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3 universités parisiennes au top 100 mondial

Le redoutable et polémiste Shanghai Ranking des universités mondiales, critiqué depuis sa création en 2003, vient de publier le 14 août son édition 2011. La France, qui recule et se tasse au 8e rang mondial des pays dans le top 500 (elle était 6e en 2010), ne place parmi les 100 premiers que 3 établissements. Tous trois sont en l’Ile-de-France.

La grande surprise est l’apparition de l’université Paris-Sud (Orsay Paris-11), qui gagne 5 places et devient dans ce classement le premier des établissements français (au 40e rang mondial), certainement du fait de l’attribution l’année dernière de la médaille Fields au mathématicien Ngo Bao Chau. Il avait obtenu sa thèse à Orsay.

Dans ce même classement, l’université Pierre-et-Marie-Curie (UPMC, Paris-6) perd deux places par rapport à l’an passé, et colle à Paris-Sud à la 41e place. L’ENS Ulm reste le 3e établissement français, mais elle progresse au tableau mondial de deux places (69e).

Les universités américaines décrochent encore cette année 17 des 20 premières places, dont Harvard (1re), Stanford (2e), le Massachusetts Institute of Technology – MIT (3e), et Berkeley (4e).

Pour le Royaume-Uni, Cambridge (5e), Oxford (10e) et le University College de Londres se placent dans le top 10.

La France, dans le top 500, n’a que 21 établissements classés, alors qu’elle en avait 22 l’an dernier.

Comme le nombre de médailles Fields ou de prix Nobel parmi les anciens élèves fait partie des critères du classement (10% de la note, 20% pour les chercheurs), on comprend mieux le bond en avant de Paris-Dauphine, qui passe du top 400 au top 300, l’autre médaillé Fields français de 2010, Cédric Villani, y ayant soutenu son doctorat.

Deux déceptions françaises avec l’Ecole polytechnique et l’ESPCI Paris Tech, qui chutent du top 300 au top 400.

Soulevons tout de même que l’Association européenne des universités (EUA) avait mis en garde indistinctement contre les différents classements mondiaux, truffés « de défauts, failles et autres biais ». Pour cette raison, les acteurs du secteur sont impatients de voir émerger, peut-être en 2013, le projet européen U-Multirank de cartographie de l’enseignement supérieur, qui devrait prendre en compte davantage d’établissements et de critères.

On considère en effet que le classement mondial de Shanghai des universités défavoriserait les établissements européens dans la mesure où les critères retenus, dont la performance en matière de recherche, prendraient en fait le pas sur la part consacrée à l’enseignement.

André Balbo

sources : Shanghai Ranking, Les Échos, Libération

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