simon Gerrans, a chuté à 300 mètres de l’arrivée et s’est blessé à la clavicule.

Dimanche 6 juillet : 2e étape, York – Sheffield (198 km)
Dimanche, l’Italien Vicenzo Nibali a remporté sa première étape sur le Tour de France. Lui qui a déjà remporté le Giro et la Vuelta se pose en outsider pour ce Tour avec cette belle victoire remportée avec les muscles bandés, Nibali ayant échappé à la vigilance de Froome avant de s’imposer en solo. Auteur d’une échappée de 165 km, Blel Kadri a été récompensé du Prix de la Combativité.

Lundi 7 juillet : 3e étape, Cambridge – Londres (159 km)
Lundi, Marcel Kittel a une nouvelle fois fait parler la poudre avec une deuxième victoire - déjà - sur ce Tour 2014, obtenue en fin de parcours après avoir déposé le peloton de tête à quelques mètres de la ligne d’arrivée. Peter Sagan et Mark Renshaw le suivent de quelques roues. Le Français Bryan Coquard a remporté le sprint intermédiaire et terminé la course en quatrième position.

Mardi 8 juillet : 4e étape, Le Touquet – Lille (164 km)
Mardi, l’allemand Marcel Kittel se l’est jouée étoile du Berger, à guider le peloton comme il le fait depuis le début de la compétition, et à briller plus que les autres. Troisième victoire en quatre étapes pour Super Kittel, Bien amené par ses coéquipiers de chez Giant, Kittel dépose dans les derniers mètres comme Sagan, Coquard, Kristoff, Démare et Greipel. Démare et Sagan complètent le podium. Thomas Voeckler (Europcar) a été désigné combatif du jour par le jury du Tour après une belle échappée conclue à 17km de l’arrivée.

Mercredi 9 juillet : 5e étape, Ypres – Arenberg (156 km)
Les pavés, y’en a marre ! C’est grosso-modo ce qu’a dû penser Christopher Froome après une énième chute sur les sections pavées d’un Tour de France qui avait des allures de Paris-Roubaix ce mercredi. De la pluie, de la gadoue, des bosses et des bleus... c’était l’enfer sur roues ! Après plusieurs échappées avortées, Vicenzo Nibali, Maillot Jaune panache, a tiré la dernière salve à 11 km de l’arrivée, une salve victorieuse cette fois... mais pas pour lui. A 7 km de la ligne blanche, le Néerlandais Lars Boom a pris la tangente direction les bisous-sur-le-podium et a remporté sa première victoire d’étape sur le Tour, en solitaire. Contador a perdu du temps, Froome a déclaré forfait... cette cinquième étape était bien celle de tous les dangers !

Jeudi 10 juillet : 6e étape, Arras – Reims (194 km)
Au lendemain de la terrible étape des pavés de Rouen, les coureurs du tour de France avaient besoin d’un peu de douceur et de tranquillité avant d’attaquer les étapes de montagne. Ils ont été exaucés ce jeudi 10 juillet avec une étape relativement calme marquée par quelques chutes sans gravité, un peloton rapide et un final au sprint avec, encore une fois, un Allemand qui lèvre les bras. Après Kittel, Kittel et Kittel, voici donc Greipel, un autre sprinteur bien connu des amateurs du Tour, lui qui a pris l’habitude de gagner une ou deux étapes en juillet. L’Allemand de l’équipe Lotto Belisol s’est imposé devant Kristoff et Dumoulin sans trop forcer, Kittel ayant des ennuis mécaniques et Sagan, qui a chuté, se réservant pour la suite. Le podium du classement général ne bouge pas.

Vendredi 11 juillet : 7e étape, Epernay – Nancy (233 km)
Vendredi 11 juillet, l’étape de plaine entre Epernay et Nancy s’est achevée au sprint avec la victoire d’un fil de l’Italien Matteo Trentin (Omega) sur Peter Sagan et Tony Gallopin. L’étape a notamment été marquée par les abandons d’Atapuma (BMC) et de Van Poppel (Trek), le benjamin du Tour.

Samedi 12 juillet : 8e étape, Tomblaine – Gérardmer (161 km)
Le Tour de France 2014 tient sa première victoire tricolore. Blel Kadri (AG2R) s’est imposé en solitaire lors de l’étape entre Tomblaine et Gérardmer et remporte ainsi la plus belle victoire de sa carrière et concrétise du même coup le beau début de Tour des français engagés. Kadri s’est imposé devant Alberto Contador et, un peu plus loin Vicenzo Nibalil. L’Italien conserve le Maillot Jaune, mais l’Espagnol a réussi à grappiller trois secondes.

Dimanche 13 juillet : 9e étape, Gérardmer – Mulhouse (166 km)
Lundi 14 juillet, jour de la fête nationale, ce sera un français qui portera le Maillot Jaune sur le Tour de France. Cocorico ! Après la belle victoire d’étape remportée par Blel Kadri samedi, c’est un Allemand (encore !) qui a franchi le premier la ligne d’arrivée à Mulhouse ce dimanche au terme d’une longue et magnifique échappée, mais c’est bien un français qui a fait la belle opération du jour : Tony Gallopin, le coureur de Lotto-Belisol, a profité de sa position dans un groupe de poursuivants de Tony Martin pour mettre l’Italien Vicenzo Nibali hors-jeu grâce à une ultime attaque à 25 km de l’arrivée.

Lundi 14 juillet : 10e étape, Mulhouse – La Planche des belles filles (161 km)
Tony Gallopin n’aura porté le jaune qu’une journée. Lundi 14 juillet, la 10e étape du jour a non seulement été fatale pour le grand favori du tour 2014, Alberto Contador, contraint à l’abandon après une chute, mais elle aura également permis à l’Italien Vicenzo Nibali de reprendre la Maillot Jaune en solitaire au terme d’une superbe et longue échappée. Cette victoire ressemble à un coup d’éclat pour celui qui est désormais le nouveau favoris du Tour. Thibaut Pinot prend la deuxième place. Tony Gallopin perd donc le maillot jaune et passe à plus de trois minutes du leader, ce malgré l’aide de son compatriote Thomas Voeckler. La France place quatre coureurs dans le top 10 : un régal.

Mardi 15 juillet : Repos

Mercredi 16 juillet : 11e étape, Besançon – Oyonnax (186 km)
Vicenzo Nibali a beau porter le Maillot Jaune, le cycliste qui occupe la première place dans le coeur des français cette semaine, c’est bien Tony Gallopin. Après avoir porté le jaune le temps d’une journée, le coureur de l’équipe Lotto-Belisol a remporté l’étape de mercredi au panache au terme d’une double attaque maline dans les vingt derniers kilomètres qui a surpris ses poursuivants et laissé un Peter Sagan dépité. Les français continuent de bien se comporter sur ce tour avec notamment Romain Bardet quatrième au général...

Jeudi 17 juillet : 12e étape, Bourg-en-Bresse – Saint-Étienne (183 km)
Sagan...ça coince. Revanchard après avoir échoué à plusieurs reprises dans ses tentatives pour remporter une étape sur ce Tour 2014, Peter Sagan comptait bien profiter du relief accidenté du parcours de ce jeudi 17 juillet pour se refaire la cerise. En vain : le Poulidor du sprint termine encore second. L’étape a été marquée par plusieurs échappées, dont celle de l’Australien Simon Clarke qui n’est pas passé loin de l’exploit. Finalement, les sprinteurs se sont tous donné rendez-vous à 2 km de la ligne d’arrivée (enfin ceux qui restaient d’attaque) et c’est le Norvégien Alexander Kristoff de la Katusha Team qui s’est imposé, devant Sagan, donc, et le Français Arnaud Demare.

Vendredi 18 juillet : 13e étape, Saint-Étienne – Chamrousse (200 km)
Le Tour de France 2014 est-il déjà fini ? Impérial vendredi dans la première grande étape des Alpes, l’italien Maillot Jaune Vicenzo Nibali a creusé l’écart sur ses poursuivants et montré qu’il serait très difficile à déloger en remportant une troisième étape sur ce Tour. Avec Valverde et Pinot, il a poursuivi puis déposé seul et sans forcer les échappés du jour, Leopold König (NetApp-Endura) et Rafal Majka (Tinkoff-Saxo), qui complètent le podium de l’étape. L’Australien Richie Porte a craqué et laissé filé sa deuxième place, abandonnée à Valverde. Bardet est troisième et Pinot quatrième au général.

Samedi 19 juillet : 14e étape, Grenoble – Risoul (177 km)
Samedi, l’étape a été animée essentiellement par l’équipe AG2R et son leader grimpeur, Romain Bardet qui termine quatrième à Risoul, juste devant Thibaut Pinot (FDJ.fr), et derrière Rafal Majka, bouquet du jour, et Vicenzo Nibali. Les deux français se rapprochent de Valverde au classement général, quand l’italien Maillot Jaune continue de creuser l’écart.

Dimanche 20 juillet : 15e étape, Taillard – Nîmes (222 km)
Dur pour Bauer ! Dimanche 20 juillet, jour de la 15ème étape du Tour 2014, aurait pu être le jour de la plus belle échappée de cette édition... à 50 mètres près. Après une échappée de plus de 200 km, le Néo-Zélandais Jack Bauer a été rattrapé par le peloton à 50 mètres de l’arrivée. Le Norvégien Alexander Kristoff (Katusha) l’a finalement emporté au sprint devant Haussler (IAM) et Sagan (Cannondale) qui pour une fois, ne termine pas second... Le classement général ne bouge pas et les français restent bien placés, en attendant les Pyrénées.

Lundi 21 juillet : Repos

Mardi 22 juillet : 16e étape, Carcassonne – Bagnères-de-Luchon (237 km)
On commence par quoi, la bonne ou la mauvaise nouvelle ? La mauvaise : ce mardi 22 juillet à Bagnères-de-Luchon, les français sont passés à côté d’une victoire d’étape qui leur tendait les bras. Thomas Voeckler et Romain Bardet sont les deux perdants du jour : le premier a terminé second derrière l’Australien Michael Rogers au terme d’une longue échappée qu’il pouvait mener lui-même à terme, et le second a cédé sa troisième place au général. La bonne nouvelle, c’est que cette troisième place est maintenant occupée par un Thibaut Pinot de la FDJ.fr étincelant au sommet du Port de Balès (Hors-Catégorie), et qu’un français devrait terminer sur le podium à Paris, Tejay Van Garderen ayant concédé de longues minutes et glissé en 6e position. Reste à savoir qui, de Thibaut Pinot, Jean-Christophe Péraud et Romain Bardet...

Mercredi 23 juillet : 17e étape, Saint-Gaudens – Pla d’Adet (125 km)
Avec un nombre conséquent d’attaques et d’accélérations, avec un peloton fractionné à l’arrivée et des positions qui s’affirment, cette 17e étape courte mais riche en cols pour purs grimpeurs a tenu toutes ses promesses. Rafal Majka (Tinkoff-Saxoà a remporté sa deuxième étape du Tour en solitaire, devant ses compagnons d’échappée arrivés en ordre dispersé, Visconti, Nibali et Péraud. Avec plus de cinq minutes d’avance sur Valverde, Nibali semble bien accroché à son Maillot Jaune. Troisième, Thibaut Pinot reste dans la course pour le podium, mais il a vu Jean-Christophe Péraud reprendre un peu de temps sur lui et se rapprocher dangereusement au général.

Jeudi 24 juillet : 18e étape, Pau – Hautacam (145 km)
Sauf retournement de situation extraordinaire, ce sera donc Vicenzo Nibali le vainqueur du Tour de France 2014. Avec une étape de transition, un contre-la-montre et une arrivée sur les Champs qui se jouera vraisemblablement au sprint, on voit mal ce qui pourrait empêcher l’italien de monter sur la plus haute marche du podium. Et il le mérite ! Jeudi 24 juillet, bien aidé par ses poissons pilotes, le Requin a remporté sa quatrième victoire d’étape sur le Tour, une victoire de prestige au sommet d’Hautacam après avoir contrôlé les échappées sur le Tourmalet et pris son envol en solo à 11 kilomètres de l’arrivée. Thibaut Pinot termine deuxième à un peu plus d’une minute et prend la place de second au général à Valverde qui termine à près de deux minutes de Nibali.

Vendredi 25 juillet : 19e étape, Maubourguet – Bergerac (208 km)
On le saura maintenant : étape de transition ne veut pas dire partie de plaisir. Vendredi, pour la 19e étape du Tour, les coureurs n’ont pas vraiment eu le temps de digérer leur trois étapes pyrénéennes, entre les attaques et échappées longue-durée et le temps exécrable qui a provoqué notamment une belle chute en fin de parcours impliquant Peter Sagan, Romain Bardet et Jean-Christophe Péraud entre autres. Principale animatrice de la course, la Garmin-Sharp a réussi à placer son spécialiste du contre-la-montre, Ramunas Navardauskas, dans la tête du peloton. Le coureur lituanien a pris son envol en solitaire à 13 kilomètres de l’arrivée et s’impose devant les sprinteurs Degenkolb et Kristoff. Le classement général ne bouge pas.

Samedi 26 juillet : 20e étape, Bergerac – Périgueux (54 km, CLM individuel)
Ce dimanche 27 juillet, pour l’arrivée d Tour de France 2014 aux Champs-Elysées, le Maillot Jaune sera Italien (Nibali), mais le podium majoritairement français. Samedi, l’épreuve du contre-la-montre promettait de figer enfin les positions au général. Si Nibali avait une avance confortable et pouvait voir venir sans s’inquiéter, Jean-Christophe Péraud et surtout Thibaut Pinot sentaient le souffle de Valverde, à quinze secondes, sur leur nuque. Mais devant leur public, les français ont assuré : Thibaut et Pinot ont signé les 7e et 12e temps, loin derrière le vainqueur du jour, le spécialiste Tony Martin, mais devant Valverde, qui n’a pu faire mieux qu’une triste 28e position.

Dimanche 27 juillet : 21e étape, Évry – Paris (136 km)
C’est fait ! Le Tour de France 2014 s’est achevé ce dimanche 27 juillet, sur un traditionnel sprint aux Champs-Elysées remporté par Marcel Kittel devant Kristoff et Navardauskas. Le premier français, Bryan Coquard, termine 7e. Comme prévu depuis quelques étapes maintenant, c’est donc Vicenzo Nibali (Astana) qui reporte le Tour au terme d’une vingtaine bien maîtrisée. Il aura bien sûr profité des abandons des favoris, Christopher Froome et Alberto Contador, mais il aura aussi su tenir les prétendants à distance, notamment, les français de l’AG2R La Mondiale (Meilleure équipe), Jean-Christophe Péraud (2e) et Romain Bardet (6e), et Thibaut Pinot de la FDJ.fr qui complète le podium. Deux tricolores sur le podium : on n’avait pas vu ça depuis 30 ans et le duo Laurent Fignon - Bernard Hinault. Majka est Meilleur grimpeur, Sagan remporte le classement aux points et Thibaut Pinot est sacré Meilleur jeune devant Romain Bardet. Décidément, la nouvelle génération de cyclistes français, à compléter avec les vainqueurs d’étapes Blel Kadri et Tony Gallopin et le sprinteur Bryan Coquard, est particulièrement enthousiasmante. Vivement la 102e édition du Tour !


Voir ici le programme des événements sportifs à Paris.

Messages

Un message, un commentaire ?

Qui êtes-vous ?
Votre message

Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.