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Interview de Sophie Delila


Quoi de mieux qu’une voix chaude et sensuelle pour nous aider à passer l’hiver ? Avec l’album de Sophie Delila dans la platine, la saison pourrait même sembler trop courte ! Ambiance soul, rythmes funky, textes bien écrits… Cette chanteuse française est notre gros coup de cœur du moment. La rencontre était inévitable !

Bonjour Sophie ! Tu es française mais tu chantes en anglais. Une préférence linguistiques qui te vient de tes nombreux voyages ?
Oui ! J’ai passé mon adolescence à Paris puis je suis partie aux Etats-Unis. Je suis restée 3-4 ans à New York. Au bout de dix jours là-bas, on se sent chez soi : c’est facile de se repérer, on rencontre plein de gens, c’est super sympa… Mais l’envers du décor, c’est que c’est très dur, la concurrence entre musiciens est forte. J’apprenais beaucoup mais c’était un peu la galère, le cliché de la chanteuse-serveuse… sauf que je n’étais pas serveuse parce que je ne suis pas douée avec les assiettes !! Maintenant, je vis à Londres et je m’y suis habituée, je suis contente d’être en Europe.

Tu as joué dans plusieurs pays. Quelles différences as-tu vu entre les publics ?
A New York, il y a énormément d’artistes donc les gens sont presque blasés, c’est difficile de comparer… Mais en général les gens sont très réceptifs, très encourageants et moins critiques qu’en Europe. Mais la critique permet d’évoluer aussi. Et puis, si les gens sont plus exigeants en France et en Angleterre, ils sont également très fidèles une fois qu’ils aiment quelque chose.

Es-tu accro à la scène ?
Un concert demande plusieurs chansons avant de vraiment se mettre en place alors dès qu’on descend de scène, on veut tout de suite y remonter ! Et puis, plus on est sur scène, plus on progresse. C’est très agréable.
C’est vrai que j’ai déjà fait pas mal de concerts mais c’est maintenant que ça commence à être régulier et que j’ai vraiment hâte ! Les concerts vont être de plus en plus fréquents et la rencontre avec le public est très différente à chaque fois, c’est ça qui est excitant ! Au final, c’est vraiment ça le but : rencontrer le public et faire des concerts. C’est en live que les gens sont les plus touchés.


Est-ce vrai que tu as passé la moitié de ta vie en studio ?
Oui ! Déjà mon père avait un petit home studio. A dix ans, je le squattais et je l’utilisais plus que lui ! J’ai commencé au piano, je n’ai pas chanté avant 15-16 ans. Je faisais des compositions instrumentales qui venaient un peu du classique, un peu de Stevie Wonder… J’ai expérimenté assez longtemps dans ce studio, jusqu’à mon départ aux Etats-Unis.

Et pendant l’autre moitié de ta vie, qu’as-tu fait ?
C’était l’école et les devoirs ! Aujourd’hui, je passe beaucoup de temps sur Internet, je revois mes amis, j’adore le graphisme aussi, c’est ce que j’aurais fait si je n’avais pas été chanteuse. Je vais au ciné, je me promène. J’aime bien le quartier Montorgueil à Paris, ça a été ma maison pendant quelques mois. J’adore aussi Pigalle, le Marais et Montmartre.

Sophie Delila Hooked (ULM/Universal Music), CD disponible
En concert le 9 décembre 2008 à la Flèche d’Or et le 11 février 2009 au Nouveau Casino, à Paris


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mercredi 17 décembre 2008
 
 
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