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Nues, les activistes du Femen ouvrent un camp d’entraînement dans le 18e

Dernière mise à jour : mercredi 19 septembre 2012, par Morgan

Il faut croire qu’il y a certaines formes d’extrémismes plus séduisantes que d’autres. Quand les intégristes religieux de tous bords provoquent le rejet et la colère des médias et des pouvoirs publiques, les féministes du Femen attirent les caméras comme des fourmis autour d’un beaux morceau de sucre. L’utilisation de leurs seins nus comme arme de propagande massive par les militantes serait-elle la raison de cette inégalité flagrante ?

Certes, le Femen défend des valeurs respectables comme le droit des femmes et la liberté de la presse, et il est difficile de ne pas préférer un peut trop de nudité à un peu trop d’attentats suicides. Pourtant, ce mardi 18 septembre au matin, la nouvelle intervention topless des militantes venues d’Ukraine a laissé un léger goût d’amertume.

Au petit matin, dans le quartier de la Goutte d’Or (18e arrondissemernt), les journalistes avaient le sourire aux lèvres et la caméra frétillante. Le Femen leur avait donné rendez-vous pour l’inauguration de leur « premier centre d’entraînement » au « nouveau féminisme ». Pour l’occasion, il n’était pas nécessaire de se mettre sur son trente-et-un, car les habits sont tombés très vite. Se dénudant sous les flashs et les petites lumières rouges, la quinzaine de féministes d’un nouveau genre ont exposé leur anatomie aux cris de « Nudité, liberté ! ».

L’une d’entre-elles, Inna Chevtchenko, expliquait l’évènement à ceux qui avaient encore des oreilles pour écouter : « « Nous ouvrons le premier Centre international d’entraînement pour les féministes [...], qui se transformeront en soldats » ». Actuellement menacé de fermeture, le théâtre du Lavoir Moderne sera pour quelques temps ce nouveau centre d’entraînement destiné à exercer les militantes à l’épreuve la plus difficile qui soit : échapper à un policier après une intervention seins nus.

Ultra-médiatisé, ce "nouveau féminisme" est de tous les fronts, depuis la défense du groupe Pussy Riot jusqu’à la protestation contre la prostitution lors de l’Euro de football. Mais la méthode est gênante. Les termes "centres d’entraînement" et "soldats" ont des échos désagréables. L’exploitation conjointe de la nudité et des médias fait passer l’expression "racolage télévisuel" pour un chaste euphémisme. « L’intellectualisme ne fonctionne plus », expliquait une militante ce mardi matin. L’exhibitionnisme est-il pour autant préférable ?

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35, rue Léon 75018 Paris

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