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À l’Espace Dali, la collection Sabater, secrétaire particulier des dernières années

Dernière mise à jour : lundi 25 juillet 2016, par André Balbo

« Monsieur Dali », comme il l’appelle, fut toujours très généreux avec lui, le couvrant de dédicaces, de dessins, accordés soit avec la régularité d’un métronome à dates fixes, Noël, le Nouvel An, les anniversaires, soit, tel un membre de la famille ou un ami très proche, pour des événements, la communion du p’tit dernier voire pour compenser l’indélicatesse d’un tiers.

Et c’est ainsi que Sabater, personnage éminemment sympathique, franc et respectueux, beau à 78 piges comme un vieil Adamo, se retrouve à la tête de la collection « Signé Dali », exposée aujourd’hui, et jusqu’au 10 mai 2012, à Espace Dali, à Montmartre. Riche d’une bonne centaine de petites œuvres de ce grand maître, attachantes, et dans lesquelles se retrouvent toutes, en rang d’oignons et comme tracées au cordeau, les préoccupations fondamentales et « paranoïaques » de celui qui fut l’un des maîtres du surréalisme. Quelques photos aussi d’un banal bonheur quotidien partagé à trois, que Gala semble protéger et embellir.

Ils s’étaient rencontrés sur la Costa Brava en 1968, à Port Lligat près de Cadaquès. Et le peintre, âgé alors de 64 ans, avait su s’attacher au quotidien la complicité protectrice, souple et lisse du jeune Enrique, certainement charmeur, distrayant et talentueux dans le « savoir vivre » de sa jeunesse. Par son charme certainement un peu aussi, et dans ses curiosités, lui qui avait été tour à tour footballeur, photographe compulsif, pilote, enfant gâté par la vie peut-être, et même intervieweur de stars.

Lors de la présentation de sa collection à la presse, Evous lui a demandé de bien vouloir mentionner à l’assistance vers quelles œuvres penchaient ses préférences, que ce soit pour des raisons affectives, artistiques, ou d’une autre nature. En fait quelles étaient celles dont il ne se séparerait pour rien au monde. Après avoir déclaré que la seule idée de voir un jour sa collection réduite ne serait-ce que d’une dédicace lui était sentimentalement insupportable, il orienta son auditoire vers « À Jordi Sabater  », où l’un des fils d’Enrique, stylisé par Dali, faisait une première communion parfaitement initiatique et pourtant pure, dans des tons à dominante bleue. Puis vers une femme élancée mais nettement callipyge, elle aussi d’un bleu plus nuancé mais colonisateur. Excellent choix, Enrique !

Personnellement, si je devais ne conserver que trois œuvres de cette collection, qui, rappelons-le, ne m’appartient en rien, je prendrais :
- « À Sabater, pour la neige de Genève », dessinée lors d’une attente à l’aéroport, où des montres molles sèchent sur l’un des parallèles d’une esquisse de mappemonde (Suisse, montres, l’association peut paraître osée, mais la facilité se mérite),
- « Paysage de l’Empordà », en illustration, qui rappelle les couleurs et les profondeurs de ses grandes toiles,
- et l’une de ces têtes de cheval, fines et racées, avec ou sans Don Quichotte, telles qu’il m’avait appris à les dessiner.

Je ne vous avais pas dit ? Adolescent, Salvador Dali m’avait montré, trait à trait, comment dessiner la tête d’un cheval. Si, si ! C’était à l’Hôtel Meurice. Et je l’avais complétement oublié. Cela m’est revenu l’autre jour à Espace Dali. La seule chose que je « sache » dessiner d’ailleurs. Merci Sabater pour l’extraction de ce curieux souvenir !

Belle année Dali, donc, que 2012 ! En novembre, le Centre Pompidou fera une grande rétrospective sur Dali, dont on ne sait encore trop rien, si ce n’est qu’elle sera extraordinaire. Nous vous en parlerons. La dernière, c’était il y a plus de 30 ans, est restée dans les annales l’exposition à ce jour la plus visitée de Beaubourg.

La collection « Signé Dali », d’Enrique Sabater, jusqu’au 10 mai 2012, Espace Dali, 11 Rue Poulbot 75018 Paris 01 42 64 40 10 / info@daliparis.com Ouvert absolument tous les jours de l’année, de 10 à 18h 11€, 6 jusqu’à 26 ans, 7 pour les seniors et les enseignants, métro Anvers (2), Abbesses ou Lamarck-Caulaincourt (12), bus 64, 80 et Montmartrobus. En funiculaire, qui se prend au niveau du métro Anvers.

Vous retrouverez dans l’article « 2012 à Paris : les grandes expositions de A à Z » les différentes expositions 2012 déjà annoncées par leurs établissements et musées, et dans l’article « Calendrier 2012 des grandes expositions à Paris », ces mêmes expositions classées par dates.

David méditant devant la tête de Goliath, d’Orazio Gentileschi, huile sur lapis-lazuli, exposition Artemisia

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André Balbo

sources : visite, Enrique Sabater, Espace Dali, Alex Doppia

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