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La magie Isabelle Boulay à l’œuvre à l’Olympia


Isabelle Boulay est à l’Olympia comme chez elle. La Québécoise, venue sur la prestigieuse scène parisienne les 6 et 7 mars 2009, a livré une prestation très touchante au cours d’un spectacle intimiste. Naturelle et enjouée, elle a conquis un public qui lui reste fidèle depuis ses débuts et a su proposer quelques surprises du meilleur goût.

Il est 21h15 quand l’épais rideau rouge se relève pour laisser entrer une Isabelle Boulay drapée dans une robe digne des tapis rouges. La chevelure rousse flamboyante comme à son habitude, elle récolte une salve d’applaudissements et prend le temps de les savourer tout en remerciant… avant de se lancer. Le professionnel et l’affectif, voilà bien le duo du soir.
Au fur et à mesure que les notes s’égrènent avec une facilité toujours déconcertante, on se dit que, vraiment, Isabelle Boulay est une de ces chanteuses "à voix" qui n’a pas à craindre ce qualificatif. Si les années lui ont fait adopter un style vocal plus sobre, on savoure toujours autant ces envolées. Alors qu’elle partage les dernières chansons de son album Nos lendemains ainsi que du précédent De retour à la source, quel plaisir d’écouter à nouveau le tube Parle-moi qui n’a rien perdu de son efficacité. C’est toute la salle qui le reprend en cœur, comme la comptine d’enfant qu’on a tant de fois récitée. Il en sera de même à la fin du spectacle pour Un jour ou l’autre quasiment chanté a cappella et à l’unisson par le public. Il y a des classiques qui traversent les époques.

Mais le voyage dans ce qu’elle appelle sa "boîte à musique", avec ses accents country, n’est pas nostalgique. Dieu des Amours, Où est ma vie, Ne me dis pas qu’il faut sourire, Adrienne ou encore N’aimer que t’aimer sont là pour rappeler la richesse de ses derniers opus. Le temps passe vite, trop vite pour un concert qui tourne presque au "one woman show". C’est qu’elle est bavarde cette Isabelle Boulay ! Avec elle, les transitions entre deux chansons sont autant d’occasions de se raconter au travers d’anecdotes qui font sincèrement rire. Et qui touchent aussi, comme celle précédant la chanson écrite sur son père décédé. De l’émotion sur scène partagée avec un groupe de musiciens complices et talentueux où l’esprit de troupe est très présent. Pas de diva ici, pas de volonté d’en mettre plein les yeux et les oreilles : c’est une soirée entre amis avec aux manettes une chanteuse qui n’a plus rien à prouver et qui se contente de s’amuser et de partager.

Isabelle Boulay a également offert une belle surprise à son public en faisant venir sur scène à ses côtés Salvatore Adamo pour un très beau duo sur C’est ma vie. Vendredi soir, Nana Mouskouri était également présente pour entendre la reprise de La Paloma. Rien d’artificiel avec Isabelle Boulay : la voix, le charisme et la gentillesse. Voilà la recette pour une longue carrière et un Olympia debout pendant de longues minutes en remerciement. La magie Boulay avait de nouveau opéré. En toute simplicité.

Carole Bouchard


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Friday 13 March 2009
 
 
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