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Alice Guy, première femme cinéaste

Dernière mise à jour : lundi 16 mars 2015, par Charles Martin

Les femmes réalisatrices sont nombreuses et talentueuses, il suffit d’évoquer parmi les sorties récentes les noms de Chantal Akerman ou Patricia Mazuy pour que l’évidence de leur talent fasse passer au second plan la question du sexe. Mais celle qui ouvrit la voie est aujourd’hui oubliée : Alice Guy et ses 600 films !

C’était à une époque où le cinéma n’était pas un art, tout au plus un divertissement pour les masses, et c’est peut-être ce qui permit à Alice Guy (née en 1873) d’occuper une place de premier plan, inventive et essentielle.

Alice Guy commença par être secrétaire pour Gaumont en 1896 et lorsque la société se mit à produire des films (auparavant elle commercialisait matériel optique et photographique), Alice Guy aurait réalisé La Fée aux choux, conte pour enfants, dont certains assurent même qu’il fut le premier film de fiction au cinéma - quelques mois avant les bandes de Méliès.

Ce point demeure discuté (on date parfois le film de 1900). Ce qui ne l’est pas en revanche c’est l’incroyable inventivité d’Alice Guy qui se trouva à 32 ans à la direction artistique de la Gaumont, supervisant le travail de jeunes réalisateurs.

Elle se lance aussi dans les premières expérimentations du son au cinéma dès 1902, avec les « phonoscènes », courtes séquences qui filmaient des vedettes de la chanson de l’époque (Dranem, Felix Mayol, Polin...), en enregistrant parallèlement leur voix sur cylindre, et en diffusant image et son avec une synchronisation que la brièveté des chansons rendait possible (procédé du Chronophone).
Alice Guy inventa même le "making of" avec Alice Guy tourne une phonoscène, qui montre le filmage et la prise de son d’une séquence et où on voit sa silhouette affairée.
(Un extrait existe sur Youtube, et en entier sur le DVD édité par Gaumont Gaumont, le cinéma premier 1897 - 1913, vol. 1)

En 1910, elle part à New-York où elle fonde sa propre société de production, la Solax, pour laquelle elle réalise de très nombreux films dont la qualité est remarquée.
En 1917, la concurrence des grands studios lui fit arrêter son activité de productrice, mais elle continua à filmer pour Pathé ou la Metro-Goldwyn-Mayer.

Après son retour en France en 1922, elle ne tourna plus et eut un hommage tardif de son pays, recevant à 80 ans la Légion d’Honneur.

Un destin exceptionnel que celui de cette cinéaste et productrice à qui l’on doit plus de 600 films et qui offrirait un formidable sujet de scénario - sans même avoir à s’arranger avec l’histoire du cinéma (comme le fit récemment The Artist, dont le récit de l’arrivée du parlant emprunte davantage à Chantons sous la pluie, qu’à l’histoire réelle du cinéma sonore).

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