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DERNIERS JOURS. Le Jeu de Paume... et 16 stations de métro exposent les photos de Winogrand

Dernière mise à jour : lundi 6 mai 2019, par Expositions

Du 14 octobre 2014 au 8 février 2015, Garry Winogrand décline en noir et blanc les dernières décennies du XXe siècle de l’Amérique, angoissée ou joyeuse, drôle et désespérée au Jeu de Paume...

... et en grands formats aux stations de métro Concorde, Hôtel de Ville, Gare de Lyon, Gare d’Austerlitz, Cité, Saint-Michel,Montparnasse, Bir-Hakeim, Saint-Augustin, Gare Saint-Lazare, Gare de l’Est, Gare du Nord, La Chapelle, et Jaurès.

Il s’agit, depuis 25 ans, de la 1ère rétrospective du grand photographe américain que fut Garry Winogrand (1928-1984).

Doté d’une personnalité exubérante et impétueuse, grand bavard, il émaillait ses projections et ses conférences de commentaires truculents et drôles. Des extraits d’une vidéo réalisée en 1977 permettent aux visiteurs de le voir à l’action...

Élève de Alexis Brodovitch, célèbre chroniqueur de l’Amérique de l’après-guerre, Winogrand est l’un des maîtres de la photographie de rue américaine, avec Walker Evans (dont il fut le fils spirituel pour son étude des passants dans le métro de New York), Robert Frank, Lee Friedlander ou William Klein, ou dans d’autres modes d’expression, de Norman Mailer ou Robert Rauschenberg. Chroniques d’une Amérique ballottée entre optimisme et bouleversements, narcissique, inquiète, et à la recherche compulsive de quelques fiertés.

"On pourrait dire que j’étudie la photographie, et c’est vrai ; mais, en réalité, j’étudie l’Amérique." G. W.

Park Avenue, New York, 1959. Collection National Gallery of Art, Washington, DC © The Estate of Garry Winogrand, courtesy Fraenkel Gallery, San Francisco. Prise dans le métro parisien

Ses photographies de New York et de la vie aux États-Unis depuis les années 1950 jusqu’au début de la décennie 1980 sont fameuses. Winogrand s’interrogeait : «  à quoi ressemblent les choses quand elles sont photographiées  ». Intéressante et vaste question !

Son sujet ? La rue. Véritable énigme, théâtre de tous les possibles et sujet toujours offert à faire image. Le sens viendra bien ensuite... Il photographie les hommes, les femmes, les groupes, les foules… Autant d’inconnus, autant d’anonymes. Comme le dit son galeriste Jeffrey Fraenkel, « la rue, c’était sa métaphore centrale. Là, il découvrait les moments théâtraux, aléatoires qui le passionnaient le plus et il réalisait les images qui restent au cœur de sa vision ».

Pour Winogrand, il ne s’agit pas tant de connaître les gens, en pénétrant dans leur intimité, ou de chercher à composer quelque chose qui ait un sens, mais plutôt de rester en surface, l’étranger, celui qui passe et qui voit, puis donne à voir...

Cet événement au Jeu de Paume, organisé par le SFMOMA et la National Gallery of Art de Washington, réunit les images les plus emblématiques de l’artiste et des tirages inédits puisés dans les archives, en grande partie inexplorées, de la fin de sa vie. L’ensemble couvre avec rigueur son parcours et la totalité de sa carrière.

"Parfois c’est comme si le monde entier était une scène pour laquelle j’ai acheté un ticket. G. W."

Aéroport international de Los Angeles, 1964. Garry Winogrand Archive, Center for Creative Photography, Université d’Arizona © The Estate of Garry Winogrand, courtesy Fraenkel Gallery, San Francisco. Prise dans le métro parisien

Bien que Winogrand soit considéré comme l’un des plus grands photographes du XXe siècle, l’étude de son influence sur la discipline n’a été qu’ébauchée. Extrêmement prolifique, il a souvent différé la sélection et le tirage de ses images.

À sa mort, il laissait 6 500 bobines (250 000 images environ) qu’il n’avait encore jamais vues et des planches-contacts des années antérieures, marquées mais jamais tirées. Ainsi la moitié des photographies de cette exposition n’ont jamais été montrées ni publiées à ce jour, et que plus de cent n’avaient encore jamais été tirées.

Pour Leo Rubinfien qui fut l’un des plus jeunes dans le cercle d’amis de l’artiste, « il n’existe en photographie aucun ensemble, de taille ou de qualité comparables, qui soit à ce point resté à l’état de friche  ».

«  Cette exposition est un premier pas vers une analyse d’ensemble du travail inachevé de Winogrand, et l’occasion de s’éloigner d’une présentation thématique au profit d’une approche plus libre, fidèle à l’esprit qui était au cœur de sa démarche, ce qui permet de renouveler le regard porté sur son œuvre, même de la part de ceux qui pensent le connaître.  »

L’exposition est divisée en trois parties. «  Descendu du Bronx  » présente des photographies prises en majorité à New York (1950-1971). «  C’est l’Amérique que j’étudie  » rassemble des travaux de la même époque mais réalisés en dehors de New York. «  Une fin incertaine  » porte sur sa période de maturité, de son départ de New York en 1971 jusqu’à sa mort en 1984, avec des images notamment du Texas, de Californie du Sud, de Chicago, Washington, et de Miami. Dans cette section, un petit nombre d’images ont été prises lors de ses retours à Manhattan, et expriment une tristesse, absente jusque-là de ses images.

Les commissaires de l’exposition sont Leo Rubinfien, Erin O’Toole et Sarah Greenough.
Elle a été conçue et organisée par le commissaire invité Leo Rubinfien, photographe et auteur, en collaboration avec Erin O’Toole, conservateur associé de la photographie au SFMOMA, et Sarah Greenough, conservatrice de la photographie à la National Gallery of Art.

Garry Winegrand. Du 14 octobre 2014 au 8 février 2015. Au Jeu de Paume, 1 place de la Concorde, 75008 Paris, Métro Concorde 10 ou 7,5 €, ouvert le mardi (nocturne) de 11 à 21h ; du mercredi au dimanche de 11 à 19h. Fermeture le mardi. 10 ou 7,50€.

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Vous retrouverez dans l’article 2014 à Paris : LES GRANDES EXPOSITIONS de A à Z les différentes expositions annoncées par leurs établissements et musées.

Frederic Leighton (1830–1896) Crenaia, the nymph of the dargle, ca. 1880 Huile sur toile 76.2x26.7 cm Colección Pérez Simón, Mexico © Arturo Piera, Musée Jacquemart-André 09/13-01/14

Dans CALENDRIER 2014 des grandes expositions à Paris, ces mêmes expositions sont classées par dates.

Nous nous efforçons de tenir ces articles à jour, et nous vous remercions des suggestions, précisions, ajouts et corrections que vous pourriez apporter à ces programmes.

Nous vous indiquons chaque semaine les nouveautés, les expositions qui fermeront bientôt leurs portes, et... nos préférences, car on ne se refait pas : LA SEMAINE des expositions, musées, et galeries : que faire à Paris du....

Enfin, contre l’actualité artistique qui chasse ce que l’on se croyait capable de retenir, les catalogues d’expositions peuvent avoir, quand ils sont faits avec exigence, un rôle certain à jouer.

Nous avons établi notre sélection, avec Paris 2014 : LES MEILLEURS CATALOGUES d’expositions de Paris.

Celui de cette exposition en fait partie.

Il est de plus Nominé au Prix CatalPa 2014 pour les catalogues d’expositions de Paris.

Nous vous proposons aussi une sélection d’expositions et de festivals dans les villes françaises suivantes :

Angoulême - Arles - Avignon - Bordeaux - Dijon - Grenoble - Ile-de-France - Lens - Lille - Lyon - Marseille - Metz - Montpellier - Nantes - Nice - Ornans - Rennes - Rodez - Rouen, Le Havre - Saint-Étienne - Strasbourg - Toulouse - Tours

Et bien sûr pour Paris :

Les Grandes Expositions 2015 à Paris de A à Z
Calendrier 2015 des grandes expositions à Paris
peuvent déjà être consultés sur Évous.fr... et complétés, si vous disposez de plus d’informations que nous !

Et juste quelques expositions 2014 pour Bruxelles et Londres, Genève, Bâle, Amsterdam...

André Balbo

sources : Visite, musée du Jeu de Paumer