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Tiens voilà des boudins

Caca boudin ! Les gosses peuvent grimacer, pour nous, le boudin, ce n’est pas bidon. Il existe même une authentique tradition locale avec le fameux « boudin de Paris » constitué à part égale de sang, de gras et d’oignons. Rares sont ceux hélas qui le fabriquent encore sur place. Trop de charges et de normes sans doute. Il y a les petits boudins, si chers à Gainsbourg, et les grands.
Grande maison « boudineuse », chez Coesnon (tenue par Madame et Monsieur Marchaudon). Cette charcuterie-traiteur nous mitonne un boudin fait maison dit de « campagne » très sanguin. Sa texture molle et son goût légèrement épicé, entre le clou de girofle et la cardamome, lui confèrent une note originale. Compter 13 €/kg. Coup de cœur pour les chapelets de petits boudins aux raisins (22 €/kg). On en propose également aux pommes, aux noix et aux marrons. Profitez d’être là pour goûter à la hure (une pièce magnifique) et à la terrine de ris de veau (une rareté).
Le deuxième vaillant charcutier parisien qui fabrique lui-même son boudin (n’en cherchez pas d’autres) est plus connu comme le prince de l’andouillette. Le père Duval maintient ainsi avec passion la tradition du boudin noir. Un must fabriqué à base de sang liquide frais (non en paillettes) et de panne, un gras abdominal (du saindoux) que le charcutier assure plus digeste que le « petit gras ». A la dégustation, le boudin Duval s’avère généreusement poivré et nous comprenons très vite tout le parti que l’on peut en tirer cuit avec des pommes. Ici, le tarif est à 10,50 €/kg.

- Coesnon charcutier-traiteur : 30, rue Dauphine, 6ème, 01-43-54-35-80, fermé dim.
- Charcuterie Duval : 171, rue de la Convention, 15ème, 01-45-30-14-08, et 55, rue Marcellin-Berthelot, Drancy (93), 01-48-32-03-17, fermé dim.

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