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Archives. À la Pinacothèque, pour l’œuvre d’Hiroshige, qui influença tant van Gogh

Dernière mise à jour : dimanche 23 juin 2013, par Expositions

La Pinacothèque présente Jusqu’au 17 mars 2013, l’exposition "Hiroshige, l’art du voyage".

Utagawa Hiroshige (1797-1858) est l’artiste japonais le plus populaire au Japon, alors qu’en Occident il est aujourd’hui encore relativement peu connu. On le compara à son aîné Hokusai, (1760-1849) qui en revanche bénéficie ici d’une réputation très installée.


Hiroshige. Les 53 étapes de route du Tokaido (Tokaido Gojusan Tsugi), le Lac d’Hakone.

Est-ce parce que Hokusai s’était lancé dans des grandes séries comme "les 36 vues du mont Fuji", "les 14 vues urbaines" ou "les 32 paysages" qu’Hiroshige fut incité lui-même à suivre cette même voie ? Nous ne le savons pas.

Ce que l’on sait en revanche, ce sont les deux principales sources d’inspiration qu’il eut pour sa grande série "Les 53 étapes de route du Tokaido (Tokaido Gojusan Tsugi)". Un guide de voyage donnant très précisément aux voyageurs des indications sur les hébergements, les traversées de cours d’eau, et les paysages rencontrés : le "Tokaido meishozue" (1797), et un roman picaresque : "À pied sur le Tokaido" (1802), important à savoir quand on regarde sa façon de dessiner les visages souvent grimaçants et outrés de ses personnages.

Cette fameuse route, bordée de pins pour l’ombrage, initialement faite pour permettre aux samouraïs d’aller réprimer dans de meilleurs délais les insurrections au fin fond des provinces, était devenue très passante, assez pratique, se parcourait en peu de jours, chaussé de sandales de paille, à cheval, ou en palanquin pour les plus riches.

Le style d’Hiroshige fait-il vraiment de lui l’humble interprète de la nature ? Il ne fit lui-même qu’une partie du voyage qu’il décrit si bien... Il sait exprimer effectivement « les délicates transparences de l’atmosphère au fil des saisons, dans des paysages où l’homme est toujours présent » : maîtrise subtile des aplats de couleurs franches, domination du vert et du bleu, et un grand sens du premier plan, dont Degas saura s’inspirer, et que l’on retrouvera d’ailleurs en photographie.

Il parvient à donner une profondeur par son simple dessin. L’horizon au-delà de la mer est chez lui rarement droit et défini, au contraire de ses montagnes, et quand les cadrages de ses estampes se rapprochent, les détails des tissus des vêtements sont très soigneusement reproduits comme dans "Vue des cerisiers du soir à l’entrée du quartier des plaisirs de Yoshiwara".


Hiroshige. Les 53 étapes de route du Tokaido (Tokaido Gojusan Tsugi), n° 39 de la série : Okazaki.

Peintre du voyage, dessinateur, graveur, Utagawa Hiroshige fut très prolifique. Son œuvre rassemble quelque 5 400 estampes.

Il a su immortaliser le Japon du XIXe siècle, celui de la fin de l’époque Edo, en représentant ces 53 villages et villes-étapes de la route reliant Edo (l’actuelle Tokyo) et Kyoto. « Les 53 stations de la route de Tokaido », recueil de 55 estampes (53+ Edo + Kyoto), fut à l’origine de sa réputation, et fut vendu à plus de 10 000 exemplaires, chiffre considérable pour l’époque.

Il réalisa aussi des séries d’estampes sur le mont Fuji et sur Edo, dessinant de belle manière aussi bien les paysages que les ambiances de la ville, avant qu’elle ne soit profondément transformée à l’ère Meiji (1868-1912).

Hiroshige n’est que le nom d’artiste de ce personnage issu de la classe des samouraïs et que sa charge de pompier (il ne s’agit nullement d’un jugement mais d’une fonction, je le précise) mettait à l’abri du besoin. Quand il prit à 27 ans sa retraite et confia sa charge à son fils âgé de 10 ans pour se consacrer exclusivement au dessin d’estampes, il faut savoir que ce nom qu’il se choisit se traduirait à peu près par "l’atelier de mon propre divertissement".

Bien moins connu en Occident qu’au Japon, Hiroshige a pourtant influencé van Gogh, qui s’en est inspiré dans ses paysages. C’est en grande partie à travers son œuvre que le monde découvrira vers 1870 l’étonnante originalité des arts graphiques du Japon, intéressant et marquant les impressionnistes, puis l’Art nouveau.

Renoir, Monet, Degas, Mary Cassatt, Gauguin et Bonnard, pour ne citer qu’eux, se livreront aux frissons du "japonisme".

Van Gogh, qui travailla un temps à la galerie Goupil, spécialisée, ira jusqu’à constituer progressivement avec son frère Théo une très large collection d’estampes japonaises dans laquelle figuraient, en plus de celles d’Hokusai et d’Hiroshige, des œuvres de Kunisada, Utamaro et Harunobu, pour la plupart acquises auprès de la galerie Samuel Bing.

Hiroshige. Les 53 étapes de route du Tokaido (Tokaido Gojusan Tsugi), n° 25 de la série : Kanaya.

Cette exposition est présentée simultanément à celle sur « Van Gogh et le Japonisme. » Elle permet aux visiteurs de découvrir par eux-mêmes l’intérêt et l’évidence d’une proximité bien réelle, plus que d’une confrontation.

Hiroshige. L’Art du voyage. La Pinacothèque, 28 place de la Madeleine 75008 Paris, 01 42 68 02 01, du 3 octobre 2012 au 17 mars 2013. Métro Madeleine (8, 12 et 14). Tous les jours de 10h30 à 18h30. Fermeture de la billetterie à 17h45. Nocturne les mercredis et vendredis jusqu’à 21h. Fermeture de la billetterie à 20h15. Les 1er mai, 14 juillet, 25 décembre et 1er janvier, ouverture de 14h à 18h30. La boutique de la Pinacothèque de Paris est ouverte tous les jours de 10h30 à 19h, les mercredi et vendredi jusqu’à 21h15.

Vous retrouverez dans les articles 2012 à Paris : les grandes expositions de A à Z et 2013 à Paris : les grandes expositions de A à Z les différentes expositions 2012 et celles de 2013 déjà annoncées par leurs établissements et musées.

Frederic Leighton (1830–1896) Crenaia, the nymph of the dargle, ca. 1880 Huile sur toile 76.2x26.7 cm Colección Pérez Simón, Mexico © Arturo Piera, Musée Jacquemart-André 09/13-01/14

Dans les articles Calendrier 2012 des grandes expositions à Paris, et Calendrier 2013 des grandes expositions à Paris, ces mêmes expositions sont classées par dates.

Nous nous efforçons de tenir ces articles à jour, et nous vous remercions des suggestions, précisions, ajouts et corrections que vous pourriez apporter à ces programmes.

Nous vous indiquons chaque semaine les nouveautés, les expositions qui fermeront bientôt leurs portes, et... nos préférences, car on ne se refait pas : "LA SEMAINE des expositions, musées, et galeries : que faire à Paris du...".

Nous tenterons aussi de vous les présenter chaque mois , à partir de Février 2013.

Enfin, contre l’actualité artistique qui chasse ce que l’on se croyait capable de retenir, les catalogues d’expositions peuvent avoir, quand ils sont faits avec exigence, un rôle certain à jouer. Nous avions établi notre sélection, pour Paris, des MEILLEURS CATALOGUES des expositions 2012, celui de cette exposition en faisait partie, en vous indiquant en plus les nominés, et les primés au Prix CatalPa 2012 pour les catalogues d’expositions de Paris.

Nous procéderons de la même manière en 2013, avec PARIS 2013 : les meilleurs catalogues d’expositions de Paris.

André Balbo

sources : visite, Pinacothèque, Wikipedia, Connaissance des arts

Adresse

28 Place de la Madeleine 75008 Paris

Horaires

- Du 3 octobre 2012 au 17 mars 2013

- Ouvert tous les jours de 10h30 à 18h30, nocturne le mercredi et le vendredi jusqu’à 21h

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