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DERNIERS JOURS de l’art à Vienne du temps de Klimt, Schiele et Kokoschka

Dernière mise à jour : samedi 26 novembre 2016, par Expositions

Belle exposition réussie du 12 février au 21 juin 2015, sur les arts à Vienne de la fin du XIXe siècle aux débuts de l’expressionnisme.

Gustav Klimt (1862-1918), peintre symboliste autrichien, eut par son enthousiasme et ses multiples talents un rôle clé dans l’éclosion de la Sécession de Vienne, qui fut un des aspects essentiels de l’Art nouveau.

D’autant que ses créations couvrirent bon nombre de techniques (peinture, dessin, mosaïque, fresque, céramique, lithographie), et que ses sujets pouvaient aussi bien être allégoriques, des nus, ou des portraits, des paysages, ou encore des idées novatrices de décoration.

Ses mérites artistiques ont été reconnus au point que l’empereur François-Joseph le décore en 1888 de la Croix d’or du Mérite artistique.

Là encore, il n’est pas anodin, en prenant un peu de recul, de souligner que son père était un orfèvre ciseleur de métaux précieux (comme le deviendra son frère également, avec qui il travaillera...), matières et rendus que l’on retrouvera fréquemment dans ses tableaux et fresques décoratives...

De ses débuts précoces à ses excès décoratifs, quand les dorures et l’expressionnisme transparaissent et inondaient ses œuvres, le talent de Gustav Klimt semble avoir été le solide socle d’une nouvelle période, un courant important de l’art moderne, l’expressionnisme.

Avec plusieurs de ses amis, dont Josef Hoffmann, Max Kurzweil, Josef Engelhart (de) et Ernst Stöhr, il crée en 1897 le groupe des Sécessionnistes qui publiera l’année suivante le journal Ver Sacrum (Printemps Sacré).

Puis Klimt participe à la fondation de l’Union des artistes figuratifs, appelée la Sécession viennoise avec 19 artistes du Künstlerhaus.

Egon Schiele. Edith Schiele (détail), 1917. Tempera sur papier, Belvédère, Vienne

Cette prise de position exprime une irrépressible soif de renouveau et l’opposition frontale de nombreux jeunes artistes face à « l’inflexible résistance au changement » de l’académisme viennois, responsable selon la nouvelle génération, d’un véritable « obscurantisme » artistique.

Gustave Klimt devient président de cette association, qui tend à réformer la vie artistique, à produire et réaliser des œuvres qui élèveraient « l’art autrichien à une reconnaissance internationale à laquelle il aspire ».

Enfin le vœu est aussi de combler le fossé entre Art et arts dit mineurs, de rapprocher les objets utilitaires et les objets d’art afin de créer une œuvre d’art totale, capable de transformer le monde. Les artistes ne doivent-ils pas éveiller les consciences et s’éloigner de toute compromission avec l’art et l’académisme établis ?

De même la curiosité de ces artistes viennois pour ce qui se fait dans les autres grandes villes artistiques d’Europe est considérable. Le milieu manquait d’air, toutes les fenêtres sont maintenant grandes ouvertes et les idées circulent rapidement et en toute liberté.

Le cœur de cette exposition offre une sélection de travaux majeurs de cet artiste, dont Judith I (1901), ou la Frise Beethoven, une œuvre monumentale réalisée pour la 15e exposition du Pavillon de la Sécession, tenue en 1902, reconstituée à l’échelle et représentée pour la première fois en France.

Gustave Klimt, Judith I (1901), détail, huile sur toile, 84 x 42 cm © Belvédère, Vienne

Les œuvres de cette exposition et de ce mouvement font preuve d’une certaine licence et d’un expressionnisme très marqués. L’adolescence y est très présente, en modèle, les corps fréquemment dénudés, et l’oscillation de la pureté symbolique de la virginité à la femme fatale et à ses charmes vénéneux expriment certainement encore une partie de la force de la Sécession qui bouleversa alors l’expression artistique.

Des documents rares touchant à la vie de Klimt, à sa famille et à ses frères Ernst et Georg, artistes comme lui, avec lesquels Gustav a souvent collaboré, seront disposés au long du parcours de l’exposition.

Dès les premières années de la Sécession, aussi bien sur ce mouvement qu’auprès de Klimt lui-même, les influences de grands intellectuels s’exercèrent, tels Carl Schuch, Tina Blau, Théodor Hörmann, Josef Engelhart, Max Kurzweil. Comme lui, ils avaient séjourné à Paris.

Grâce au Belvédère de Vienne, les personnalités artistiques comme les mécènes qui soufflèrent dans les voiles de la Sécession sont évoqués dans cette exposition, avec certains chefs-d’œuvre mêmes, d’Egon Schiele ou d’Oscar Kokoschka.

L’esprit de cette époque serait incomplet s’il n’y avait la présence de quelques-unes de ces pièces de mobilier raffinées et de précieux bijoux, et des documents et reconstructions de grands artistes et d’architectes dont Adolf Loos, Josef Hoffmann, et de l’Atelier viennois. De beaux exemples de céramiques de Michael Powolny, issues des Wiener Werkstätte.


Michael Powolny. Jeune Fille avec une guirlande de fleurs (c. 1907) et Automne.

Ce type de production n’est pas pour nous sans évoquer, par le fait de confier aux meilleurs artisans le soin de reproduire des objets de très haute qualité à partir de modèles réalisés par des artistes, nos grands artistes contemporains richement cotés que sont par exemple Jeff Koons ou Wim Delvoye, qui pratiquent aussi... la céramique.

Carl Moll. Anna Moll au jardin sur la Hohe Warte. Après 1907. Huile sur toile. Kunsthandel Freller, Linz

Au total quelques 180 œuvres et objets issus de collections privées et de celles du musée du Belvédère de Vienne, dont le conservateur, Alfred Weldinger, assure le commissariat de l’exposition.

Au temps de Gustav Klimt, la Sécession à Vienne, du 12 février au 21 juin 2015, à la Pinacothèque de Paris, 1, 28 place de la Madeleine 75008 Paris 01 42 68 02 01, Pinacothèque 2, 8 rue Vignon 75009 Paris, 01 44 56 88 80. www.pinacotheque.com. Métro Madeleine. Ouverte de 10h30 à 18h30 (fermeture des salles à 18h15). Nocturnes les mercredi et vendredi jusqu’à 21h (fermeture des salles à 20h45). Jeudi 1er mai et lundi 14 juillet 2014, la Pinacothèque est ouverte de 14 à 18h30. Le premier mercredi de chaque mois, gratuit en nocturne de 18h30 à 20h45. 12,50 ou 10,50€.

Voir aussi l’article Le Pressionnisme (1970-1990). Les chefs-d’œuvre du graffiti sur toile de Basquiat à Bando.

***

Vous retrouverez dans l’article 2015 à Paris : LES GRANDES EXPOSITIONS de A à Z les différentes expositions annoncées par leurs établissements et musées.

Frederic Leighton (1830–1896) Crenaia, the nymph of the dargle, ca. 1880 Huile sur toile 76.2x26.7 cm Colección Pérez Simón, Mexico © Arturo Piera, Musée Jacquemart-André 09/13-01/14

Dans CALENDRIER 2015 des grandes expositions à Paris, ces mêmes expositions sont classées par dates.

Nous nous efforçons de tenir ces articles à jour, et nous vous remercions des suggestions, précisions, ajouts et corrections que vous pourriez apporter à ces programmes.

Nous vous indiquons chaque semaine les nouveautés, les expositions qui fermeront bientôt leurs portes, et... nos préférences, car on ne se refait pas : LA SEMAINE des expositions, musées, et galeries : que faire à Paris du....

Enfin, contre l’actualité artistique qui chasse ce que l’on se croyait capable de retenir, les catalogues d’expositions peuvent avoir, quand ils sont faits avec exigence, un rôle certain à jouer.

Comme les autres années (2014, 2013, 2012), nous établissons au fur et à mesure notre sélection dans l’article Paris 2015 : LES MEILLEURS CATALOGUES d’expositions de Paris.

Celui de cette exposition en fait partie.

Nous vous proposons aussi une sélection d’expositions et de festivals dans les villes françaises suivantes :
Angoulême - Arles - Avignon - Bordeaux - Dijon - Grenoble - Ile-de-France - Lens - Lille - Lyon - Marseille - Metz - Montpellier - Nantes - Nice - Ornans - Rennes - Rodez - Rouen, Le Havre - Saint-Étienne - Strasbourg - Toulouse - Tours

De même nous avons commencé :
Les Grandes Expositions 2016 à Paris de A à Z
Calendrier 2016 des grandes expositions à Paris
peuvent déjà être consultés sur Évous.fr... et complétés, si vous disposez de plus d’informations que nous !

Et juste quelques musées et expositions temporaires pour Amsterdam, Berlin, Bâle, Bruxelles, Genève, Londres, Madrid, Milan, et Venise.

André Balbo

sources : Visite, Pinacothèque de Paris

Messages

  • Exposition et présentation très décevantes, ne justifiant pas du tout le prix d’entrée. Dommage le titre et l’artiste étaient très tentants

  • Du grand n’importe quoi !!!!!
    15,5 € pour une toute petite expo très mal conçue et avec très peu d’œuvres, bondée de monde comme dans un métro à l’heure de pointe, c’est excessif pour ne pas dire : "ça fait mal au C !!!!".
    Du coup beaucoup d’agressivité de la part des visiteurs : et que ça se bouscule et que ça se marche sur les pied et que ça s’insulte à tout va. Cela rend la visite extrêmement pénible. A ce prix pour si peu, on filtre les entrées !!!!!!
    Aussi, Il n’y a quasi rien des œuvres de Klimt, le titre est racoleur.
    Un autre aspect mais pas des moindre (à ce prix là toujours) c’est l’état des toilettes, plus que douteux et sans savons à seulement 11h30.
    Bref je suis sortie en colère avec le fort sentiment de mettre faite avoir et celui que le nom de Klimt a été utilisé pour se faire de l’argent sur le dos de buses.... Dont je fait partie du coup. Je ne remettrai jamais les pieds à la pinacothèque.

    • Votre expression vulgaire : "ça fait mal au C" est inutile et ne donne guère envie de continuer à lire la suite de votre avis. Pour le reste, l’orthographe laisse aussi beaucoup à désirer, tout comme semblent l’être tant cette exposition que l’ambiance et le manque de savoir-vivre de certain(e)s visiteurs (visiteuses). Quant à l’état des toilettes à 11h30, c’est absolument lamentable, j’en conviens.
      le prix demandé me semble également bien élevé pour si peu d’oeuvres de Klimt.
      Un conseil : allez à Vienne !