A tout juste 23 ans, Vitaa est la star montante du R&B français. Après plusieurs duos remarqués sort enfin son premier album solo A fleur de toi. Un bouquet de chansons aux textes autobiographiques, où se mêlent des parfums R&B, pop et soul.
Le grand public t’a connue grâce à Confessions nocturnes, ton duo avec Diam’s. Quel a été ton parcours avant cela ?
Mes débuts remontent à 2001 et Pas à pas, un duo avec Dadoo. Cette chanson était présente sur la compilation Double Face 4, j’y chantais le refrain. Elle a été choisie comme single et a bien marché à la radio.
En 2002, j’ai fait un duo avec Diam’s et j’ai ensuite participé en solo à la compilation Première classe avec le titre Ma sœur. Comme les gens parlent encore beaucoup de cette chanson, on a décidé de la réactualiser et de la mettre sur mon album.
Quelles ont été tes tentatives pour percer dans le milieu ?
Je vivais à Lyon, j’écrivais toute seule chez moi. A 17 ans, mon chemin a croisé Dadoo et ensuite, les rencontres se sont enchaînées. J’ai beaucoup appris au contact des rappeurs...
Mais j’ai quand même galéré pendant quatre années. Je me suis prise presque toutes les portes des maisons de disques… jusqu’à la rencontre avec Diam’s.
Justement, parle-nous de ta collaboration avec Diam’s.
Elle a débuté en 2002 et reste l’une de mes plus belles rencontres, un vrai coup de foudre artistique. On a craqué l’une sur l’autre et on est ensuite devenu copines. C’est la musique qui nous lie, il nous arrive de passer des nuits à écrire des textes. On y raconte nos expériences, notre vie de femme. Confessions nocturnes en est la concrétisation.
Cette rencontre n’a été que du bonheur !
Tu es l’auteur de la quasi-totalité de tes textes. Sont-ils autobiographiques ?
Avec les rappeurs, j’ai toujours eu la chance de pouvoir écrire les refrains que je chantais. L’écriture est pour moi aussi importante que le chant. Chaque histoire racontée dans l’album correspond à une période de ma vie. C’est une sorte de journal intime. Tout est vrai, tout est vécu et je pense que ça se sent.
Que te procure l’écriture ?
C’est spontané, je ne choisis jamais à l’avance les thèmes de mes chansons. Ca part toujours d’un mal-être, d’une tristesse, de choses qui m’ont touchée ou blessée. Il en ressort des histoires vécues et quand je les écoute, ça me fait du bien, ça me libère. L’écriture agit sur moi comme un exutoire.
Beaucoup de tes chansons parlent de chagrin, d’amours déçus. Tout ton album est-il si sombre ?
Pas du tout. Les choses qui m’ont blessée m’amènent à écrire des textes tragiques, c’est vrai. Mais j’écris à partir de toute ma vie, de tout ce qui me touche. Alors il y a sur ce disque autant de titres tristes que de chansons ensoleillées. Mon paradis secret, par exemple, parle du monde idéal dans lequel je voudrais vivre. En chanson parle du bien que me font le chant et la musique.
A fleur de toi, pourquoi ce titre ?
J’ai écrit cette chanson il y a trois ans, à la suite d’une rupture difficile à dépasser. Pendant les six mois qui ont suivi, j’ai été hyper sensible, comme à fleur de peau.
Aujourd’hui, avec la sortie de l’album, j’ai une grosse pression sur les épaules et je suis à nouveau dans cet état. Quand il a fallu choisir un single, A fleur de toi s’est imposé. Ce nom colle à la fois à la chanson et au concept de l’album.
Quelle autre facette de ta personnalité as-tu envie de partager avec le public ?
Je pense qu’il y a deux facettes de ma personnalité qui se détachent de mon album : une Vitaa fragile et une autre, rigolote et heureuse de vivre. Les gens connaissant moins ce côté de moi, mais j’espère qu’ils vont le voir.
Comment définirais-tu ton style musical ?
C’est compliqué à définir, je n’appartiens pas à un style en particulier. J’ai beaucoup d’influences. D’un côté, il y a la musique soul américaine : Marvin Gaye, Aretha Franklin… Et de l’autre, la variété française que ma mère écoutait : Jacques Brel, Francis Cabrel... Ma plume est imprégnée de variété française mais ma voix est marquée par la soul. On peut dire que je fais du Vitaa !
Qu’écoutes-tu en ce moment ?
J’écoute beaucoup de choses différentes ! Mes grands classiques : Brian McKnight, ou encore Marvin Gaye. Mais aussi du rap français et, en ce moment, le dernier album de Christina Aguilera qui est vraiment bien produit et que j’adore !
Tu es la première artiste signée sur le label Motown France. Tes impressions ?
Depuis que je connais Diam’s, elle voulait créer son propre label de musique. Motown France a finalement pu être monté et quand on m’a dit que j’allais être la première artiste du label, je suis tombée de ma chaise ! J’ai grandi avec la musique des artistes américains de la Motown. C’est pour moi un grand honneur et un prestige.
Des concerts prévus ?
Je vais faire la tournée des Fnac pour y présenter mon album. En février, je vais réaliser des showcases dans plusieurs villes françaises et y chanter des titres en live.
Je vais aussi faire la première partie de la seconde tournée de Diam’s.
