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Une journée à Pont-Aven dans le Finistère

Dernière mise à jour : mercredi 20 août 2014

On doit à Gaugin et à nombre de ses collègues peintres de Bretagne, le surnom de Pont-Aven : "la cité des peintres".

Située au bord de l’Aven, la rivière nous conduit à la mer par son estuaire. Autre fois, de nombreux moulins parsemaient le chemin, au point où l’on disait de Pont-Aven qu’il y avait 14 moulins et 15 maisons.

La cité est née de la révolte des bonnets rouges en 1675. Une révolte antifiscale en basse-Bretagne !

En 1794, Jacques Cambry écrivait :« Ce petit port de mer est le séjour le plus capricieux. Il est placé dans l’eau sur des rochers, aux pieds de deux monts élevés, sur lesquels sont semés d’énormes blocs arrondis de granit qui semblent prêt à se détacher. Ils servent de pignon à des chaumières, de murs à des courtils. Ces blocs descendus de la montagne gênent le cours de la rivière, qui bondit contre tant d’obstacles.
Des moulins placés sur ses rives s’en sont servis comme d’appui pour y placer l’essieu de leur rouage ; des ponts de bois les réunissent. Les coteaux d’alentour sont habités, boisés, et d’un aspect extraordinaire, singulièrement variés. Le bruit des eaux, le bruit de vingt cascades étourdissent le voyageur comme les moulins à foulon de Dom Quichotte, comme les chutes d’eau de la Suisse et de la Savoie. »

Le décors est planté pour une journée à Pont-Aven.

Tout commence par une balade dans la ville, des rues, des points de vue, des rencontres.
A l’office de tourisme, vous trouverez un guide pour organiser cette visite commentée (en juillet et août les mardi et jeudi à 11h. Rencontres et médiations du musée, toute l’année les mardi et 1 jeudi sur 2 à 14h30).

Ensuite, place à la peinture : En 1880, Pont-Aven devient le nouveau Barbizon. Des paysagistes anglais ou américains, des peintres danois. Mais en 1886, à la pension Gloanec, Paul Gauguin est venu s’installer pour l’été.

Avec la vision du sermon, Gauguin explore ce qui va devenir le synthétisme et ses trois caractéristiques :
- L’apparence extérieure des formes naturelles.
- Les sentiments de l’artiste sur son sujet.
- La pureté esthétique de la ligne, de la couleur et de la forme.
C’est Armand Jobbé-Duval qui deviendra le leader de ce mouvement qui se fera appeler "l’école de Pont-Aven".

Après avoir séjourné en Arles, Gauguin reviendra à Pont-Aven pour peindre : Le Christ jaune, Le Christ vert et La Belle Angèle. Il sera rejoint par Paul Sérusier, Meyer de Haan, Wladyslaw Slewinski, Henry Moret, Maxime Maufra et Émile Dezaunay.

3 circuits pédestres ( de 1h30 à 2h30) s’offrent à la promenade sur les pas de Gauguin, pour ceux qui ne seraient se contenter de la soixantaines de galeries ouvertes toute l’année à Pont-Aven.

Le pas fatigué, vous vous laisserez guider sur l’Aven et le Béton pour une mini croisière fluviale (billets à l’OT).

Ouvert à la méditation, la chapelle de Trémalo ouvre ses portes depuis le XVIe siècle à l’orée du bois d’Amour. Les larges allées de chênes et de hêtres accueilleront votre promenade.

Vous ne pourriez passer à Pont-Aven sans vous intéresser à ses biscuiteries et ses célèbres galettes. En juillet et août, les 2 fabriques locales Traou Mad et Penven ouvrent leurs portes aux visiteurs.


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