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Dalou, Sculpteur de la République, au Petit Palais

Dernière mise à jour : lundi 6 mai 2019, par Expositions

Cette première exposition monographique sur le sculpteur Jules Dalou (1838-1902) le resitue dans cette époque extraordinaire de cet art en France, quand lui-même, Rude, Carpeaux ou Rodin s’imposaient dans cette fin du XIXe siècle.

Cette Paysanne allaitant son enfant remporta un grand succès en Angleterre. Elle fut exposée au Salon de la Royale Academy de 1873. Plâtre patiné.

Dalou a une personnalité attachante... et républicaine. Homme de convictions, il se pensa tout au long de sa carrière comme un ouvrier, ou tout au moins du peuple. Sensible et attachant dans ses œuvres traitant de la sphère intime ou sociale, il ne rêvait en fait que monuments. Cette époque était faite pour un tel sculpteur.

Remarqué très tôt pour ses dons artistiques par Jean-Baptiste Carpeaux, Dalou, travailleur acharné, exigeant et jamais satisfait de sa production, prit ses premiers enseignements à l’École impériale et spéciale de dessin, dite la Petite École, comme Rodin ou Fantin-Latour, puis à l’École des Beaux-Arts.

Son premier grand succès, après la Bacchante, réalisée pour l’hôtel particulier de la marquise de la Païva sur les Champs-Élysées, viendra en 1870, avec sa Brodeuse, achetée par l’État, pour laquelle il démontre à la fois sa maîtrise technique, sa prédilection pour des sujets réalistes, et sa sensibilité. Sous la Commune, il devient membre de la Fédération des artistes créée par Gustave Courbet... et doit choisir l’exil pour Londres.

Il y enseigne le modelage dans deux écoles d’art et réalise des femmes allaitant, un monument public, la Charité, qui surmonte une fontaine de la City, puis un monument funéraire à la mémoire de 5 petits-enfants de la Reine Victoria morts en bas âge pour la chapelle privée de Windsor.

Revenu en France, il réalise des portraits, souvent par amitié, dont les bustes de Charcot ou d’Auguste Vacquerie, ou parce qu’ils lui sont commandés (Lady Alma-Tadema, au musée d’Orsay). Mais le centre de son art est décidément orienté vers la statuaire monumentale.

Ainsi son œuvre majeure en bronze, le Triomphe de la République, profite-t-elle de la tendance marquée de l’époque à peupler nos villes de monuments à la gloire du régime républicain. Elle orne toujours la place de la Nation : 12 m de haut, 22 de long, 12 de large, et des figures de 4,5 m de haut. Il mettra 20 ans à la réaliser.

Si la statuaire monumentale est le cœur de son ambition, il en retire plus de gloire que d’argent, souvent ne facturant pas sa contribution... ou se laissant emporter par son envie avant d’avoir recueilli le consentement des commanditaires, comme se fut le cas avec le monument à Victor Hugo, emporté finalement par Rodin.

Son Triomphe de Silène est exposé dans la courbe de l’escalier au Petit Palais, en général dans le jardin du Luxembourg. Hommage à Rubens et à la tradition flamande, se serait l’une de ses œuvres qu’il aurait le plus aimée.

Il accumule également des esquisses d’ouvriers et de paysans pour un projet secret de monument à la gloire du peuple qui ne verra jamais le jour. Seule une sera achevée, le Grand Paysan. Une centaine de ces esquisses, conservées dans le fonds du Petit Palais, sont exposées pour la première fois depuis 1935.

Le fonds Dalou a été acheté par la Ville de Paris en 1905.

Dalou réalisa aussi le monument à Victor Noir, qui est au cimetière du Père-Lachaise, et qui a une renommée considérable et surprenante.

Dalou (1838-1902), le sculpteur de la République, du 18 avril au 13 juillet 2013, au Petit Palais, musée des Beaux-Arts de la Ville de Paris, avenue Winston Churchill, 75008 Paris, 01 53 43 40 36, accessible aux personnes handicapées, métro Champs-Élysées-Clémenceau, bus 28, 42, 72, 73, 83, 93. Ouvert du mardi au vendredi de 10 à 12h et de 14 à 16h. L’entrée de ce musée est gratuite dans les collections permanentes, payante pour les expositions temporaires comme celle consacrée à Dalou. Billet couplé avec l’expo Les Impressionnistes slovènes et leur temps (1890-1920) 8, 6 ou 4€.

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Frederic Leighton (1830–1896) Crenaia, the nymph of the dargle, ca. 1880 Huile sur toile 76.2x26.7 cm Colección Pérez Simón, Mexico © Arturo Piera, Musée Jacquemart-André 09/13-01/14

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André Balbo

sources : visite, Petit Palais