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Exposition chamanes et divinités de l’Équateur précolombien

Du 16 février au 15 mai 2016 au musée du Quai Branly.

Quand Pachamama, la Terre, était considérée comme la mère nourricière, allant au devant et pourvoyant aux besoin des hommes... Quand les êtres humains se devaient de la traiter avec respect et honneur, et d’être son protecteur...

Passeur de traditions, le chamane présidait les rites, les cérémonies et certaines des fêtes, assurant ainsi l’ordre spirituel et social, et une forme de cohésion de la communauté, dans l’Amérique précolombienne comme dans de nombreuses autres sociétés.

Jaguar solennel avec ornementations et cônes latéraux. Culture La Tolita (400 av. J.-C. - 400 ap. J.-C.). Les cônes symbolisent la clairaudience, et la queue sert de balancier. Parmi les animaux sacrés, le jaguar occupait une place à part. Du fait de son adaptabilité, il pouvait représenter différents plans. On l’associait le plus souvent à un symbole solaire, lié à la fertilité des champs. Il personnifiait aussi une divinité céleste, associée à la tempête, au tonnerre et à la pluie. Sa capacité à évoluer de nuit le rattachait également à l’inframonde nocturne. Tout cela en faisait le grand messager des esprits.

Prêtre dont il était préétablit qu’il était détenteur de pouvoirs surnaturels, il exerçait parfois des fonctions politiques, et le fait qu’il soit ordonnateur d’une multitude de rites et de cérémonies ponctuait le calendrier annuel et confortait, saison après saison, son pouvoir sur la communauté.

Si l’on retrouve le chamane sur des territoires de la planète multiples et variés, la place comme la thématique du chamanisme restent indissociables de l’histoire des civilisations de l’Équateur préhispanique.

Reflet totémique de la pensée et de la philosophie des peuples ancestraux, son système de croyances a présidé à la construction du monde social, économique et politique de ces populations. Et sa prégnance sur ces civilisations fut et est telle que les habitudes, les valeurs et les savoirs font aujourd’hui partie d’un legs plurimillénaire, et ont été transmis aux peuples de l’actuel Équateur.

Ce sont en général invariablement les savoirs de 3 domaines qui valorisent le chamane : la santé, la reproduction et le lien avec "l’autre monde".

Homme-caïman adossé à un récipient. Culture Jama Coaque (350 av. J.-C. - 400 ap. J.-C. Céramique.

Qu’il s’agisse de rituels de guérison, de fertilité ou d’initiation, leur but ils avaient pour but de rétablir la connexion entre les différents niveaux de l’espace cosmique : le monde extérieur ou céleste (les astres), l’inframonde ou monde intérieur (peuplé de défunts et d’esprits) et, au milieu, la Terre-mère ou Pachamama, le monde terrestre des êtres humains et des animaux. Une mission de médiateur social en somme, attribuée dès l’enfance, entre le commun du peuple et les divinités, puissants animaux ou êtres mythiques.

L’exposition présente en 265 objets ou œuvres l’apogée de l’ère des chamanes dans les cultures Chorrera, Bahia, Jama Coaque, et La Tolita, au Centre-Nord de l’actuel Équateur.

Masque anthropomorphe. Culture La Tolita (400 av. J.-C. - 400 ap. J.-C.). Or

Ils offrent des artéfacts de ces pratiques qui embrassaient mysticisme, interprétations des phénomènes cosmiques, mythologies et rites ou rituels sociaux et politiques.

Représentations fortes des animaux ou créatures mythiques, chimères et mélanges de messages et d’injonctions, dont l’homme-jaguar de la culture Jama Coaque, caïman mythique à quatre yeux, ou personnages mi-serpent mi-aigle de la culture La Tolita.

Parures pectorales, colliers, bracelets en or, objets de rituels, sacrificiels, musicaux ou de libations rituelles et hallucinogènes rendent compte des modalités qu’empruntait le chamane pour accéder au monde des esprits et des animaux sacrés...

Bouteille avec représentation d’un prisonnier. Culture Bahia (500 av. J.-C. - 500 ap. J.-C)

Le commissariat de l’exposition a été assuré par Santiago Ontanedo-Luciano, archéologue et anthropologue, et Francisco Valdez, archéologue.

Chamanes et divinités de l’Équateur précolombien, du 16 février au 15 mai 2016 au musée du Quai Branly, 37 quai Branly 75007 Paris, lundi, mardi, mercredi et dimanche ouvert de 11 à 19h, jeudi, vendredi et samedi de 11 à 21h. 9 ou 7€.

Voir aussi Toutes les expositions au musée du Quai Branly.


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Vous retrouvez comme chaque année dans LES GRANDES EXPOSITIONS 2016 à Paris de A à Z les différentes expositions annoncées par leurs établissements et musées.

Frederic Leighton (1830–1896) Crenaia, the nymph of the dargle, ca. 1880 Huile sur toile 76.2x26.7 cm Colección Pérez Simón, Mexico © Arturo Piera, Musée Jacquemart-André 09/13-01/14

Dans CALENDRIER 2016 des grandes expositions à Paris ces mêmes expositions sont classées par dates.

Dans la série Toutes les expositions 2016 dans les plus grands musées de Paris... lire également :
Au musée du Louvre, au Centre Pompidou, au Grand Palais, au musée d’Orsay, au musée d’Art moderne de la Ville de Paris, au Jeu de Paume, au Palais de Tokyo, à la Bibliothèque nationale de France, au musée du Quai Branly, au musée des Arts décoratifs.

Nous nous efforçons de tenir ces articles à jour, et nous vous remercions des suggestions, précisions, ajouts et corrections que vous pourriez être amenés à apporter à ces programmes.

Nous vous indiquons chaque semaine les nouveautés, les expositions qui fermeront bientôt leurs portes, et... nos préférences, car on ne se refait pas : LA SEMAINE des expositions, musées, et galeries : que faire à Paris du....

Prix CatalPa 2016. Mentions spéciales. Nominés. 61 catalogues d’expositions de Paris d’exceptionContre l’actualité artistique qui chasse ce que l’on se croyait capable de retenir, les catalogues d’expositions peuvent avoir, quand ils sont faits avec exigence, un rôle certain à jouer. Nous établissons, au fur et à mesure de leur publication, notre sélection des catalogues d’expositions 2016 de Paris, comme nous l’avons fait les années précédentes : 2015, 2014, 2013, 2012.

Le catalogue de cette exposition fait partie de notre sélection 2016.

Vous pouvez consulter quelques dizaines de présentations d’artistes, classées de A à Z.

Nous vous proposons aussi une sélection de musées et d’expositions dans les villes françaises suivantes, que nous nous efforçons de tenir assez régulièrement à jour :
Angoulême - Arles - Avignon - Bordeaux - Dijon - Grenoble - Ile-de-France - Lens - Lille - Lyon - Marseille - Metz - Montpellier - Nantes - Nice - Ornans - Rennes - Rodez - Rouen, Le Havre - Saint-Étienne - Strasbourg - Toulouse - Tours

Et juste des musées et expositions temporaires pour quelques villes étrangères : Amsterdam, Berlin, Bâle, Bruxelles, Genève, Londres, Madrid, Milan, et Venise.

André Balbo

sources : Visite, musée du Quai Branly

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