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Voir Rio et Shanghaï, avec les yeux de Gabriele Basilico, galerie Anne Barrault

Dernière mise à jour : lundi 6 mai 2019, par Expositions

Incroyable rue Saint-Claude où tant de galeries, concentrées, exposent de si grandes ambitions artistiques, Perrotin, Richard, Jousse, Anne Barrault, et d’autres encore...

L’Italien Gabriele Basilico est l’un des photographes « documentaristes » les plus connus aujourd’hui en Europe. Architecte de formation, il travaille comme photographe d’architecture pour l’édition, l’industrie et les institutions publiques et privées.

Rio 1 : Rio, 2011 tirage jet d’encre contrecollée sur aluminium 80 x 100 cm
édition : 10 courtesy galerie anne barrault, Paris

En 1984 et 1985, Il participe à la mission photographique de la Datar, initiée par le gouvernement français pour documenter la transformation du paysage national contemporain. Puis il est successivement invité à participer à de nombreux projets analogues en Italie, France, Allemagne, Suisse, Espagne, Portugal, Hollande, Autriche...

Il remportera de nombreux prix pour ses travaux, dont, en 1990 à Paris, le Grand Prix International du Mois de la Photo en présentant à Paris sa recherche « Porti di mare », sur différents ports maritimes.

En 1991, il participe au projet photographique collectif sur la ville de Beyrouth dévastée par la guerre.

En 1996, le jury international de la VIe exposition d’Architecture de la Biennale de Venise lui attribue le 1er prix pour la photographie d’architecture contemporaine.

Enfin, il reçoit le premier INU 2000 de l’Institut National de l’Urbanisme pour sa contribution à la documentation de la ville contemporaine à travers la photographie.

Shanghai 1 Gabriele Basilico Shanghai, 2010 tirage jet d’encre 100 x 130 cm
édition : 10 courtesy galerie anne barrault, Paris

Il commence en 2001 une grande recherche sur l’aire archéologique de la région Paca, sujet de l’exposition « Provincia Antiqua » pour les XXXIIIes Rencontres Internationales de la Photographie d’Arles.

En juin 2002, il reçoit pour son ouvrage « Berlin » le prix du meilleur livre de photographies de l’année par PHOTOEspagna.

Ses champs de recherche sont donc la ville et le paysage industriel. Ces derniers travaux photographiques sont dédiés à la transformation urbaine. Ainsi s’est-il saisi plus particulièrement, pour cette exposition de la galerie Anne Barrault, de deux monstres urbains bien spécifiques, en pleine mutation : Rio et Shanghaï.

Les photographies en couleur ont été réalisées entre 2010 et 2011. Comment évoluent ces villes titanesques, ces lieux de vie et de civilisations, ces incroyables agglomérations où nous cohabitons désormais, tout au moins pour la grande majorité des humains.

Que devient l’identité de la ville, à travers les modifications incessantes qui l’affectent ? Comment se chevaucheront et se mélangeront, ou pas, les différentes pelures d’oignon, ces strates spatio-temporelles de la mégalopole ?

Quelle ville étonnante peut être Shanghaï, dont les quartiers semblent si clairement définis… pour les visions aériennes, comme s’il s’agissait d’immeubles à distinguer pour un vaste jeu d’un moderne Monopoly… Et quelle image plus enfermante de Rio nous livre cette cabine téléphonique entièrement consacrée, centimètre carré par centimètre carré, à l’amour tarifé d’une métropole qui aurait déjà perdu la boule et tout repère ! Autant en tout cas que nos bordures de villes et nos friches industrielles.

Avec ces deux villes, mises en présence par le photographe pour une confrontation sur ring qu’à l’évidence elles ne souhaitaient pas, de grands questionnements se révèlent. Belle et forte exposition d’images de villes donnant matière à réflexion. Pourrons-nous un jour faire, ou refaire en les transformant, des mégalopoles un peu plus humaines ?

La planète vient de passer le cap des 7 milliards d’habitants. Comme dirait l’autre, jusque-là ça va encore...

L’exposition Gabriele Basilico, jusqu’au 10 mars 2012, à la galerie Anne Barrault, 22 rue Saint-Claude 75003 Paris 01 44 78 91 67 Métro Saint-Sébastien Froissart (8), du mardi au samedi de 11 à 19h.

André Balbo

sources : visite, galerie Anne Barrault

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