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Exposition de la photographe Florence Henri, miroir des avant-gardes, au Jeu de Paume

Dernière mise à jour : lundi 6 mai 2019, par Expositions

Du 24 février au 17 mai 2015, au Jeu de Paume, plus de 130 tirages d’époque de Florence Henri : autoportraits, compositions abstraites, portraits d’artistes, nus, photomontages, photocollages, photographies documentaires prises à Rome, Paris, et en Bretagne.

Dans sa jeunesse, Florence Henri (1893-1982) étudie et pratique la musique en tant que pianiste de concert, puis la peinture en Angleterre et en Allemagne. En 1919, alors qu’elle est étudiante à l’Académie des Beaux-Arts de Berlin, elle rencontre l’écrivain et historien Carl Einstein et se lie d’amitié avec plusieurs représentants de l’art d’avant-garde, dont Hans Arp, Adrian Ludwig Richter, John Heartfield et Lázló Moholy-Nagy. Elle suit des cours au Bauhaus de Weimar auprès de Paul Klee et de Wassily Kandinsky.

En 1924, après qu’elle ait vécu en Silésie, à Munich, Vienne, Rome et surtout Berlin, elle s’installe à Paris où elle fréquente l’Académie de Montparnasse, dirigée par André Lothe, puis l’Académie moderne fondée par Fernand Léger et Amédée Ozenfant.

En 1927, sous l’effet d’une visite au Bauhaus de Dessau, elle abandonne la peinture pour la photographie, pour laquelle elle se fera une place incontestable parmi les avant-gardes jusqu’au début des années 1940.

Femme aux cartes, 1930, Florence Henri. Épreuve gélatino-argentique d’époque, 39 x 28,5 cm. Collection particulière, courtesy Archives Florence Henri, Gênes. © Florence Henri / Galleria Martini & Ronchetti

La photographie lui permet d’expérimenter de nouvelles relations à l’espace, notamment par l’introduction répétée et déclinée de miroirs et d’autres objets dans ses compositions.

De la fin des années 1920 au début des années 1930, trois expositions mythiques dans l’histoire de la photographie européenne se tiennent en Allemagne. Elles permettent de rendre compte de l’essor des nouveaux concepts en photographie et de la rupture avec la tradition.

"Fotografie der Gegenwart" a lieu au Museum Folkwang à Essen en 1929. "Film und Foto" ("FiFo") est organisée la même année par le Deutscher Werkbund à Stuttgart. Cette exposition est le point culminant du mouvement de la Nouvelle Vision (Das Neues Sehen) promu, entre autres, par László Moholy-Nagy.

Enfin, "Das Lichtbild", qui a lieu à Munich, en 1931, consacre le triomphe de la Nouvelle Objectivité (Die Neue Sachlichkeit), représentée par Albert Renger-Patzsch.

Florence Henri, qui présente un nombre important de tirages dans ces trois expositions, se voit ainsi donc reconnue pour sa production photographique dans cette période fondamentale et charnière où ce medium servit à libérer la vision de l’homme et l’ouvrait à de nouvelles expériences.

Le studio que Florence Henri ouvre à Paris en 1929, rivalise avec celui de Man Ray, qu’elle rencontre bien sûr, comme Germaine Krull et André Kertész. Elle donne des cours de photographie que fréquentent notamment Lisette Model et Gisèle Freund.

En dépit de la place centrale qu’occupe son œuvre dans le milieu photographique de l’avant-garde de la fin des années 1920 et de sa renommée comme portraitiste à Paris, et bien qu’elle ait publié ses photographies dans de nombreuses revues illustrées de l’époque – Arts et Métiers, Lilliput, etc. –, l’œuvre de Florence Henri demeure largement méconnue.

Elle reviendra à la peinture après la Seconde Guerre mondiale.

Jeanne Lanvin, 1929, Florence Henri. Épreuve gélatino-argentique d’époque, 36,7 x 28,7 cm. Collection particulière, courtesy Archives Florence Henri, Gênes © Florence Henri / Galleria Martini & Ronchetti

Ce commentaire de László Moholy-Nagy (in "Zu den Fotografien von Florence Henri", i10 , n° 17-18, Amsterdam, 20 décembre 1928) illustre très clairement la position de Florence Henri : « Avec les photographies de Florence Henri, la pratique de la photographie aborde une nouvelle phase d’une toute autre ampleur que ce qu’il aurait été possible d’imaginer jusque-ici. Au-delà de la composition documentaire, précise, exacte, des photographies définies à l’extrême, la recherche de l’effet de lumière est abordée non seulement dans les photogrammes abstraits, mais aussi dans les photographies de sujets concrets. Toute la problématique de la peinture manuelle est assumée dans le travail photographique et, à l’évidence, se trouve considérablement élargie par le nouvel instrument optique. En particulier les images réfléchies et les rapports spatiaux, les superpositions et les intersections qui sont explorés dans une perspective et avec un point de vue inédits. »

Le Jeu de Paume présente un vaste panorama de la production de cette photographe, développée entre 1927 et 1940, qui comprend aussi bien ses fameux autoportraits au miroir, compositions abstraites, natures mortes, portraits d’artistes, nus, images fragmentées, photomontages, photocollages, que des photographies documentaires prises à Rome, à Paris et en Bretagne.

L’exposition est constituée principalement de tirages d’époque ainsi que de quelques documents et publications.

La commissaire est Cristina Zelich.

Florence Henri. Miroir des avant-gardes, 1927-1940, du 24 février au 17 mai 2015 au Jeu de Paume, 1 place de la Concorde, 75008 Paris, Métro Concorde 10 ou 7,5 €, ouvert le mardi (nocturne) de 11 à 21h ; du mercredi au dimanche de 11 à 19h. Fermeture le mardi. 10 ou 7,50€.

Voir également aux mêmes dates l’exposition Taryn Simon.

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Vous retrouverez dans l’article Les Grandes Expositions 2015 à Paris de A à Z les différentes expositions annoncées par leurs établissements et musées.

Frederic Leighton (1830–1896) Crenaia, the nymph of the dargle, ca. 1880 Huile sur toile 76.2x26.7 cm Colección Pérez Simón, Mexico © Arturo Piera, Musée Jacquemart-André 09/13-01/14

Dans Calendrier 2015 des grandes expositions à Paris, ces mêmes expositions sont classées par dates.

Nous nous efforçons de tenir ces articles à jour, et nous vous remercions des suggestions, précisions, ajouts et corrections que vous pourriez apporter à ces programmes.

Nous vous indiquons chaque semaine les nouveautés, les expositions qui fermeront bientôt leurs portes, et... nos préférences dans : LA SEMAINE des expositions et musées : que faire à Paris du....

Enfin, contre l’actualité artistique qui chasse ce que l’on se croyait capable de retenir, les catalogues d’expositions peuvent avoir, quand ils sont faits avec exigence, un rôle certain à jouer.

Comme les autres années (2014, 2013, 2012), nous établissons au fur et à mesure notre sélection dans l’article Paris 2015 : LES MEILLEURS CATALOGUES d’expositions de Paris.

Nous vous proposons aussi une sélection d’expositions et de festivals dans les villes françaises suivantes :
Angoulême - Arles - Avignon - Bordeaux - Dijon - Grenoble - Ile-de-France - Lens - Lille - Lyon - Marseille - Metz - Montpellier - Nantes - Nice - Ornans - Rennes - Rodez - Rouen, Le Havre - Saint-Étienne - Strasbourg - Toulouse - Tours

De même nous avons commencé :
Les Grandes Expositions 2016 à Paris de A à Z
Calendrier 2016 des grandes expositions à Paris
peuvent déjà être consultés sur Évous.fr... et complétés, si vous disposez de plus d’informations que nous !

Et juste quelques musées et expositions pour Bruxelles, Genève, Bâle, Amsterdam, Londres, Madrid, Milan, et Venise.

André Balbo

sources : Visite, Jeu de Paume, Wikipédia

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