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L’ancien couvent des Cordeliers

Dernière mise à jour : mercredi 1er février 2012, par Franck Beaumont

De l’ancien couvent des Cordeliers démantelé à la Révolution, il ne subsiste aujourd’hui que l’imposant réfectoire datant de la seconde moitié du XIVe siècle.

Disciples de Saint François d’Assise, les Cordeliers sont des moines franciscains nommés ainsi à cause de la corde qui ceignait leur robe de bure.

Ce couvent fut fondé grâce à la générosité de Jeanne d’Evreux, veuve du roi Charles IV le Bel, grande protectrice des ordres religieux. Il a tenu une place très importante dans l’histoire religieuse et intellectuelle de la capitale. Les moines de l’ordre franciscain se devaient d’ acquérir ou de parfaire leur formation théologique dans ce couvent et il abritait souvent plusieurs centaines de religieux venus de toute l’Europe. En 1790, la bibliothèque abritait pas moins de 25.000 volumes. Les seuls revenus autorisés étant ceux provenant de la mendicité et des revenus des étudiants, c’était pourtant un couvent très désargenté, voire miséreux, mais qui bénéficiait toutefois de bienfaits royaux.

Seul son réfectoire nous est parvenu. L’église fut détruite en 1795 et le cloître en 1877. En avril 1790, le célèbre club des Cordeliers s’installa dans une salle du couvent aujourd’hui détruite et connut de brillants orateurs : Danton, Marat, Desmoulins. Les meneurs de ce club furent accusés de conspiration par Robespierre et guillotinés en 1794.

Le réfectoire qui subsiste aujourd’hui est de dimension exceptionnelle. Il fut commencé vers 1358-1370, tandis que le pignon occidental et le portail ne furent achevés que vers 1506. Le rez-de-chaussée était occupé par le réfectoire tandis que l’étage servait de dortoir des novices. Un comble très pentu couronne le bâtiment. Sous celui-ci subsiste une immense et magnifique cave. Malheureusement, tout le décor lambrissé qui décorait l’intérieur du réfectoire a totalement disparu.

L’édifice mesure environ 57 mètres de long sur 17 mètres de large, et s’élève à 24 mètres de haut. Il est structuré par 14 travées qui s’appuient sur de puissants contreforts. Sur le mur nord subsistent 300 inscriptions datant des XVIIe et XVIIIe siècles : il s’agit des noms de religieux ayant obtenu le grade de docteur en théologie.

Bien visible de la cour, le mur pignon occidental est assez austère, rythmé par des ouvertures gothiques en arc brisé et des fenêtres à meneaux. Sa seule fantaisie est à la tourelle d’escalier située à droite, qui menait au dortoir : son noyau est constitué d’une seule pièce de plus de 12 mètres de haut entaillé pour tenir les marches. La porte de cette tourelle est égayée par son décor : au-dessus de l’arcade en anse de panier a été sculpté un arc en accolade, décoré sur ses branches par des fleurons et des choux.

Au moment de la Révolution, le couvent fut mis à la disposition de l’école de Santé. L’architecte Alphonse de Gisors affecta ensuite le réfectoire à l’école pratique de dissection qui déménagea en 1832 dans le Jardin botanique. Aujourd’hui, le réfectoire est situé dans l’enceinte de la Faculté de Médecine Pierre et Marie Curie. Régulièrement, des expositions d’Art contemporain y sont organisées. La cour du réfectoire est accessible au public en journée.

Sources : Guide du Patrimoine Paris, Saint-Germain-des-Près et son Faubourg (Parigramme).

Adresse

15-21 rue de l’Ecole de Médecine

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