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Propreté : Les Parisiens peuvent-ils devenir responsables ?

Dernière mise à jour : lundi 29 janvier 2018, par Benoît, Expositions

À la suite de l’excellente campagne pour le respect de la propreté de l’espace public qui avait été lancée et même reprise par le Ville et qui disait explicitement que ses services ne pouvaient pas tout faire en ce domaine, un appel est lancé aux Parisiens leur demandant instamment de se responsabiliser. Est-ce envisageable ? Des améliorations sont-elles aujourd’hui encore possible ? Donnez votre avis dans les commentaires.

"Nous pouvons faire le maximum, mais pas l’impossible." Dans sa nouvelle campagne pour la propreté des rues, la Ville de Paris tente la pédagogie. Les affiches déployées à partir de ce mercredi 20 février 2013 mettent en scène des agents de propreté super-héros cachés dans tous les recoins de la ville.

Image d'archive : la campagne de 2011La lutte contre la saleté à Paris est une constante : crottes de chiens, mégots de cigarettes, détritus en tout genre... Face à l’impossibilité de résoudre durablement le problème, la mairie hésite quant à la stratégie à adopter. Pour rappel, en 2011, la campagne de communication (photo ci-contre) se voulait drôle et décalée mais clairement menaçante avec un mot d’ordre : salir, ça coûte 35€.

Entre temps, le montant de l’amende n’a pas évolué. Mais des éteignoirs à cigarettes sont désormais fixés sur les poubelles de la ville : comme pour montrer que les pollueurs n’ont plus d’excuse...

Pour lutter contre la saleté sur les trottoirs et dans la rue, la mairie doit-elle sanctionner tous ceux qui salissent ? Les Parisiens peuvent-ils se responsabiliser ? Donnez votre avis dans les commentaires ci-dessous.

Retrouvez tous nos débats dans l’espace "Vos questions" d’Évous.


À Paris, ceux qui salissent seront davantage sanctionnés (article du 21 septembre 2011)

La propreté est un vaste sujet qui touche au quotidien et ces différents aspects peuvent devenir les champs de féroces luttes politiques, comme l’a montré le lancement d’une pétition par l’opposition municipale de droite l’hiver dernier. Cette question cristallise souvent les mécontentements : crottes de chien sur les trottoirs, - dont les Rita Mitsuko firent même une chanson (À Paris)-, pour lesquelles le montant des amendes, quand elles n’étaient pas ramassées par le propriétaire du chien, passa de 108 à… 35€ ; mégots en quantité depuis que se sont accumulées les interdictions de fumer ; reliefs de fiestas nocturnes ; détritus jetés à la va-vite, etc.

Si l’énergie la moins chère est celle que l’on n’utilise pas, les rues les plus propres sont très certainement celles qu’on ne salit pas !

Sur de tels principes frappés au coin d’un solide bon sens, la Ville de Paris lance une nouvelle campagne d’interpellation et de mobilisation pour rappeler que « salir, c’est polluer, et polluer est une infraction ». Passible d’une amende de 35€.

Les habitants de Paris comme ses visiteurs, qu’ils y travaillent, la traversent ou y fassent du tourisme, se doivent d’être des partenaires de la propreté de la capitale.

Cette campagne, dont nous vous montrons les visuels, doit être convaincante et pour cela la sanction… accompagnera, sachez-le et faites-le savoir, la pédagogie.

La Ville insiste sur les faits suivants :
- elle a d’ores et déjà renforcé ses équipes de verbalisation dans chacun de ses arrondissements,
- elle a simplifié les opérations avec la mise en place d’un carnet à souches, comme pour les amendes de stationnement,
- elle a confié aux mairies d’arrondissement le choix des secteurs prioritaires d’intervention.

Salisseurs et pollueurs, « c’est du brutal », mais vous voilà prévenus.

Quelles qu’en soient les raisons, l’espace public à Paris devient de plus en plus un espace à vivre : on y mange, on y boit, on y fume, on s’y déplace, et on y fait la fête... Pour « aider les usagers de Paris à nous aider à garder la Ville propre », la Ville met à leur disposition :
- 400 sanisettes gratuites,
- 30 000 corbeilles de rues (une tous les 100 mètres !),
- plus de 6 000 agents de la propreté pour nettoyer les rues et collecter les déchets 7 jours sur 7,
- elle propose l’effacement des graffitis sur appel téléphonique au 3975,
- et elle offre un service gratuit d’enlèvement des encombrants à la demande, unique en France.

Malgré l’ampleur des moyens déployés, comment garder l’espace public propre s’il est sali en permanence ? Jeter par terre un papier, une canette, un emballage ou même un mégot, abîme notre environnement et met à mal le travail quotidien des agents municipaux de la propreté.

Pour l’ensemble de ces raisons, François Dagnaud, adjoint au maire chargé de la propreté et du traitement des déchets, fait dire à cette nouvelle campagne : « nous sommes tous partenaires de la propreté de Paris et les pollueurs sont mis à l’amende ! »

Le chantier de la propreté à Paris est énorme et il reste beaucoup à faire. Pour mémoire, les 86 agents du Centre d’action pour la propreté de Paris (CAPP) n’avaient dressé en 2010 que 16 509 pv, soit moins d’un pv par jour et par agent. Ils seront davantage épaulés par les 450 inspecteurs de sécurité pour verbaliser les pollueurs.

Seulement 1 676 pv ont été "dressés" pour "épanchement d’urine", et moins de 7 000 pour dépôts.

André Balbo source : Ville de Paris

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