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Que va devenir la Gare des Gobelins ?

Dans une question adressée au secrétaire d’Etat chargé des transports, la sénatrice communiste Nicole Borvo Cohen-Seat s’est enquise du devenir de l’ancienne gare de marchandise des Gobelins.

Le propriétaire des lieux, le Réseau Ferré de France, envisage en effet de céder cette ancienne plaque tournante du transport des marchandises pour la petite ceinture sud. Au Sénat, Nicole Borvo Cohen-Seat s’était donc interrogée sur l’utilité d’une telle vente quand la conservation d’une telle « infrastructure réservant une possibilité de fret ferroviaire est nécessaire et va dans le sens des préoccupations environnementales ». Elle a également ajouté que cette vente irait en contradiction avec la politique d’expansion de son réseau impulsé par le RFF, notamment Place de Rungis et sur Paris Rive-Gauche, et ce aux frais de la Ville de Paris et de la SEMAPA, dont elle est actionnaire majoritaire.

Thierry Mariani, le secrétaire d’Etat chargé des transports, a répondu début juin à la sénatrice. Il a d’abord confirmé la vente prochaine de la gare des Gobelins, justifiée d’après lui par le fait que ce bien d’un volume d’environ 41 000 m2 d’emprise au sol et comprenant deux niveaux de planchers développant environ 72 000 m2 d’entrepôts, « ne permet guère une autre utilisation que pour les activités de logistique, qu’il s’agisse de logistique routière comme actuellement ou ferroviaire », avant de préciser que « ces activités relèvent davantage du métier et de la compétence d’un logisticien que de celle du gestionnaire du Réseau Ferré de France ».

Thierry Mariani a toutefois conclu en affirmant que la vente des entrepôts de la gare ne signifiait pas la disparition de celle-ci sur la carte des réseaux ferrés. Selon lui, RFF et la Ville de Paris continueraient de réfléchir sur l’opportunité de « rétablir une desserte ferrée pour cette activité de logistique, sans s’interdire d’envisager une forme plus innovante qui serait celle d’un tram fret embranché sur le tramway T3. Dans cette optique, RFF a prévu de conserver la propriété de la plate-forme de desserte de la gare des Gobelins et de sa liaison par la petite ceinture vers les faisceaux des gares de Lyon et d’Austerlitz, et reste garant de sa vocation ferroviaire ».

En d’autres termes, la gare des Gobelins, aujourd’hui cachée sous la dalle des Olympiades et investie par les SDF, devrait être vendue en partie à une société de logistique, RFF conservant le droit d’utilisation de la plate-forme de desserte ferroviaire dans le cas d’une reprise future de son activité.

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