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La malédiction de Jacques de Molay, un 18 mars

Retour sur une figure célèbre de l’Histoire de France, Jacques de Molay, templier exécuté pour hérésie.

Le même jour en 1314 disparaissait Jacques de Molay, le dernier grand maître de l’ordre du Temple. Après avoir combattu en Orient et notamment à Saint-Jean d’Acre dans l’actuelle Israël, Jacques de Molay devint maître de l’ordre des Templiers à la fin du XIIIe siècle. A une époque où les Templiers subissent défaites sur défaites sur les terres qu’ils sont sensés protéger, le natif de Molay, en Franche-Comté, hérite d’une position difficile à défendre. Echouant à reprendre les cités perdues et à consolider la place de l’ordre dans l’échiquier politique et religieux, Jacques de Molay est finalement arrêté en 1307 sur ordre de Philippe le Bel. Mis aux fers pour hérésie et pratiques obscènes, torturé par l’inquisition, il avoue sous la contrainte les crimes dont on l’accuse, ce qui porte un coup fatal à l’ordre des Templiers. Soutenu un temps par le pape Clément V, le chevalier captif multipliera les déclarations contraires jusqu’à sa condamnation définitive par Philippe le Bel en 1314.
Le jour de son exécution aura souvent été décrit, imaginé, fantasmé. Grand maître d’un ordre mystique controversé, son décès ne pouvait que donner vie à de nouvelles légendes. Ainsi raconte-t-on que Jacques de Molay, sur le bucher, lança une malédiction à l’encontre du roi Philippe le Bel et du pape qui l’a abandonné : "Clément, juge inique, aurait-il accusé, je t’ajourne à comparaître dans quarante jours devant le tribunal souverain ; Philippe, je t’y appelle dans l’année." Une malédiction qui s’est bien-sûr réalisée...