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Place de la Concorde, l’Hôtel de la Marine est en attente d’un fabuleux projet…

Un bâtiment exceptionnel, dans un cadre exceptionnel ! On sera en droit d’être exigeant sur le projet que retiendront fin 2011 les 3 ministères (Finances, Culture, Défense) chargés du choix ultime, parmi les quatre candidats apporteurs de projet sélectionnés.

Ce bâtiment fut le tout premier à être classé monument historique dès 1863 ! Édifié par l’architecte Ange-Jacques Gabriel, entre 1756 et 1774 pour Louis XV, il dispose d’un escalier d’honneur grandiose, de superbes galeries et salons d’une valeur patrimoniale inestimable, 22 000 m2, 553 pièces, dont certaines rappellent notre galerie des Glaces nationale.
Sa façade est identique à celle de l’hôtel de Crillon.

Pourtant il sera bientôt abandonné… Le commandement de la Marine française, qui ne l’occupe que depuis un peu plus de… 2 siècles, le quittera pour rejoindre le « Pentagone à la française », en construction dans le XVe, à Balard.

Par quoi remplacer le commandement de la Marine française ? Et comment occuper ce bâtiment si prestigieux et si bien situé dans Paris ? Il faudra trouver là une sacrée bonne idée, qu’elle ait beaucoup d’allure et demeure respectueuse de la valeur du lieu ! La polémique née autour de la rénovation de l’hôtel Lambert, joyau du XVIIe situé sur l’île Saint-Louis, conduit la puissance publique à être prudente.

L’État n’a encore à ce jour aucun projet d’importance, mais deux candidats ont déjà fait savoir qu’ils étaient intéressés. Alexandre Allard, initiateur du Royal Monceau nouvelle manière, y verrait bien une vitrine des métiers d’art, et l’actuel responsable de la Mission française du patrimoine et des cultures alimentaires (MFPCA), Jean-Robert Pitte, voudrait y voir s’ouvrir une Cité de la Gastronomie française.

D’autre idées ont été émises, dont celle du secrétaire général des Amis de l’hôtel de la Marine, Jean Ducros, qui milite pour qu’y soit installé le futur Musée de l’histoire de France…

Un appel à projets a donc été publié au Journal officiel de l’Union européenne le 25 novembre par le ministère des Finances.

Avec les idées et les projets, les offres financières sont également attendues… pour la durée d’un bail emphytéotique, dans le cas d’une concession à un bailleur privé, qui pourrait être de 60 à 80 ans. À vos crayons ?

André Balbo

sources : Le Parisien, Le Figaro

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