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DERNIERS JOURS de l’exposition portraits à la Cour des Médicis

Dernière mise à jour : samedi 26 novembre 2016, par Expositions

Exposition du 11 septembre 2015 au 25 janvier 2016. Le musée Jacquemart-André présente chronologiquement les grands portraitistes florentins au XVIe siècle : Bronzino, Salviati, del Sarto, Ghirlandaio et Pontormo.

Cette exposition présente les états d’esprit qui se succédèrent à Florence durant ces décennies en une quarantaine d’œuvres. Elles illustrent les modes qui se répandirent alors à Florence auprès des élites : faire connaître à la prospérité leur visage, leur caractère, leur mise... et leur statut social. L’expression transmise allait évoluer, au gré des intentions de l’artiste... et des desiderata du commanditaire.

Ainsi au XVIe siècle, l’art du portrait prend une importance considérable, faisant appel dans ses approches à des figures littéraires telles que Pétrarque, à des références musicales, ou à une mise en scène riche en symboles pour décrire la vie du modèle, sous ses facettes... les plus avantageuses.

Chefs-d’œuvre de Jacopo da Pontormo (1494-1557), élève dès 1511 d’Andrea del Sarto (puis de Léonard de Vinci et de Piero di Cosimo) et maître du maniérisme. Les portraits qu’il fit sont identifiables par les poses contorsionnées des personnages, les perspectives forcées, les couleurs acides, et les expressions inquiètes. Les fonds de ses tableaux sont assez fermés, et le cadre serré.


Photograph © Private Collection

Dans les portraits de Bronzino (1503-1572), on appréciera les traits raffinés et gracieux. De celui qu’il fit de Cosme 1er de Médicis en 1560, éminemment politique, seront réalisées, et diffusées, 30 copies. Les portraits de Salviati témoignent d’un sens achevé de la sophistication. D’autres tableaux, de Rosso Fiorentino, Andrea del Sarto, et Alessandro Allori, sont également présentés.

Par l’entremise de leur art et par l’évolution de leurs techniques, ces peintres vont exprimer à Florence de nouvelles manières de représenter leurs contemporains, dans ce siècle, le Cinquecento, particulièrement agité tant au plan politique, que culturel et religieux.

Des prêts exceptionnels ont été obtenus des musées de Florence comme de la Royal Collection de Londres (Portrait d’une femme en jaune, d’Andrea del Sarto), du Louvre ou du Städel Museum de Francfort (Portrait d’une dame en rouge, de Bronzino).

5 sections structurent de façon thématique (et historique) ce parcours du portrait à Florence à l’âge d’or des Médicis (1512 -1599), dynastie qui se voyait toujours renaissante.

Après la période des sévères portraits du début du siècle (illustrant les valeurs stoïciennes de la période républicaine), qui se terminera peu après la disparition de Savonarole (1494-1512), pendu et brûlé à Florence, la deuxième section présente les terribles condottieres en armures, farouches, de profil, regardant en direction de Florence qui reste à reconquérir. Le portrait évolue vers la mise en scène héroïque d’hommes de guerre au service de Cosme et d’Alexandre de Médicis. Affirmation du pouvoir de leur dynastie, qui s’était considérablement enrichie dans son activité de banquier des grands d’Europe, dont le Saint-Siège, les rois de France et d’Angleterre, et les ducs de Bourgogne.

La troisième section est dédiée aux portraits de cour. Ils font montre de luxe et élégance, par la profusion décorative des portraits (Bronzino, lui-même élève de Pontormo), comme dans le choix des matériaux précieux de certaines œuvres (peintures sur cuivre ou lapis-lazuli). Cette dimension somptuaire caractérise l’âge d’or des Médicis. Les femmes, telle qu’Éléonore de Tolède, y figurent en majesté dans un grand sens de l’apparat. Fille du Vice-Roi de Naples, un des hommes les plus puissants et riches d’Italie, elle était la candidate parfaite pour renforcer l’image du futur Grand Duc de Toscane, dont le faste de la cour était légendaire.

La quatrième section s’ouvre à d’autres formes d’art, la poésie et la musique, symboles de l’émancipation culturelle que les poètes, les écrivains, mais aussi les hommes de la bourgeoisie florentine associent à leur propre image. Pétrarque et Dante, par des textes ou des gestuelles mêlées, y figurent en bonne place.

La dernière section, enfin, présente les deux grandes tendances du portrait de 1560 à la fin du siècle. L’affirmation du langage allégorique dans la représentation du modèle et de ses proches. Et d’autre part, le retour à une certaine simplicité dans la représentation des sentiments et de l’exaltation familiale, particulièrement remarquable dans la série de portraits d’enfants réalisée par Santi di Tito.

Le commissaire général de l’exposition est Carlo Falciani, historien de l’art, critique, et commissaire d’autres expositions prestigieuses sur cette époque.

Florence. Portraits à la Cour des Médicis. Du 11 septembre 2015 au 25 janvier 2016. Musée Jacquemart-André, 158, boulevard Haussmann 75008 Paris, 01 45 62 11 59, ouvert 7j./7 de 10 à 18h. Nocturnes les lundi et samedi jusqu’à 20h30. 12 et 10€, entrée gratuite pour les enfants de moins de 7 ans, et le 2e enfant âgé de 7 à 17 ans (avec 2 adultes et 1 enfant payant). Métro (Saint-Augustin, Miromesnil ou Saint-Philippe-du-Roule), RER A (Charles de Gaulle-Étoile). Bus 22, 28, 43, 52, 54, 80, 83, 84, 93


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Vous retrouvez comme chaque année dans LES GRANDES EXPOSITIONS 2016 à Paris de A à Z les différentes expositions annoncées par leurs établissements et musées.

Frederic Leighton (1830–1896) Crenaia, the nymph of the dargle, ca. 1880 Huile sur toile 76.2x26.7 cm Colección Pérez Simón, Mexico © Arturo Piera, Musée Jacquemart-André 09/13-01/14

Dans CALENDRIER 2016 des grandes expositions à Paris ces mêmes expositions sont classées par dates.

Dans la série Toutes les expositions 2016 dans les plus grands musées de Paris... lire également :
Au musée du Louvre, au Centre Pompidou, au Grand Palais, au musée d’Orsay, au musée d’Art moderne de la Ville de Paris, au Jeu de Paume, au Palais de Tokyo, à la Bibliothèque nationale de France, au musée du Quai Branly, au musée des Arts décoratifs.

Nous nous efforçons de tenir ces articles à jour, et nous vous remercions des suggestions, précisions, ajouts et corrections que vous pourriez être amenés à apporter à ces programmes.

Nous vous indiquons chaque semaine les nouveautés, les expositions qui fermeront bientôt leurs portes, et... nos préférences, car on ne se refait pas : LA SEMAINE des expositions, musées, et galeries : que faire à Paris du....

Contre l’actualité artistique qui chasse ce que l’on se croyait capable de retenir, les catalogues d’expositions peuvent avoir, quand ils sont faits avec exigence, un rôle certain à jouer. Nous établirons bientôt pour Paris, au fur et à mesure de leur publication, notre sélection des catalogues d’expositions 2016, comme nous l’avions fait les années précédentes : 2015, 2014, 2013, 2012.

Nous vous proposons aussi une sélection de musées et d’expositions dans les villes françaises suivantes, que nous nous efforçons de tenir assez régulièrement à jour :
Angoulême - Arles - Avignon - Bordeaux - Dijon - Grenoble - Ile-de-France - Lens - Lille - Lyon - Marseille - Metz - Montpellier - Nantes - Nice - Ornans - Rennes - Rodez - Rouen, Le Havre - Saint-Étienne - Strasbourg - Toulouse - Tours

Et juste des musées et expositions temporaires pour quelques villes étrangères : Amsterdam, Berlin, Bâle, Bruxelles, Genève, Londres, Madrid, Milan, et Venise.

André Balbo

sources : Jacquemart-André

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