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Courrières, la mine de l’horreur, un 10 mars

Cet événement reste dans les mémoires de toute une région. La Catastrophe de Courrières, une tragédie aux répercussions durables.

Le même jour en 1906, non loin de Lens, avait lieu la Catastrophe de Courrières, soit la deuxième plus importante tragédie minière de tous les temps. Plus de mille mineurs furent tués dans l’explosion accidentelle d’un nuage de particules inflammables - phénomène nommé "coup de poussier" - dans plusieurs fosses d’un gisement de de charbon exploité par la Compagnie des mines de Courrières, détruisant une centaine de kilomètres de galeries. Au-delà de la tragédie en elle-même, déjà insupportable, la gestion de l’événement par la Compagnie accentua les contestations qui suivirent : en abandonnant les recherches pour retrouver des survivants trois jours seulement après, et en condamnant plusieurs galeries afin de préserver le gisement, la Compagnie s’attira les foudres de l’opinion publique. Une grève monumentale débuta le 13 mars et déboucha sur une crise politique et sociale qui, elle-même, fut à l’origine de l’instauration en France du repos hebdomadaire obligatoire toujours en vigueur. A noter que malgré l’arrêt des recherches, un groupe de treize survivants parvint à retrouver son chemin dans le noir le plus complet et par ses propres moyens, vingt jours après l’explosion, un miracle qu’accomplira seul Auguste Berthou quatre jours plus tard, après avoir erré près d’un mois à plus de 300 mètres de profondeur et parmi les fumées toxiques...