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Philippe Halsman

Dernière mise à jour : lundi 6 mai 2019, par Expositions

Du 20 octobre 2015 au 24 janvier 2016, une exceptionnelle rétrospective couvrant la carrière de Philippe Halsman.

Une quinzaine de stations de la RATP affichèrent alors certaines de ses photographies.

Présentation de l’artiste

Voir Présentations d’Artistes de A à Z

Philippe Halsman (Riga, 1906 / New York, 1979), né Letton, sera naturalisé Américain en 1949. Il découvre en 1921 le vieil appareil photo de son père, et parle de "miracle " lorsqu’il développe ses premières plaques de verre dans le lavabo de la salle de bain familiale.

En 1928, il part en randonnée dans les Alpes autrichiennes avec son père, qui décèdera au cours de ce périple de graves blessures à la tête. Halsman est condamné, dans un climat déjà nettement antisémite, à 10 ans d’emprisonnement pour parricide. Il sera libéré en 1931, sous la condition de quitter définitivement l’Autriche.

À la fin de ses études d’ingénieur à Dresde, il viendra à Paris la même année grâce au soutien du ministre français Paul Painlevé (dont le fils Jean, cinéaste scientifique, lui offre à son arrivée l’un des meilleurs appareils photographiques du moment).

Halsman ouvre un studio photographique en 1932, et, grâce au soutien d’André Gide (Portraits d’écrivains), il acquière rapidement la réputation d’être l’un des tout meilleurs portraitistes de célébrités de Paris (Gide, bien sûr, Giraudoux, Fernandel, Chagall, Le Corbusier ou Malraux).

Il y restera 10 années, se rapprochant des milieux publicitaires (beauté, coiffure) et des magazines alors en plein essor (Vogue, Vu, Harper’s Bazaar, Voilà, Le Monde illustré.)

Philippe Halsman a peut-être aussi pour lui d’avoir été un autodidacte de la photographie, et d’être resté d’une grande curiosité de forme... "Par bonheur, j’ignore les règles de la photographie, car si je les connaissais, je ne serai pas créatif. Des règles, il y en a trop." Ainsi expose-t-il plusieurs fois à la galerie avant-gardiste de la Pléiade, aux côtés de photographes comme Laure Albin Guillot.

Mais l’invasion allemande met un terme à cette carrière prospère, et il doit trouver refuge, en 1940, à New York avec sa famille.

Il parvient à se faire connaître sur le marché américain en moins d’un an à partir de New York. Son studio s’impose comme une référence. Il y travaille pour de nombreux magazines, dont Life, premier hebdomadaire d’actualités illustré uniquement de photographies, ce qui l’amène tout naturellement à rencontrer les principales célébrités de l’époque, parmi lesquelles Marilyn Monroe, Rita Hayworth, Duke Ellington, Winston Churchill, Ingrid Bergman, Alfred Hitchcock, le duc et la duchesse de Windsor, Richard Nixon, et Albert Einstein.

Il réalisera 101 couvertures pour ce magazine, record absolu, et nombre d’autres pour Time.

Loin de se contenter de n’être qu’un portraitiste de célébrités, Philippe Halsman ne cesse d’expérimenter et de repousser les limites de son métier de photographe. Original, direct, avec une exigence professionnelle et un grand soin du détail, il impulse dans ses photos humour, vivacité, vie et naturel.

Son but premier est de réaliser des images "plus saisissantes" encore et originales, au moment où, dans les années 1950, la télévision entre en compétition avec les magazines qui utilisent la photographie et draine une part croissante de la publicité.

Philippe Halsman effectue de vraies recherches d’expressions, tant dans sa série de portraits de clochards, et qu’en saisissant les visages de ses autres modèles...

Dès Paris, tous les éléments de sa méthode de travail avaient été testés : l’approche psychologique de ses modèles, et la recherche d’une relation intime permettant de mieux révéler par le portrait l’essence même de la personnalité de la personne photographiée.

Halsman revendique le fait que le champ de ce mode d’expression reste à explorer.

Il travaillera avec Maryline Monroe sur une période de 10 années, la remarquant et la révélant très tôt parmi un groupe de starlettes, racontant des histoires par de courts scripts de 7 à 8 clichés, ou tentant même à la fin de la transfigurer en une "Marilyn Mao Monroe"...

Il lui arrive aussi avec Salvador Dalí, sur les quelque 37 années que durèrent leurs relations, de collaborer en cocréateur, comme ce fut le cas autour du projet Leda Atomicus. Rencontré en 1941, l’artiste est rapidement devenu le complice idéal du photographe.

Philippe Halsman poursuit ses recherches et explications sur la "jumpology" (jumping). Cela consiste à photographier des personnalités en train de sauter en l’air, celles-ci offrant de cette manière des portraits d’elles plus naturels, dynamiques et spontanés, et le photographe étant persuadé qu’il saisit ainsi l’essence même de l’être humain.

«  Pour mon travail sérieux, je m’efforce d’atteindre l’essence même des choses et des objectifs qui sont peut-être impossibles à réaliser. D’un autre côté, je suis très attiré par toute forme d’humour, et cet aspect puéril de mon caractère m’amène à toutes sortes de comportements frivoles.  » (Philippe Halsman, " Focus on Myself ", texte dactylographié, sans date, Archives Halsman).


Dalí Atomicus, 1948. Philippe Halsman © 2014 Philippe Halsman Archive / Magnum Photos. Droits exclusifs pour les images de Salvador Dalí : Fundació Gala-Salvador Dalí, Figueres, 2014. Publié dans Life en 1948

Philippe Halsman a toujours présenté la photographie comme un formidable outil donnant libre cours à son imagination. Il s’intéresse surtout à la mise en scène, sous forme d’images ou de scénarios fictifs.

Pendant une quarantaine d’années, il ne cessera d’étendre son champ d’activités à la mode, aux reportages, publicités, projets personnels, commandes privées et institutionnelles.

Marilyn Monroe, 1959. Philippe Halsman © 2014 Philippe Halsman Archive / Magnum Photos

Présentation de l’exposition

Cette rétrospective, réalisée par le musée de l’Élysée à Lausanne à partir des archives de la famille Halsman, mettait pour la première fois en lumière l’ensemble de la carrière du photographe, de ses débuts à Paris jusqu’à l’immense succès de son studio new-yorkais de 1940 à 1970.

Plus de 300 images exclusives et documents originaux étaient présentés, apportant un éclairage unique sur l’œuvre de ce photographe exceptionnel et atypique.

Les 3 grandes parties de l’exposition permettaient de voir sa période parisienne, ses années Marilyn Monroe, et certains des travaux qu’il réalisa avec Dali.

Cette exposition rassemblait aussi de nombreux éléments inédits : planches-contact, tirages contacts annotés, épreuves préliminaires, photomontages originaux et maquettes.

La majorité des œuvres de l’exposition provenaient du Philippe Halsman Archive, New York.

Les commissaires de l’exposition étaient Anne Lacoste, conservatrice au musée de l’Élysée, et Sam Stourdzé, ex-directeur du musée de l’Élysée, directeur des Rencontres d’Arles.

Philippe Halsman. Étonnez-moi, du 20 octobre 2015 au 24 janvier 2016, au Jeu de Paume, 1 place de la Concorde, 75008 Paris.

Lire aussi : Toutes les expositions 2016 au musée du Jeu de Paume.


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Vous retrouvez comme chaque année dans LES GRANDES EXPOSITIONS 2016 à Paris de A à Z les différentes expositions annoncées par leurs établissements et musées.

Frederic Leighton (1830–1896) Crenaia, the nymph of the dargle, ca. 1880 Huile sur toile 76.2x26.7 cm Colección Pérez Simón, Mexico © Arturo Piera, Musée Jacquemart-André 09/13-01/14

Dans CALENDRIER 2016 des grandes expositions à Paris ces mêmes expositions sont classées par dates.

Dans la série Toutes les expositions 2016 dans les plus grands musées de Paris... lire également :
Au musée du Louvre, au Centre Pompidou, au Grand Palais, au musée d’Orsay, au musée d’Art moderne de la Ville de Paris, au Jeu de Paume, au Palais de Tokyo, à la Bibliothèque nationale de France, au musée du Quai Branly, au musée des Arts décoratifs, à la Fondation Cartier pour l’art contemporain.

Nous nous efforçons de tenir ces articles à jour, et nous vous remercions des suggestions, précisions, ajouts et corrections que vous pourriez être amenés à apporter à ces programmes.

Nous vous indiquons chaque semaine les nouveautés, les expositions qui fermeront bientôt leurs portes, et... nos préférences, car on ne se refait pas : Paris Expos Hebdo : Nouveautés, Conseils, Derniers Jours.

Contre l’actualité artistique qui chasse ce que l’on se croyait capable de retenir, les catalogues d’expositions peuvent avoir, quand ils sont faits avec exigence, un rôle certain à jouer. Nous établissons, au fur et à mesure de leur publication, notre sélection des catalogues d’expositions 2016 de Paris, comme nous l’avons fait les années précédentes : 2015, 2014, 2013, 2012.

Vous pouvez consulter quelques dizaines de présentations d’artistes, classées de A à Z.

Nous vous proposons aussi une sélection de musées et d’expositions dans les villes françaises suivantes, que nous nous efforçons de tenir assez régulièrement à jour :
Angoulême - Arles - Avignon - Bordeaux - Dijon - Grenoble - Ile-de-France - Lens - Lille - Lyon - Marseille - Metz - Montpellier - Nantes - Nice - Ornans - Rennes - Rodez - Rouen, Le Havre - Saint-Étienne - Strasbourg - Toulouse - Tours

Et juste des musées et expositions temporaires pour quelques villes étrangères : Amsterdam, Berlin, Bâle, Bruxelles, Genève, Londres, Madrid, Milan, et Venise.

André Balbo

sources : Visite, Jeu de Paume, Wikipédia

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