evous
repérez, proposez, partagez

Accueil > Arrondissements de Paris > Paris 7e > Actualités, Paris 7e > Sorties, Paris 7e > Expositions, Paris 7e > Évènements et expositions au Musée de l’Armée > Exposition Napoléon à Sainte-Hélène

Exposition Napoléon à Sainte-Hélène

Dernière mise à jour : mercredi 15 juin 2016, par André Balbo

Du 6 avril au 24 juillet 2016 au musée de l’Armée.

18 juin 1815, la défaite de Waterloo face aux forces de la 7e Coalition, clôt définitivement l’épisode du Premier Empire. Et Napoléon Ier, vaincu, s’en étant remis "à l’honneur des Anglais", se voit imposer sa seconde abdication... et le chemin de l’exil.

Toujours inquiète d’un éventuel retour de l’homme des Cent-Jours, et pour qu’il ne puisse plus "nuire au repos du monde", l’Angleterre choisit comme lieu de retraite pour l’Empereur la petite île de Sainte-Hélène au milieu de l’océan Atlantique, hérissée de récifs hostiles.

C’est fini : Napoléon Ier à Sainte-Hélène. Oscar Rex (1857-1929), huile sur toile © Musée national des châteaux de Malmaison et Bois-Préau

Napoléon, avec ses plus fidèles compagnons y seront débarqués par le vaisseau Northumberland. Il s’installe sur l’île au pavillon des Briars chez les Balcombe, en attendant que l’on apprête, à Longwood House, le modeste logis où il finira ses jours, presque 6 ans plus tard, le 5 mai 1821.

Saint-Hélène est une île volcanique escarpée, disposant de peu de lieux pour y accoster, et de ce fait, facile à surveiller et à défendre. Longwood sera cédée à la France en 1858, sous Napoléon III, par la Reine Victoria. Elle fait partie des domaines français de Sainte-Hélène.

Sainte-Hélène nous parle de l’histoire et du pouvoir, mieux, peut-être, que tout autre endroit saturé de symboles. Par la simple juxtaposition d’objets modestes, dont la médiocrité rappelle quotidiennement la dureté du châtiment infligé, et de pièces prestigieuses provenant des palais impériaux : résumé saisissant de la situation de l’exilé qui s’efforce de rester lui-même en un lieu et dans un décor qui lui rappellent qu’il est déjà un autre, au moins aux yeux de ses geôliers.

Le gouverneur de l’île le fera appelé "général Bonaparte" lui refusant le titre d’empereur, lui confisquera ses armes, et censurera son courrier.

À Sainte-Hélène, Napoléon, qui a mieux lu Jules César que personne, entend écrire l’histoire par les mots après l’avoir écrite à coups d’épée, de lois et de décrets pendant plus d’une décennie.

Sous nos yeux, par un étonnant renversement, le vaincu glorieux prend ainsi une revanche éternelle sur la cohorte de ses vainqueurs réduits au rang de comparses, voire de figurants.

Sainte-Hélène — Mort de Napoléon. Tableau de Steuben.

Organisée autour de l’opération exceptionnelle de restauration des meubles de Longwood House, l’exposition "Napoléon à Sainte-Hélène.

La conquête de la mémoire" offre au public français l’occasion unique de venir contempler le mobilier qui entourait l’Empereur au moment de sa mort. Les vestiges impériaux, que Napoléon a réussi à emporter avec lui, entrent en résonance avec la précarité de sa condition de prisonnier. Que reste-t-il de l’Empereur, que reste-t-il de l’homme ?

Napoléon se lance alors dans sa dernière conquête, celle de la postérité et il fait de Sainte-Hélène le lieu de l’écriture de la légende, dès avant sa mort, le 5 mai 1821.

Cette exposition produite par le musée de l’Armée, est organisée avec le soutien de la Fondation Napoléon, du ministère des Affaires étrangères et du Développement international, des Domaines nationaux de Sainte-Hélène, du musée national des châteaux de Malmaison et Bois-Préau et du gouvernement de Sainte-Hélène, ainsi que du CIC, grand partenaire du musée de l’Armée.

Les commissaires sont Émilie Robbe et Michel Dancoisne-Martineau, assistés d’un comité scientifique présidé par le professeur Mascilli-Migliorini.

Napoléon à Sainte-Hélène. La conquête de la mémoire, du 6 avril au 24 juillet 2016 à l’Hôtel national des Invalides, musée de l’Armée, tous les jours de 10 à 18h. Nocturne le mardi jusqu’à 21h. Fermeture le 1er mai. 8,50€ exposition seule, 12€ exposition et collections permanentes. Gratuit aux – de 18 ans.


***

Vous retrouvez comme chaque année dans LES GRANDES EXPOSITIONS 2016 à Paris de A à Z les différentes expositions annoncées par leurs établissements et musées.

Frederic Leighton (1830–1896) Crenaia, the nymph of the dargle, ca. 1880 Huile sur toile 76.2x26.7 cm Colección Pérez Simón, Mexico © Arturo Piera, Musée Jacquemart-André 09/13-01/14

Dans CALENDRIER 2016 des grandes expositions à Paris ces mêmes expositions sont classées par dates.

Dans la série Toutes les expositions 2016 dans les plus grands musées de Paris... lire également :
Au musée du Louvre, au Centre Pompidou, au Grand Palais, au musée d’Orsay, au musée d’Art moderne de la Ville de Paris, au Jeu de Paume, au Palais de Tokyo, à la Bibliothèque nationale de France, au musée du Quai Branly, au musée des Arts décoratifs, à la Fondation Cartier pour l’art contemporain, au musée Guimet, et au musée Galliera.

Nous nous efforçons de tenir ces articles à jour, et nous vous remercions des suggestions, précisions, ajouts et corrections que vous pourriez être amenés à apporter à ces programmes.

Nous vous indiquons chaque semaine les nouveautés, les expositions qui fermeront bientôt leurs portes, et... nos préférences, car on ne se refait pas : Paris Expos Hebdo : Nouveautés, Conseils, Derniers Jours.

Contre l’actualité artistique qui chasse ce que l’on se croyait capable de retenir, les catalogues d’expositions peuvent avoir, quand ils sont faits avec exigence, un rôle certain à jouer.

Nous établissons, au fur et à mesure de leur publication, notre sélection des catalogues d’expositions 2016 de Paris, comme nous l’avons fait les années précédentes : 2015, 2014, 2013, 2012.

Le catalogue de l’exposition "Napoléon à Sainte-Hélène. La conquête de la mémoire" fait partie de notre sélection 2016 des catalogues d’expositions de Paris.

Vous pouvez consulter quelques dizaines de présentations d’artistes, classées de A à Z.

Nous vous proposons aussi une sélection de musées et d’expositions dans les villes françaises suivantes, que nous nous efforçons de tenir assez régulièrement à jour :
Angoulême - Arles - Avignon - Bordeaux - Dijon - Grenoble - Ile-de-France - Lens - Lille - Lyon - Marseille - Metz - Montpellier - Nantes - Nice - Ornans - Rennes - Rodez - Rouen, Le Havre - Saint-Étienne - Strasbourg - Toulouse - Tours

Et juste des musées et expositions temporaires pour quelques villes étrangères : Amsterdam, Berlin, Bâle, Bruxelles, Genève, Londres, Madrid, Milan, et Venise.

André Balbo

sources : musée de l’Armée, Wikipédia

Un message, un commentaire ?

Qui êtes-vous ?
Votre message

Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.