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L’art au vert ? Sculptures et statues dans les jardins du Palais-Royal

vendredi 20 octobre 2017, par André Balbo

Ce jardin est l’un des deux seuls de Paris, avec celui des Tuileries, à être propriété de l’État. De 275 m de long sur 100 de large, il est encadré d’un bel ensemble de bâtiments symétriques et classiques de l’architecte Victor Louis (1731-1811), bordées de galeries sous arches (180 arcades) avec commerces… devenus d’avant-garde, ou jetant au contraire leurs derniers feux.

Le tracé actuel du jardin n’est finalement pas très ancien, datant du règne de Charles X (1824-1830).

Le peintre Fragonard s’y étrangla d’un sorbet l’été 1806, Diderot y rêvait certaines fins d’après-midi, et plus proches de nous, Colette et Jean Cocteau, de leur appartement respectif, purent contempler les cimes de ces 4 doubles rangées de tilleuls taillés en marquise, et des marronniers rouges.

Longtemps, le quartier du Palais-Royal se coucha tard… le jeu, les filles, les garçons, les spectacles, pas tous très recommandables.

Ce jardin s’est relativement tôt ouvert aussi à la sculpture moderne en accueillant en 1985 les Deux fontaines pour le Palais-Royal, du Belge Pol Bury, faites de globes argentés en acier poli réfléchissant généreusement passants et soleil, et se référant à l’art cinétique.

L’année suivante, en 1986, c’était le tour de l’ensemble de 260 colonnes de hauteurs inégales de Daniel Buren, en marbre noir et blanc, qui répondent aux colonnades du XIXe siècle, et surplombent un réseau d’eau bruissante. Elles allaient très longtemps faire polémique. De toutes façons, mettre quoi que ce soit de moderne dans un tel décor éminemment classique, au pied du ministère de la Culture et à deux pas de la Comédie française ne pouvait pour le moins qu’être criminel. Alors qui plus est, se l’approprier avec une telle désinvolture en se jouant de l’irrégularité des hauteurs des colonnes et du contraste dur des marbres blanc/noir devenaient difficilement supportables. Éternelle opposition sans cesse renouvelée des anciens et des modernes…

Quelques statues, plus classiques, comme le Charmeur de Serpent (1875), en marbre, par Adolphe Thabard (1831-1905), et Le Pâtre et la Chèvre (1830), par Paul Lemoyne (1784-1873).

La galerie du côté de la rue de Valois, ornée de proues de navires, rappelle que Richelieu fut grand maître de la navigation.

Voir aussi, place Colette, les médaillons de Denys Puech (1854-1942), de Jean Racine, Pierre Corneille, Molière, et Victor Hugo, tous réalisés en 1902, et à deux pas, place du Palais-Royal, le fronton du Palais-Royal Femmes et enfants avec écusson à couronne ducale (1765), par Augustin Pajou (1730-1809).

Entrées par les rues de Valois, de Montpensier, de Beaujolais, et par la place du Palais-Royal. Métro Palais-Royal / musée du Louvre.

Voir aussi : L’art au vert ? Sculptures et statues dans le jardin du Luxembourg

André Balbo

Sources : visite, Michelin, GB, Paris.fr, Nella Buscot

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