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Aide sociale à l’enfance à Paris : pour qui, pourquoi, comment

Dernière mise à jour : mardi 9 février 2010, par Adele

26 000 enfants et jeunes parisiens concernés
Tous les enfants et jeunes de Paris méritent des chances égales pour construire leur parcours de vie, s’intégrer dans la société et préparer leur autonomie. Face à des conditions sociales, scolaires, médicales ou familiales parfois difficiles, certains enfants et jeunes ont un besoin particulier de protection et de solidarité de la collectivité.
L’Aide sociale à l’enfance a pour missions d’apporter un soutien ponctuel ou une prise en
charge globale pour répondre aux difficultés
que peuvent rencontrer les enfants, les jeunes
parisiens et leurs parents, pour les aider à construire leur parcours de vie, à s’intégrer dans
la société, à préparer leur autonomie.

Aujourd’hui, près de 26 000 enfants et leur famille sont suivis au titre de l’Aide sociale
à l’enfance et de la prévention (soit 10,8 jeunes sur 1000 de moins de 20 ans contre 7,8
sur 1000 au plan national).
En raison de la crise économique, les besoins d’interventions sociales et éducatives sont croissants et touchent particulièrement :
- les jeunes en errance et les familles précaires (12% de familles pauvres) ;
- les familles monoparentales très nombreuses à Paris (27 % contre 17 % au plan
national) ;
- les mineurs étrangers isolés, qui arrivent de plus en plus nombreux dans la capitale
(une hausse de 152% de demandes de prises en charge de 2006 à 2009).
Paris a créé en 2007 d’une cellule de recueil, de traitement et d’évaluation des
informations préoccupantes
(CRIP 75) : un outil central à mobiliser pour tout enfant ou
jeune en situation ou risque de danger, que ce soit sur sa santé, sa sécurité, sa moralité ou
encore son éducation. Les informations sont transmises par le 119 (numéro vert enfance
en danger), les services sociaux, médico-sociaux, sanitaires, de police ou scolaires. Cette
cellule démontre son efficacité, avec une progression de 81% des signalements
d’enfants en difficulté depuis 2006
.

Paris lance un nouveau programme d’actions
Actions nouvelles de prévention et d’aide sociale à
l’enfance de 2010 à 2014

Pour améliorer et diversifier l’accueil :
- 300 places d’accueil supplémentaires dans Paris dédiées en priorité aux
adolescents, dont :
- 50 places d’accueil pour des jeunes en souffrance psychique ;
- 85 places d’accueil supplémentaires pour les mineurs étrangers isolés, 55 places
d’hébergement d’urgence et 45 places de suivi éducatif en accueil de jour.
- 150 places d’accueil rénovées et humanisées, dont 90 dans un nouveau centre
d’accueil d’urgence à la Porte des Lilas.

Pour agir en prévention sur l’absentéisme scolaire, les jeunes dans l’espace public, en risque
d’exclusion, l’insertion professionnelle, la santé… :
- six nouveaux centres sociaux ;
- quatre lieux d’accueil innovants et participatifs pour les jeunes ;
- des plateformes de repérage et de suivi des jeunes décrocheurs scolaires en
risque d’errance dans toutes les missions locales ;
- doubler le parrainage d’enfants (en particulier placés en foyer ou hébergés à
l’hôtel) par des familles parisiennes volontaires ;
- une Maison des Adolescents dans le Nord Est parisien.

Pour un accompagnement individualisé et le plus en amont possible (bébés, adolescents
cumulant des difficultés scolaires, éducatives et sociales, jeunes mères isolées avec enfants
de moins de 3 ans…) :
- quatre nouveaux services d’accueil de jour éducatif pour les enfants et
préadolescents ;
- création d’actions éducatives spécialisées petite enfance et mère-enfant pour
l’accompagnement des mères avec enfant(s) de moins de trois ans ;
- renforcement des moyens et des personnels de la cellule de recueil des
informations préoccupantes (CRIP 75) ;
- promotion du métier d’assistant familial ;
- développement du nombre de référents socio-éducatifs au Bureau de l’Aide
sociale à l’enfance.

Pour soutenir l’adoption :
- mise en place du label « qualiparis » pour les actions de l’Espace Paris Adoption ;
- accompagnement des familles au-delà même du moment de l’adoption ;
- soutien des enfants adoptés.

Pour renforcer l’accompagnement vers l’autonomie à la fin des prises en charge ASE :
- développement du parrainage d’accès à l’emploi ;
- faciliter l’accès aux contrats jeunes majeurs ;
- favoriser l’accès au logement par la mobilisation renforcée du dispositif « louez
solidaire », du réseau des foyers de jeunes travailleurs et des CHRS « jeunes » pour
trouver des solutions de logement adaptées.

Pour être au plus proche des besoins des jeunes et des familles :
- implantation des services du bureau de l’aide sociale à l’enfance dans les
quartiers ;
- développement d’outils d’information et de communication à destination des
usagers, des personnels et des partenaires.
Pour atteindre ces objectifs, le Département de Paris mobilise un budget de :
- 310 millions d’euros en 2010 (en augmentation de 44% depuis 2001), 2ème
plus gros budget du département après celui du RSA ;
- et 56 millions d’euros consacrés à l’investissement.

Pour atteindre les objectifs de ce nouveau programme, le Département mobilise :
- près de 5000 personnes (avec 2546 agents de la collectivité dont 950 assistants
familiaux, 300 éducateurs de rue, 2000 emplois dans les 200 associations
mandatées par le Département de Paris) ;
- un budget de 310 millions d’euros en 2010 (en augmentation de 44% depuis
2001), 2ème plus gros budget du département après celui du RSA, auquel s’ajoutent
56 millions d’euros consacrés à l’investissement de 2010 à 2014.

Ce programme d’actions s’inscrit dans un contexte particulièrement inquiétant de
désengagements massifs de l’Etat dans la prise en charge des jeunes en difficulté et de leur famille, notamment sur :
- la protection judiciaire de la jeunesse (PJJ), l’éducation nationale, la santé ;
- la création du fonds national de financement de la protection de l’enfance prévu par
la loi du 5 mars 2007, qui devait être doté de 30 millions d’euros.
Aussi, dans le cadre d’une démarche collective avec l’Association des Départements de
France et de nombreux autres départements, la Ville de Paris a engagé un recours contre
l’Etat pour obtenir la création de ce fonds et une indemnisation
.

source : mairie de Paris

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