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Distribution de billets annulée à Paris : dégradations et neuf gardes à vue

Dernière mise à jour : dimanche 15 novembre 2009, par Adele

Selon la préfecture de police, 10 personnes ont été interpellées et 9 placées en garde à vue après ces incidents. Le ministère de l’Intérieur a décidé de porter plainte après les dégradations.

La distribution gratuite de billets de banque aux passants qui devait se dérouler hier a été annulée "pour des raisons de sécurité". L’engouement avait dépassé les organisateurs de l’opération.
"Nous nous sommes aperçus que la sécurité va être difficile à assurer. Par conséquent j’ai décidé d’annuler toutes les distributions publiques d’argent pour l’instant", a déclaré Jean-Baptiste Descroix-Vernier, président de la société Rentabiliweb, maison mère du site internet Mailorama.fr et qui organisait cette action.

Le rendez-vous avait été donné au public en fin de matinée place Joffre, entre l’Ecole militaire et la Tour Eiffel.
À l’annonce de l’annulation de l’opération, certaines des 5000 personnes
massées au lieu de rendez-vous, ont réagit violemment.

Déçus, de nombreux jeunes ont commencé à lancer des projectiles sur des voitures, des enseignes et des vitrines à proximité du Champ de Mars, au carrefour de l’Ecole militaire. Des forces de police ont pris position dans le quartier. Une voiture a été retournée, et les forces de police ont été la cible de jets de projectiles. Une dizaine de personnes ont été interpellées suite à ces incidents qui ont pris fin vers 14h30.

Le ministère de l’Intérieur a décidé de porter plainte après les dégradations.
Le ministère de l’Intérieur a annoncé son intention de "déposer plainte" contre l’organisateur, selon la Préfecture de Police (PP) de Paris. La maire UMP du 7e arrondissement de Paris, Rachida Dati, a demandé de son côté au maire de la capitale, Bertrand Delanoë, de "porter plainte". Le maire de Paris s’est dit "surpris de cette demande," puisqu’à Paris, "la sanction des troubles à l’ordre public relève du préfet de police" a-t-il rappelé. Mais il a dénoncé "de la manière la plus ferme une opération choquante [...] qui a provoqué de regrettables débordements" et s’est "assuré que le ministère de l’Intérieur avait bien pris toutes les dispositions afin de poursuivre l’auteur de cette opération particulièrement contestable".

Les organisateurs rejettent la responsabilité sur la préfecture
La société organisatrice de l’événement "déplore" les événements mais refuse d’endosser la responsabilité des débordements. Selon une information Le Parisien, la société Rentabiliweb (maison mère de Mailorama) assure que "Maillorama avait reçu l’autorisation formelle et écrite d’organiser la manifestation". "C’est donc à la suite d’un changement d’avis de la préfecture, et à la demande expresse des services de police, que Rentabiliweb a décidé d’annuler une opération qui avait été, de son coté, montée avec toutes les précautions, toutes les garanties de bon déroulement et tout l’esprit de responsabilité requis en pareille circonstances", indique ainsi Rentabiliweb dans un communiqué envoyé samedi.

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