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Les commerçants du quartier Abbesses ne lâcheront pas sur le dimanche…

Dernière mise à jour : lundi 11 juillet 2011, par Expositions

Les commerçants des Abbesses font leur possible pour obtenir l’autorisation d’ouvrir le dimanche. L’ouverture dominicale n’est en effet accordée à Paris qu’aux stricts périmètres définis « touristiques », mais l’expérience a également montré que cette autorisation pouvait parfois être obtenue de haute lutte, comme par exemple ce fut le cas avec la rue des Francs-Bourgeois, dans le Marais, où les commerçants bravèrent longtemps l’interdit.

Ceux du quartier des Abbesses reçurent en juin le soutien du secrétaire d’État au Commerce, Frédéric Lefebvre qui déclara, petite pique à la Ville de Paris, que « l’élargissement de la zone touristique aux Abbesses est une affaire de bon sens ».

La Mairie persiste dans son refus d’élargir le périmètre de la zone touristique de Montmartre jusqu’à la rue des Abbesses où se trouvent les boutiques : « Il est indéniable que de nombreux touristes foulent les trottoirs du quartier des Abbesses le dimanche pour se rendre à Montmartre, a écrit dans un courrier Bertrand Delanoë aux commerçants, néanmoins j’ai décidé de ne pas élargir sans limites ces zones de travail dominical. Outre le fait que les salariés se verraient contraints de travailler le dimanche, la création d’une zone touristique a pour conséquence directe le renchérissement des baux commerciaux, conduisant à chasser les commerçants et les artisans indépendants. »

Ses contradicteurs répondent que : « Les baux ont déjà flambé et les grandes enseignes de prêt-à-porter ont proposé des ponts d’or pour s’implanter dans notre secteur, dit le vice-président de l’association des commerçants du quartier Lepic-Abbesses. On n’arrêtera pas ce phénomène avec Paris respire, initiative de la mairie de Paris interdisant la circulation automobile à Montmartre le dimanche ». En dix ans, les prix des baux auraient… triplé.

Pour les commerçants, la recette du dimanche (qui représenterait en moyenne 30% de plus qu’un jour de semaine) s’avère indispensable pour tenir : une épicerie a déjà baissé le rideau, la mairie n’a pas pu empêcher la fermeture d’un vendeur de presse, un traiteur est fragilisé, et les commerces de bouche ferment et cèdent la place à des magasins de mode… Pour mener à bien leur combat, ils pensent maintenant s’adresser à la préfecture de région et y déposer une demande de dérogation pour l’ouverture dominicale de leurs commerces.

Une quarantaine de dossiers devraient être envoyés ce mois-ci.

André Balbo

sources : Le Parisien, Ville de Paris, secrétariat d’État au Commerce