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Tout Hitchcock à la Cinémathèque française

Hitchcock ou le maître du suspense. Cette étiquette est insuffisante à décrire son génie. Hitchcock fait, en effet, partie de ces réalisateurs qui ont su concilier, avec une virtuosité rare, métaphysique et divertissement.

Rétrospective complète de l’œuvre de Sir Alfred Hitchcock
Du 5 janvier au 28 février
À la Cinémathèque française

Calendrier des projections

Alfred Hitchcock, surnommé " le Maître du suspense ", utilise le thriller psychologique pour sonder les fantasmes du spectateur, mais aussi les siens propres...
Après un premier essai avorté en 1922, Number 13, sa carrière commence véritablement en 1925 avec The Pleasure garden, mélodrame adapté d’un roman d’Oliver Sandys. Cette première oeuvre contient en germe plusieurs éléments de ses films à venir : peur du vide, rôle de l’eau, importance du couple, monde du spectacle.
The Lodger (1926) met en place un schéma récurrent dans toute son oeuvre : un innocent accusé de meurtre.
A l’avènement du parlant, Hitchcock signe Blackmail (1929) et s’impose comme un des spécialistes du thriller.
Avec Murder (1930), il livre une réflexion sur le spectacle.
A partir de 1935, il s’oriente vers les films d’espionnage avec Les Trente-neuf marches, adaptation de l’oeuvre de John Buchan, où il mêle frisson et humour. Une femme disparaît (1938), qui développe le thème de l’union du couple par le secret, se déroule essentiellement dans un train, et offre une forme de métaphore du cinéma.

Répondant à l’invitation du producteur David O. Selznick, le cinéaste se rend ensuite aux Etats-Unis en 1938 et y tourne Rebecca (1940). Le monde est en guerre, c’est l’époque des films d’espionnage ; Hitchcock poursuit dans ce nouveau genre avec Foreign correspondent (1940).

Il s’intéresse ensuite à la psychanalyse (Soupçons, 1941). Il traite exclusivement ce sujet dans La Maison du docteur Edwardes (1945), dont la célèbre séquence du rêve fut conçue par le peintre Salvador Dalí.
Avec La Cinquième Colonne (1942), il revient à l’un de ses thèmes favoris, celui du "faux coupable".
Grand technicien, il aime inventer et expérimenter de nouvelles formes, en travaillant sur le symbolisme des couleurs et les mouvements de caméra audacieux. Lifeboat (1944) par exemple a pour unique décor un canot de sauvetage.
Soucieux d’impliquer le spectateur - notamment par le procédé de la vue subjective -, il le fait complice du meurtre dans La Corde (1948), film construit comme un unique plan séquence.

Après un retour en Grande-Bretagne (Under capricorn, 1949 ; Stage fright, 1949), il revient aux Etats-Unis et réalise Strangers on a train (1951).
Il s’intéresse de nouveau au voyeurisme dans Rear window (1954) : un journaliste observe ses voisins et découvre que l’un d’eux est un assassin.
Suivent quatre de ses plus célèbres réalisations, devenues cultes et emblématiques du style du Maître : Sueurs froides (1958), La Mort aux trousses (1959), Psychose (1959) et Les Oiseaux (1962).
Suivent Marnie (1964), et deux nouveaux films d’espionnage, Le Rideau déchiré (1966) et L’Etau (1969).
Son humour fait une dernière fois mouche dans Frenzy>/em> (1972), puis dans sa dernière oeuvre, Complot de famille, en 1975.

Tout au long de sa carrière, il se sera entouré des plus grandes stars, d’Ingrid Bergman à Paul Newman en passant par Montgomery Clift, Joseph Cotten, Joan Fontaine, Marlene Dietrich ou Laurence Olivier. James Stewart et Cary Grant seront ses deux acteurs fétiches, avec qui il entretiendra une véritable complicité. Il jettera son dévolu sur des héroines blondes à la beauté glacée comme Kim Novak, Tippi Hedren, mais surtout Grace Kelly, véritable incarnation du fantasme hitchcockien.

Source : La Cinémathèque française

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