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José Medeiros, jusqu’au 3 décembre à la Maison de l’Amérique latine

Dernière mise à jour : lundi 6 mai 2019, par Expositions

José Medeiros (1921-1990) fut un bohème, un fou de cha-cha-cha. C’est resté l’un des grands du photojournalisme brésilien.

En partenariat avec l’Instituto Moreira Salles, la Maison de l’Amérique latine présente jusqu’au 3 décembre 2011 une rétrospective de son oeuvre en 160 photographies : Chroniques brésiliennes.

José Medeiros met en scène le « Rio Bossa Nova » des années 40-50, ses paysages urbains, ses plages, ses palaces, ses fêtes, et ses personnages emblématiques. Le photographe célèbre aussi la vie quotidienne, les fêtes et les traditions populaires du Nordeste, certains aspects inédits de la culture afro-brésilienne. Ce fut l’un des tout premiers à photographier les Indiens d’Amazonie (Xingu), et Glauber Rocha disait de lui qu’il fut le seul à traduire si bien la lumière brésilienne.

José Medeiros, jeune adulte, réalisait déjà des portraits N & B d’artistes en vue de l’époque, ce qui lui valut reconnaissance et quelques contrats pour les revues Tabu, Rio et Sombra. Son style et son langage photographique devinrent caractéristiques.

Travaillant pour Rio, il rencontra le photographe français Jean Manzon, qui l’invita dès 1946 à intégrer avec son Rolleiflex au format carré l’équipe de O Cruzeiro, une nouvelle et prestigieuse revue dont le regard sur la réalité brésilienne était tout à fait novateur et audacieux, privilégiant qualité et reportages hors du commun, faisant découvrir à ses lecteurs la complexité et la diversité du nouveau Brésil, déjà conquérant.

José Medeiros, qui travailla près de 15 ans pour cette revue, parce qu’il était particulièrement novateur, permit à la photographie documentaire et au photojournalisme d’acquérir un statut plein et entier au Brésil.

Il fut aussi, dès les années 60, directeur de la photographie dans le cinéma et travailla pour les plus prestigieux cinéastes du Cinema Novo brésilien, notamment sur les films A Falecida, de Leon Hirzman, Memória do Carcere, de Nelson Pereira dos Santos, Chica da Silva, de Carlos Diegues.

José Medeiros fut également professeur à l’école de cinéma de San Antonio de Los Baños, à Cuba. Il devait mourir en Italie d’un infarctus, à 69 ans.

Les sujets du photographe sont extrêmement diversifiés, voletant de la jeune femme sûre d’elle des plages de Copacabana, à la pauvreté extrême des oubliés du développement quand on sait bien que rien n’ira. L’œil du photographe grave, et se contente de graver.

Parallèlement à cette exposition, la Maison Européenne de la Photographie (01 44 78 75 00) présente jusqu’au 13 novembre un ensemble de José Medeiros consacré à une cérémonie d’initiation au candomblé, un culte afro-brésilien du Nordeste.

Un catalogue accompagne ces deux expositions (240 pages, 250 photos, éditions Hazan).

Maison de l’Amérique latine

André Balbo

sources : Maison de l’Amérique latine, Libération

Adresse

217 bld saint-Germain 75007 Paris

Horaires

Du lundi au vendredi de 10 à 20h, le samedi de 14 à 18h. Fermée les 1er et 11 novembre.

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