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Droit au logement : Les squatteurs ont 6 mois pour quitter l’immeuble

L’hiver approche, et la situation des mal logés de Paris n’évolue pas toujours dans le bon sens.
Mercredi 11 septembre, la Justice a ordonné l’expulsion des familles qui occupent un immeuble vide du 10e arrondissement. Ils ont 2 à 6 mois pour évacuer les lieux. D’après l’association Jeudi Noir, il ne devrait pas y avoir d’expulsion avant 6 mois.

Le mercredi 15 mai, les résidents de l’immeuble avaient obtenu du tribunal d’instance du 10e arrondissement un sursis face à la demande d’expulsion qui avait été faite par les propriétaires du bâtiment. Diverses questions de procédure permettaient aux mal-logés de ne pas se faire expulser dans l’immédiat.

Depuis le début de l’année, le DAL, Jeudi Noir et une quinzaine de familles ont pris position dans un immeuble inoccupé du 10e arrondissement, l’ancien siège social du bijoutier Histoire d’Or situé entre la gare du Nord et la gare de l’Est.

la Ville de Paris avait préempté en mai le bâtiment inoccupé, un immeuble de 1700 m2, situé rue de Valenciennes et où sont installés une soixantaine de mal logés depuis le mois de décembre 2012.

L’immeuble en question sera réhabilité et transformé en 16 logements sociaux, avait annoncé vendredi 26 avril un adjoint au maire. "Maintenant qu’on a préempté, la vente est bloquée. Si le propriétaire refuse notre offre, il faut qu’il engage un recours judiciaire", avait expliqué Jean-Yves Mano, adjoint au maire de Paris chargé du logement.

Avec sa moquette, ses sanitaires à tous les étages et son chauffage, l’immeuble est une "bonne pioche" que les militants et les familles ne comptent pas quitter de sitôt... L’immeuble appartient à un groupe familial espagnol et est resté vide depuis plus d’un an.


Un bâtiment du 24, rue de la banque (75002), longtemps squatté par des associations de droit au logement, a été inauguré le 6 juin 2013. 18 logements sociaux ont été créés dans cet immeuble de 6 étages racheté par la Ville pour 6,2 millions d’euros pour un investissement global de plus de 8 millions.

La méthode a déjà fait ses preuves. Les militants du Droit au Logement (DAL) et de Jeudi Noir repèrent un bâtiment désaffecté mais à peu près salubre, l’occupent, alertent les médias et forcent ainsi la main au gouvernement pour qu’il l’intègre à son dispositif de réquisition.

L’hiver précédent déjà, le Jeudi Noir et le DAL avaient obtenu du Ministère du logement l’assurance que la maternité occupée dans le 12e pendant 48h avait été ajoutée à la liste des réquisitions en cours.

Le Maire de Paris, Bertrand Delanoë avait appuyé cette décision dans un communiqué où il affirmait avoir « demandé aux services de la Ville de Paris d’étudier la possibilité de racheter une maternité vide pour y aménager des logements sociaux [...]. Je souhaite que, sans attendre, ce bâtiment, inoccupé depuis trois années, soit intégré à la liste des bâtiments que l’Etat envisage de réquisitionner au cours des prochaines semaines pour faire face à l’urgence de la situation du logement à Paris et en Ile-de-France ».

Les collectifs de défense des mal-logés Jeudi Noir et Droit au Logement avaient occupé ce mercredi 2 janvier au matin une maternité vacante du 12e arrondissement de Paris.

Le bâtiment compte une quarantaine de chambres réparties sur cinq niveaux. Il serait désaffecté depuis trois ans et appartiendrait à différentes sociétés du groupe BNP Paribas.

« Le bâtiment était en rénovation, les travaux ont commencé mais certainement faute d’argent ils ont été arrêté », expliquait Lionel Primault, porte-parole de Jeudi noir.

Le DAL expliquait de son côté à 20 Minutes que cette action est menée pour inciter le gouvernement à faire un effort dans le sens des perquisitions d’immeubles vacants pour les sans domicile : « Les réquisitions auraient dû être lancées dès l’arrivée de la gauche au pouvoir », a déclaré Jean-Baptiste Eyraud, porte-parole du DAL.

Pour rappel, Cécile Duflot et le ministère du logement ont procédé à un inventaire des logements vacants dans la capitale dans le but de les réquisitionner. Une quarantaine de bâtiments institutionnels sont concernés.

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