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Le chorégraphe Sidi Larbi Cherkaoui, avec Gregory Maqoma aux Abbesses

mercredi 22 novembre 2017, par André Balbo

Sidi Larbi Cherkaoui, d’une mère flamande et d’un père marocain, est un des plus grands et talentueux chorégraphes actuels. Il a fait ses hautes classes dans l’école de danse d’Anne Teresa De Keersmaeker (P.A.R.I.S.). Il est à la recherche, inlassablement, de collaborations avec d’autres artistes apporteurs d’univers différents, comme ce fut successivement le cas avec Alain Platel, Akram Kahn, Maria Pagès la soliste flamenca, ou aujourd’hui avec les danseurs originaires d’Afrique du Sud, Gregory Maqoma, qui a créé la chorégraphie de la Coupe du Monde de 2010, et Shanell Winlock, de la compagnie d’Akram Kahn.

Gregory Maqoma et Sidi Larbi Cherkaoui ont en commun le nomadisme et « la fluidité des fonctions au sein d’une équipe, de danseur à chorégraphe ».

Le spectacle donné aux Abbesses est en deux parties. Dans Southern Comfort, premier duo particulièrement réussi, on assiste à une confrontation souvent très drôle, marquée et franche des deux danseurs Shanell Winlock et Gregory Maqoma. Qui dirigera l’autre ? Peut-on créer ensemble ? Ne serait-ce que se supporter ? Un régal d’humour, de danse contemporaine, de mouvements originaux et crépitants, comme de décompositions répétitives en recherche d’excellence… et de désir de prise de pouvoir sur l’autre.

Une belle réussite, couronnée par la très longue danse formée des deux complices, qui déploie en toute fluidité et complémentarité le haut de l’une et les jambes de l’autre. Qui conduit l’autre ? Parfait.

Dans Bound, chorégraphié par Sidi Larbi Cherkaoui, le lien entre les personnages est omniprésent. L’attachement et le nœud se construisent, se tissent puis se défont, dans un décor mobile et changeant de cordes autour desquelles glissent les gestes coulés ou parfois syncopés des deux partenaires.

Musique de belle respiration, avec B. C. Manjunath aux percussions, Giuliano Modarelli à la guitare, Soumik Datta au sarod, et Stefan Knapik au violoncelle.

Jusqu’au 29 juin, à 20h30 au Théâtre de la Ville des Abbesses.

André Balbo

sources : spectacle, Théâtre de la Ville, Les Échos

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