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Jean-Paul Goude

Dernière mise à jour : lundi 6 mai 2019, par Expositions

Présentation de l’artiste

Voir Présentations d’Artistes de A à Z

Jean-Paul Goude, vous connaissez ? Vous aimez la photo, et/ou la pub, l’image, la peinture, le rythme, la danse, l’Afrique, la mode, les femmes, l’humour... et le bonheur ? Vous aimerez Jean-Paul Goude.

Je me souviens d’un spectacle dont Philippe Découflé avait fait la chorégraphie, au Théâtre de la Ville. Les pieds de ses danseurs étaient lestés de larges couvercles circulaires de poubelles. Inoubliable. Et tout à fait dans l’esprit de ce que recherchait Jean-Paul Goude : surprise, rythme, images fortes et décalées...

Jean-Paul Goude, avec Grace Jones, ou Laetitia Casta notamment, mais pas seulement, réinvente le maniérisme.

Grace Jones, v magazine, Janvier 2008

Il est capable d’être de tous les traitements. Il use de tous les arts pour sculpter, pour ses clients, mais aussi pour nous qui ne sommes souvent que des spectateurs "retenus, scotchés et éblouis", des personnages frétillants, apporteurs d’humour, de poésie et de beauté.

Jean-Paul Goude est l’un des plus brillants « faiseurs d’images » de la création contemporaine. Artiste-précurseur, manipulateur d’images, tour à tour illustrateur, directeur artistique, photographe, réalisateur, Jean-Paul Goude travaille aussi bien pour la presse, la musique, la danse, que la publicité.

Ce créateur a su avant tout inventer un style, un univers, et peut-être même une mythologie personnelle, qu’il obtient en allongeant, coupant, gommant, étirant, démultipliant des réalités améliorables, ou tout au moins capables de se prêter à une recréation.

Certainement de la poésie et du rythme sont entrés avec lui dans l’univers de la mode, de l’événement, et de la publicité. Et peut-être plus encore…

Présentation de l’exposition aux Arts décoratifs

Parce que Jean-Paul Goude a souvent eu une relation de Pygmalion avec ses modèles et ses muses, Edgar Morin inventa le néologisme de « Goudemalion » qui nomme la rétrospective.

« Le Pygmalion légendaire était un roi de Chypre qui sculpta une statue à laquelle Aphrodite donna vie, puis épousa cette créature. Goudemalion, lui, sculpte une statue à partir de la femme qu’il épouse. Mais il n’en fait pas une statue de pierre, il en fait plus qu’une statue de chair douée d’âme, il en fait un être mythique où se transfigure la substance vivante, sans cesser d’être vivante, en créature de rêve et de légende. Ainsi Goude transforme et transfigure ses fantasmes, qui tournent autour du même trou noir de la Beauté féminine : il les transfigure en mythe ».

Bon. Personnellement, j’ai connu de meilleurs crus d’Edgar Morin... Mais l’on voit bien tout de même l’idée en filigrane, même si le néologisme ne transmet rien de la vitalité, de l’humour, de la légèreté, du sens esthétique, du rythme du personnage. Désolé Edgar. Peut-être une autre fois...

Le musée des Arts Décoratifs présentait la première exposition de Jean-Paul Goude à Paris, à la fois rétrospective et créative de son œuvre à travers tous les champs d’intervention, de la mode à la photo, de la publicité au spectacle vivant : 40 années d’un parcours rythmé d’espaces intimes et de séquences plus théâtrales, à l’image de ce qu’a pu être, en juillet 1989, le défilé du Bicentenaire de la Révolution française, et dont les petites pierres blanches s’appelaient ici dessins, objets, images photographiées ou filmées.

L’énorme locomotive qui ouvrait le défilé de 1989 sur les Champs-Élysées, occupait massivement le centre de la Nef, encadrée d’une galerie de portraits photographiques des différents groupes ethniques qui le composaient. Elle était aussi longée de deux rangées de moniteurs qui dévoilaient une histoire des créations que l’on pouvait donc suivre en se déplaçant.

Mais Jean-Paul Goude a été le créateur de tant d’autres choses, si fortement personnalisées et si durablement gravées dans nos mémoires et dans notre imaginaire.

Dans les pièces du musée, les alcôves de la rue de Rivoli, vous pouviez voir six installations de ses créations, dont la plupart d’entre nous se souviennent :
- Toukie,
- les Galeries Lafayette,
- Grace Jones,
- les ektas découpés de Kodak (mes préférées),
- le mobilier-néon
- et Chanel.

Dans ces pièces, dans une semi-obscurité choisie, étaient délivrés des messages et toute une noria d’images qui nous appartiennent dorénavant.

Carolina, photo peinte, New york, 1976.

Le "Vestige d’une romance enfouie", de 1986, grain de peau, grains de sable, corps déjà stylisé d’une femme poupée noire démembrée et perdue, créait déjà un premier roman-fleuve... Était-ce la main du Blanc qui était gigantesque, ou la femme noire, minuscule ?

Histoire suivante ? Sur chacune des 4 cloisons, par 3 ou 5 écrans où se mouvaient des voyageurs, passait en continuité et avec fracas... un métro. Notre quotidien, enfermant, en sortir... Réalisation parfaite !

Puis d’autres images, des corrections morphologiques, des automates, ou des humains, corps perfectibles, terrestres extras ! Un univers servi chaud !

Goudemalion. Jean-Paul Goude, une rétrospective. Au musée des Arts décoratifs. Dans la Nef. C’était jusqu’au 18 mars 2012.


***

Vous retrouvez comme chaque année dans LES GRANDES EXPOSITIONS 2016 à Paris de A à Z les différentes expositions annoncées par leurs établissements et musées.

Frederic Leighton (1830–1896) Crenaia, the nymph of the dargle, ca. 1880 Huile sur toile 76.2x26.7 cm Colección Pérez Simón, Mexico © Arturo Piera, Musée Jacquemart-André 09/13-01/14

Dans CALENDRIER 2016 des grandes expositions à Paris ces mêmes expositions sont classées par dates.

Dans la série Toutes les expositions 2016 dans les plus grands musées de Paris... lire également :
Au musée du Louvre, au Centre Pompidou, au Grand Palais, au musée d’Orsay, au musée d’Art moderne de la Ville de Paris, au Jeu de Paume, au Palais de Tokyo, à la Bibliothèque nationale de France, au musée du Quai Branly, au musée des Arts décoratifs, à la Fondation Cartier pour l’art contemporain.

Nous nous efforçons de tenir ces articles à jour, et nous vous remercions des suggestions, précisions, ajouts et corrections que vous pourriez être amenés à apporter à ces programmes.

Nous vous indiquons chaque semaine les nouveautés, les expositions qui fermeront bientôt leurs portes, et... nos préférences, car on ne se refait pas : Paris Expos Hebdo : Nouveautés, Conseils, Derniers Jours.

Contre l’actualité artistique qui chasse ce que l’on se croyait capable de retenir, les catalogues d’expositions peuvent avoir, quand ils sont faits avec exigence, un rôle certain à jouer. Nous établissons, au fur et à mesure de leur publication, notre sélection des catalogues d’expositions 2016 de Paris, comme nous l’avons fait les années précédentes : 2015, 2014, 2013, 2012.

Vous pouvez consulter quelques dizaines de présentations d’artistes, classées de A à Z.

Nous vous proposons aussi une sélection de musées et d’expositions dans les villes françaises suivantes, que nous nous efforçons de tenir assez régulièrement à jour :
Angoulême - Arles - Avignon - Bordeaux - Dijon - Grenoble - Ile-de-France - Lens - Lille - Lyon - Marseille - Metz - Montpellier - Nantes - Nice - Ornans - Rennes - Rodez - Rouen, Le Havre - Saint-Étienne - Strasbourg - Toulouse - Tours

Et juste des musées et expositions temporaires pour quelques villes étrangères : Amsterdam, Berlin, Bâle, Bruxelles, Genève, Londres, Madrid, Milan, et Venise.

André Balbo

sources : Visite, musée des Arts décoratifs, Edgar Morin

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