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Maruschka Detmers incarne la fameuse Petra von Kant de Fassbinder

Dernière mise à jour : mercredi 16 mai 2012, par Franck Beaumont

Spectacle "Les Larmes amères de Petra von Kant" du 22 mai au 9 juin 2012.

De Rainer Werner Fassbinder, on commence toujours par dire ceci : une quarantaine de films et de téléfilms tournés en moins de treize ans, une vie d’excès, d’abus,et une mort en forme de crash à l’âge de 37 ans. Trop de talent tue parfois le talent : l’audace, la singularité et l’appétit frénétique du cinéaste continuent d’éclipser l’homme de théâtre et le dramaturge, auteur d’une vingtaine de textes, dont des adaptations de Goldoni, Goethe, Sophocle ou Jarry.

C’est pour l’une de ses interprètes fétiches, Margit Cartensen, qu’il écrivit en 1971 "Les Larmes amères de Petra von Kant". Dans cette descente aux enfers d’une élégante créatrice de mode, la crudité du ton coexiste avec l’observation subtile et caustique des tourments de la passion, des ambiguïtés du succès, de la servitude choisie ou subie.

Après avoir quitté son mari, Petra vit entourée d’une communauté de femmes qu’elle domine : sa meilleure amie, sa factotum souffre-douleur, sa mère, sa fille… Jusqu’au jour où elle se pique d’une jeune beauté nommée Karine comme on se pique d’une drogue dure. Pourtant, comme le souligne le metteur en scène Philippe Calvario, il ne s’agit pas d’une pièce sur l’homosexualité féminine. Vulgaire, cruelle tant par bêtise que par inadvertance, la Karine de Petra est un peu l’Odette de Swann, un objet secondaire aux passions qu’il inspire.

“La manière dont Fassbinder raconte l’enfermement, la folie à laquelle conduit une dévastation amoureuse peut parler à tout un chacun”, note Philippe Calvario, qui a voulu inscrire cette femme au bord (et au-delà !) de la crise de nerfs dans une mise en scène passant du réalisme à l’abstraction “jusqu’au black-out, jusqu’au choc final”.

Dans le rôle titre, on retrouve une actrice formidable, Maruschka Detmers, très belle hollandaise qui fut l’égérie de Godard, Doillon, Bellochio, dans les années 80, et que l’on est ravi de retrouver sur scène dans ce rôle intense.

OU : Théâtre Athéne-Jouvet, square de l’Opéra Louis-Jouvet.

QUAND : le mardi à 19h, du mercredi au samedi à 20h, le dimanche à 16h.

TARIFS : 7 à 32 €.

Source : Théâtre de l’Athénée-Louis Jouvet.

Adresse

square de l’Opéra-Louis Jouvet