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Fauré Le Page, le renouveau d’un arquebusier et maroquinier depuis 1717

Dernière mise à jour : vendredi 11 octobre 2013, par Pauline

C’est l’une des enseignes mythiques de la capitale : artilleur et fourbisseur depuis 1716, la maison changea plusieurs fois d’adresse et de propriétaire. Elle se distingue pour avoir été le fournisseur de nombreux régimes successifs, son activité n’ayant jamais cessé, y compris sous la Révolution.

Aujourd’hui, la maison a déposé les armes, mais elle n’a pas pour autant cesser ses activités de maroquinerie. Elle s’inspire de l’univers de la chasse et du tir pour proposer des collections d’accessoires (ceintures, porte-monnaie, minaudières, portefeuilles, sacs, etc) en forme de pistolets, de cartouches, ou en imprimés écailles. Le luxe et l’élégance sont encore de mise, et les riches clients du quartier apprécient la singularité des modèles, souvent présents dans les pages des magazines de mode. Si le virage est ici radical, la maison réussit donc une fois de plus le passage à une ère nouvelle.

UN PEU D’HISTOIRE :

Après s’être installée rue Baillif (aujourd’hui rue des Bons Enfants) puis rue de Richelieu, la boutique siège aujourd’hui au 21 de la rue Cambon, à deux pas de la fameuse maison Chanel. A sa tête, se succédèrent Louis Pigny (de sa création jusqu’en 1743), et plusieurs générations de Le Page (de 1743 à 1913), avant qu’elle ne devienne une société anonyme gardant son ancien nom.

Cette marque prisée des collectionneurs doit son prestige à sa longévité, au raffinement de ses créations, à sa clientèle célèbre et aux nombreuses références qui lui sont faites dans la littérature française.

C’est notamment Jean Le Page, qui, de 1779 à 1822, accroit la renommée de la marque déjà fameuse dans la capitale. D’un point de vue technique, il innove en déposant de nombreux brevets. Il s’attache à maîtriser de nombreux savoir-faire, étant à la fois maroquinier, sculpteur, graveur et orfèvre. Il fournit un fusil de chasse à Louis Philippe d’Orléans, le sabre de Bonaparte, deux fusils de chasse de l’Empereur Napoléon Ier, ou encore un fusil à silex au roi Louis XVIII, entre autres. Jean Le Page fut enfin l’expert officiel dans le procès du débarquement de Louis-Napoléon Bonaparte à Boulogne.

Située alors rue de Richelieu, non loin du Palais Royal, la maison est célèbre pour avoir pris part à la préparation de la prise de la Bastille en distribuant des armes à la population.

Au cours du 19ème siècle, la maison est de plus en plus connue dans le monde entier, notamment en raison de sa participations aux Expositions Universelles de Paris en 1823, 1827, 1834 et 1839. Alexandre Dumas, Balzac ou Chateaubriand citèrent régulièrement Fauré Le Page dans leurs écrits. Retenons par exemple ces mots d’Alexandre Dumas dans Georges, paru en 1843 : "Un jour Georges était chez Le Page avec un de ses amis et, en attendant que la place fût libre, il regardait faire un des habitués de l’établissement, connu comme il l’était lui-même pour un des meilleurs tireurs de Paris".

En images

Adresse

21 rue Cambon, 75001

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