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DERNIERS JOURS : Nigeria, arts de la Vallée de la Bénoué, au Quai Branly

Dernière mise à jour : lundi 6 mai 2019, par Expositions

La Bénoué, qui est l’affluent le plus important du fleuve Niger, définit une région du Nigeria dont les nombreux peuples sont à l’origine de certaines des formes d’art les plus spectaculaires de l’Afrique sub-saharienne.

Pot à esprit Mbir’thleng’nda, musée Barbier-Mueller, Genève © Studio Ferrazzini Bouchet

Cette exposition a l’ambition d’en offrir une vision exhaustive grâce à une sélection de quelque 150 objets : sculptures et masques en bois, céramique et métal venus d’institutions publiques et de collections privées tant des États-Unis que d’Europe.

Afin de mieux faire découvrir ces œuvres d’art jusqu’alors peu exposées et pas davantage étudiées, l’exposition les replace dans leurs localisations géographiques, et explore leur histoire au travers des connexions tissées autant entre les œuvres qu’entre les différentes régions de la vallée de la Bénoué.

Le fil de cette rivière définira à cette région 3 parties assez distinctes : la Basse, la Moyenne, et la Haute Bénoué.

La basse, au confluent Niger-Bénoué, aurait toujours été une terre d’accueil pour de nombreuses populations du Nord, comme Igala, Ebira, Idoma, Afo ou Tiv, transportant leurs objets rituels.

Statuette féminine Idoma, Bénoué, Nigeria © musée du quai Branly, photo Patrick Gries

Comme les eaux, les peuples se sont progressivement mélangés pour former de nouvelles communautés, échangeant entre elles idées et styles artistiques.

Les maternités, protectrices glorifiant les fertilités humaine comme agricole, sont un des traits culturels communs aux peuples de la Basse Bénoué.

Concernant la très étendue Moyenne Bénoué, les ethnies sont bien plus nombreuses.

L’exposition offrira aux regards du visiteur les œuvres de près de 10 d’entre elles : Jukun, Mumuye, Chamba, Wurkun / Bikwin, Goemai, Montol, et Kantana / Kulere.

Paire de statuettes anthropomorphe Wurkum, Bénoué, Nigeria © musée du quai Branly, photo Patrick Gries, Valérie Torre

Elle connût une histoire peu clémente : établissement d’États peuls musulmans dans la première moitié du XIXe siècle, intensification du trafic d’esclaves, colonisation britannique et arrivée de missions chrétiennes au début du XXe.

Les masques horizontaux de forme hybride (mi-homme, mi-animal), ainsi que des masques verticaux anthropomorphes sont caractéristiques de la Moyenne Bénoué. Les statues évoquent ancêtres, défunts, esprits de la nature, au sein d’associations curatives.

Le relief de la Haute Bénoué, plus isolée, de terrain accidenté et vallonné, a permis à ses populations d’échapper aux incursions belliqueuses dont celles des cavaliers peuls.

Terre cuite anthropomorphe itinate, Cham, Longuda, Bénoué, Nigeria © musée du quai Branly, photo Thierry Ollivier, Michel Urtado

Son éloignement explique aussi la pérennité de pratiques rituelles locales. Des objets artistiques de 8 de ces groupes sont présents (Cham-Mwana, Longuda, Jen, Ga’anda, Bena, Yungur…). La prédominance des récipients en céramique au cœur des pratiques religieuses de la Haute Bénoué marque une nette rupture avec les figures en bois et les masques de Basse et de Moyenne Bénoué.

Les récipients en terre cuite avaient des fonctions rituelles telles que la guérison des malades, la protection des chasseurs et des guerriers, ainsi que l’activation de la présence de divers esprits ancestraux et protecteurs.

Nigeria, arts de la Vallée de la Bénoué, du 13 novembre 2012 au 27 janvier 2013, musée du Quai Branly, 37, quai Branly 75007 Paris, 01 56 61 70 00, les mardi, mercredi et dimanche de 11 à 19h, et les jeudi, vendredi et samedi de 11 à 21h.

Vous retrouverez dans les articles 2012 à Paris : les grandes expositions de A à Z et 2013 à Paris : les grandes expositions de A à Z les différentes expositions 2012 et celles de 2013 déjà annoncées par leurs établissements et musées.

Frederic Leighton (1830–1896) Crenaia, the nymph of the dargle, ca. 1880 Huile sur toile 76.2x26.7 cm Colección Pérez Simón, Mexico © Arturo Piera, Musée Jacquemart-André 09/13-01/14

Dans les articles « Calendrier 2012 des grandes expositions à Paris », et « Calendrier 2013 des grandes expositions à Paris », ces mêmes expositions sont classées par dates.

Nous nous efforçons de tenir ces articles à jour, et nous vous remercions des suggestions, précisions, ajouts et corrections que vous pourriez apporter à ces programmes.

Nous vous indiquons chaque semaine les nouveautés, les expositions qui fermeront bientôt leurs portes, et... nos préférences, car on ne se refait pas : "LA SEMAINE des expositions, musées, et galeries : que faire à Paris du...".

Nous tenterons aussi de vous les présenter chaque mois , à partir de Février 2013.

Enfin, contre l’actualité artistique qui chasse ce que l’on se croyait capable de retenir, les catalogues d’expositions peuvent avoir, quand ils sont faits avec exigence, un rôle certain à jouer. Nous avons établi notre sélection, pour Paris, des MEILLEURS CATALOGUES des expositions 2012, en vous indiquant en plus les nominés, et les primés au Prix CatalPa 2012 pour les catalogues d’expositions de Paris.

Nous procéderons de la même manière en 2013, avec PARIS 2013 : les meilleurs catalogues d’expositions de Paris.

Celui de cette exposition en fait partie.

André Balbo

sources : visite, musée du Quai Branly