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Angers 2017. Musées et expositions

Dernière mise à jour : mercredi 28 juin 2017, par André Balbo

Angers, située au bord de la Maine, est dans le département de Maine-et-Loire, et fait partie de la Région Pays de la Loire.


Le Musée des Beaux-Arts

Le Musée des Beaux-Arts, 14 rue du Musée - 49100 Angers, 02 41 05 38 00, www.musees.angers.fr.

Allégorie de la simulation. Lorenzo Lippi. Vers 1640. Huile sur toile. 73 x 89 cm. Legs Goury, 1886

Horaires d’hiver, pour les collections permanentes, du mardi au dimanche de 10 à 12h, et de 14 à 18h, expositions temporaires du mardi au dimanche de 10 à 18h ; horaires d’été, tous les jours, et de 10 à 18h30. Fermeture annuelle les 1er janvier, 1er mai, 1er et 11 novembre et 25 décembre. Tarifs d’entrée pour les collections permanentes ou exposition temporaire, 4 ou 3€, 6 ou 5 €.

+ Les collections. Des pépites... dont notamment des œuvres d’Ingres, Philippe de Champaigne, Chardin, Greuze, Houdon, Lippi, Brueghel...

+ Du 10 juin au 27 septembre 2017. Olivier Supiot, une BD au musée

Olivier Supiot, auteur angevin de bande dessinée, le temps de la saison estivale. Une vingtaine de ses planches, issues de l’album « Le Cheval qui ne voulait plus être une œuvre d’art », ponctuent le parcours permanent du musée.

Si la bande dessinée raconte les aventures du cheval blanc de Géricault au sein du musée du Louvre, l’exposition d’Olivier Supiot se dévoile au fil d’une déambulation dans les salles du musée des Beaux-Arts.

Tels des miroirs, les dessins originaux de l’auteur sont présentés aux côtés des œuvres des collections : peintures anciennes et modernes, dessins du XIXe siècle contemporains de Géricault, objets d’art antiques et médiévaux, européens ou extra-européens. De ces rencontres naissent des confrontations visuelles et des rapprochements formels autour d’un bestiaire imaginaire.

Cette exposition est le fruit d’un partenariat entre Olivier Supiot, les musées d’Angers, « Librairies passion », association de librairies angevines organisatrice de la Fête du livre d’Angers, Delcourt et Louvre éditions, co-éditeurs de la bande dessinée.

Un carnet de croquis et des cartels invitent les enfants à observer les œuvres et à dessiner dans les salles du musée.

Du mardi au dimanche de 10h à 18h. 6 ou 4€ (entrée du musée comprise).


Le Musée Jean-Lurçat et de la tapisserie contemporaine

Le Musée Jean-Lurçat et de la tapisserie contemporaine. 4, boulevard Arago, 49100 Angers, 02 41 24 18 45 / 18 48.

+ L’Hôpital Saint-Jean, qui abrite le musée, est un édifice majeur de l’art gothique de l’Ouest de la France, l’un des derniers exemples remarquablement conservé des grands ensembles hospitaliers créés au XIIe siècle, et un monument exceptionnel du patrimoine angevin.

Son pignon est flanqué de larges contreforts plats qui rythment la façade. Les matériaux de construction sont caractéristiques de la région : schiste pour les soubassements et tuffeau appareillé en élévation. Devant la porte une galerie couverte a été ajoutée au XVIIe siècle. L’entrée actuelle donne directement accès à la salle des malades du XIIe siècle.

La finesse et l’élégance de l’intérieur contrastent avec la force et la sévérité de la façade. Vaste halle de 60m de long sur 22,50 de large, la salle des malades est divisée en trois nefs égales. Les ogives, pénétrantes, soutiennent les voûtes fortement bombées. Ces voûtes particulières aux pays de la Loire font l’originalité du gothique angevin dit aussi gothique Plantagenêt.

Une apothicairie des XVIIe/XVIIIe siècle présente un remarquable ensemble de céramiques de cette époque, ainsi qu’un exceptionnel pot à thériaque en étain réalisé par un maître angevin.

L’Hôpital Saint Jean comprend, aujourd’hui, une grande salle des malades qui abrite depuis 1967 le Chant du Monde de Jean Lurçat, un cloître, et une chapelle attenants, un grenier et ses caves un peu plus haut sur la butte.

Les espaces muséaux ouverts au public sont la grande salle et le cloître.

Le cloître attenant date, comme la grande salle des malades, des années 1180. Seule l’aile Sud est du XVIe siècle. La chapelle (qui ne se visite pas) est du XIIIe siècle.

+ Jean Lurçat. Grâce à l’importante donation de Simone Lurçat en 1988 et à une politique d’achats réguliers, le musée présente un ensemble d’œuvres de Jean Lurçat (Bruyères, 1892 - Saint-Paul-de-Vence, 1966), dont quelques grands tableaux de l’artiste. Une présentation chronologique permet de suivre l’évolution de sa peinture (Smyrne II), et d’aborder les principaux mouvements qui ont animé l’art de la première moitié du XXe siècle, notamment le cubisme et le surréalisme.

Jean Lurçat est l’un des acteurs majeurs du mouvement de la " Renaissance de la tapisserie française " d’Après-guerre. Dès les années 1910-1920, il s’intéresse au mural et à la tapisserie en faisant réaliser des canevas à l’aiguille. Il met au point différentes techniques dont celles du carton numéroté ou du tissage à gros points qui permet une bonne transcription des cartons par l’atelier chargé de les exécuter. Il revendique un langage spécifique pour la réalisation du carton : l’écriture et les contours doivent être simplifiés, s’appuyant en cela sur l’étude et la connaissance de la tapisserie médiévale.

Le Chant du monde, un ensemble épique, symbolique et humaniste de 10 tapisseries monumentales (347m2) de Lurçat, réalisé à partir de 1957 à Aubusson, est un hommage à l’Apocalypse médiévale, du château d’Angers.

Les œuvres de deux autres grandes figures de la tapisserie contemporaine peuvent être visitées à ce musée : celles de Thomas Gleb (Lods, 1912 - Angers, 1991), et celles du Catalan Josep Grau-Garriga (Sant Cugat del Valles - Saint-Mathurin-sur-Loire, 2011).

"Concretizacion I", 1972

La période des années 1960, particulièrement riche chez lui, est bien représentée dans cette donation.

C’est à cette époque que l’artiste renoue avec sa culture vénézuélienne enrichie par l’informalisme français.

Les années 1970-1990 sont représentées par deux tableaux quand l’artiste faisait tisser des tapisseries.

L’exposition est complétée par le prêt d’œuvres de collections publiques et privées, ainsi que par la tapisserie Grosse tête, tissée par l’Atelier 3 à Paris et acquise par les musées d’Angers.

+ Du 10 juin 2017 au 7 janvier 2018. Libres comme l’art

Armelle Blary, "Daphné" (Punk Lady), 2016, métal, ouate, toile, coton, 12 x 12 x 6 cm

Pour sa 8e édition à Angers, exposition de la XIe triennale internationale des mini-textiles. Le thème retenu et proposé par l’artiste Pierre Daquin est "Libres comme l’art".

Chaque artiste présente une œuvre faite à partir de fil ou de l’idée de fil, dont la dimension ne doit pas excéder 12 x 12 x 12 cm, en surface ou en volume. Ce format particulièrement petit a été une gageure technique et artistique pour les 460 candidats qui se sont présentés, dont 39% étaient français, et 61% étrangers. Ces chiffres soulignent le caractère international de cette manifestation.

69 œuvres ont été retenues par un jury qui s’est réuni en novembre 2016. Il est composé de Catherine Beloni (artiste), Pierre Daquin (artiste), lluis Campins (directeur du musée Sant Cugat en Espagne), Françoise de Loisy (conservateur en chef aux musées d’Angers), Yves Sabourin (inspecteur de la création artistique chargé de mission pour le textile et l’art contemporain auprès du ministère de la Culture et de la Communication), Carole Simard-Laflamme (artiste) et Arlette Vermeiren (artiste).

Agnete Simoni Mortensen, "Attraper les nuages", 2016, lin, 12 x 11 x 5 cm

Parallèlement à la présentation de cette nouvelle triennale internationale des mini-textiles, les dernières acquisitions de la précédente triennale "Too web or not to web / Trop de toiles ou pas" sont exposées. Ces acquisitions constituent un ensemble de 22 œuvres, dont 5 généreuses donations. Elles viennent accroître un fonds muséal déjà riche de plus d’une centaine de "petites" œuvres.


La Galerie David d’Angers

La Galerie David d’Angers.

+ Le lieu. Une première chapelle fut édifiée au XIe siècle pour offrir aux pauvres sans cimetière paroissial un lieu d’inhumation. Le tracé en est restitué par un jeu d’ardoises au sol, à l’intérieur.

L’abbatiale Toussaint fut construite au XIIIe siècle par les chanoines de Saint-Augustin. Les murs en tuffeau et les voûtes particulières à l’Anjou, très bombées, donnaient une impression de légèreté et d’harmonie. À l’origine, le plan était en forme de T, le chœur, avec la grande rose du pignon Est a été ajouté dans le style gothique au XVIIIe siècle.

Au XVIIe siècle, la communauté augmentant, furent construits les bâtiments conventuels dont demeurent le logis du prieur et le cloître. À la Révolution, les bâtiments furent confisqués et affectés aux réserves de l’armée. Peu à peu, l’abbatiale devint une ruine, envahie par la végétation ; y sont déposés les tombeaux et fragments lapidaires découverts lors des travaux d’urbanisme dans la ville, formant un musée à ciel ouvert.

En 1980, la Ville d’Angers décide de la réhabiliter. L’architecte en chef des Monuments Historiques, Pierre Prunet, propose de mettre en valeur les matériaux locaux (ardoise, tuffeau, schiste ardoisier), en adjoignant, sans les masquer, des matériaux contemporains (bois, béton, verre). Son idée est de restituer le volume intérieur des voûtes tout en baignant l’édifice de la lumière du jour, afin d’y exposer l’exceptionnel ensemble des sculptures de David d’Angers. Verrière et larges baies visent à assurer une lecture subtile des petits bas-reliefs aux volumes forts et contrastés des rondes-bosses.

+ Les collections. La galerie David d’Angers renouvèle régulièrement leur accrochage dans l’espace situé au rez-de-chaussée et au 1er étage de la mezzanine.

Après l’exposition consacrée aux dessins de David d’Angers pour le décor du théâtre de l’Odéon en 2014 et celle consacrée aux liens entre l’art du portrait de l’artiste et les théories de phrénologie en 2015, les vitrines, conçues initialement pour présenter par roulement les œuvres de format plus petit, font par exemple l’objet d’une nouvelle présentation, pour inviter le visiteur à porter un regard neuf sur la production du sculpteur.

Il s’agit de revenir sur les étapes de la carrière de David, sur l’importance des monuments publics et commémoratifs dans son œuvre et sur son art du portrait. Une partie est également consacrée aux techniques de la sculpture au XIXe siècle : des esquisses, réalisées au crayon, en terre cuite ou en cire, aux multiples de marbre ou de bronze.

Au 1er étage de la mezzanine, de nouveaux socles permettent de mieux mettre en valeur les bustes du grand sculpteur angevin. En 2016, un espace de dessin a été mis à disposition du public.

+ David d’Angers (Angers, 1788 - Paris, 1856). Fils d’un sculpteur-ornemaniste, le jeune Pierre-Jean David est remarqué à l’école de dessin d’Angers. Il s’installe à Paris pour suivre la formation de l’école impériale des Beaux-Arts en 1808 où il fréquente l’atelier du sculpteur Philippe-Laurent Roland. Puis il intègre l’atelier du peintre Jacques-Louis David. Il est reçu premier au concours du prix de Rome en 1811. Il séjourne en Italie pendant 4 ans et y découvre l’art antique, qui le marque profondément. Dès son retour à Paris en 1816, il se mêle aux courants artistiques et politiques de son temps et se fait remarquer au Salon.

Á partir de 1811, en remerciement de la pension que lui avait accordée la ville d’Angers pour ses études, il envoie ses œuvres, la plupart sous forme de modèle d’atelier en plâtre, au musée des Beaux-Arts de la ville, ce qui explique l’importance du fonds angevin consacré au sculpteur.

Le Grand Condé pour le Pont Louis-XVI (actuellement pont de la Concorde, à Paris), le monument dédié à Bonchamps inauguré en 1825 à Saint-Florent-le-Vieil, puis celui au général Foy au cimetière du Père Lachaise (Paris) lui apportent le succès officiel. Il est élu membre de l’Institut et nommé professeur à l’École des beaux-arts de Paris en 1826. Passionnément attiré par les grandes figures de son temps, il parcourt la France et l’Europe pour modeler les bustes des contemporains du monde qu’il admire. Ils sont issus du monde politique, littéraire ou artistique. La réalisation de l’arc de triomphe de Marseille, inauguré en 1835, et du fronton du Panthéon, exécuté entre 1830 et 1837, le consacrent comme sculpteur officiel. Les commandes affluent et il réalise une quarantaine de sculptures monumentales pour différentes villes françaises.

Dès 1839, une galerie qui lui est consacrée est inaugurée au musée des Beaux-Arts d’Angers. Républicain convaincu, ardent défenseur des droits de l’homme, il s’est engagé par ses écrits, par le choix des personnages qu’il a représentés et par son action politique. Il participe à la révolution de 1848 mais doit s’exiler en 1851. Il ne rentre en France que peu de temps avant sa mort à Paris en 1856.

C’est en 1984 que fut inaugurée par François Mitterrand, Président de la République, la galerie David d’Angers dans l’abbatiale Toussaint rénovée par l’architecte Pierre Prunet.

+ L’œuvre exposée. L’œuvre de David d’Angers se trouve disséminé en France, en Europe et aux États-Unis. Le grand intérêt de la galerie à Angers est de montrer la presque-totalité de ses sculptures monumentales sous forme de modèles d’atelier en plâtre, qui sont l’étape préparatoire à l’œuvre définitive, celle-ci étant coulée en bronze ou sculptée en marbre ou en pierre. Les plâtres d’atelier transmettent intimement la pensée et les gestes de l’artiste, y compris ses hésitations. Généralement, ils sont détruits après la réalisation finale.

Dans la nef sont exposées 23 statues monumentales, dont Jean Bart pour Dunkerque et Gutenberg pour Strasbourg… ainsi que le magistral Marquis de Bonchamps pour son tombeau à Saint-Florent-le-Vieil. Sur le modèle au tiers du Fronton du Panthéon sont représentés les personnages qui, selon David, incarne la phrase républicaine « Aux grands hommes, la Patrie reconnaissante ».

Dans l’ancien chœur de l’église, sous la mezzanine (structure architecturale et muséographique qui n’altère pas le monument historique), sont présentées les œuvres de plus petites dimensions mais tout aussi importantes pour comprendre l’œuvre du sculpteur (La Jeune Grecque), ainsi que ses productions de jeunesse.

David d’Angers, puis sa famille (notamment sa fille, Hélène Leferme), ont donné cet ensemble au musée de sa ville natale. Plus de 3900 dessins s’ajoutent aux médaillons, bustes, statuettes et statues ici exposés.


Voir aussi :
Nantes,
Angers, Les Sables-d’Olonne, Saint-Nazaire.

André Balbo

sources : visites, musées, presse...

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